Une petite Mad Note pour répondre à un tagging d'une amie.

Tagging ? C'est le même principe que les chaînes par mail : Vous écrivez votre blabla, et vous tagguez d'autres bloggeurs en les mentionnant à la fin de votre blabla. De cette manière, le relais est passé, car à leur tour, ils doivent écrire un blabla et tagguer d'autres bloggeurs. Et c'est comme ça que toute la blogosphère se retrouve polluée de messages débiles. Mais, point positif, cela permet aussi de générer et souder une communauté de bloggeurs qui montre ainsi sa convivialité. On appelle ça le tagging.

Donc, le tag du jour est de répondre à la question suivante : énoncer 7 vérités sur vous.
Autant prévenir tout de suite, je vais répondre à ma manière...

Accrochez-vous, c'est parti !

1) J'aime beaucoup jouer aux échecs, mais j'ai développé une propension certaine à perdre les parties jouées contre mon ordinateur. Alors quand le jeu plante alors que j'allais gagner, soit je hurle et les voisins rappliquent, soit je me défoule en pratiquant une activité physique. Ca explique en partie mon zèle à la course à pied.

2) J'adore lire des bouquins d'héroïc fantasy. Dans ces livres, les personnages sont toujours en proie à une quête qui les dépasse, et ils doivent se donner corps et âme pour parvenir à son terme. Bien souvent, parmi les nombreux efforts qu'ils doivent fournir, ils marchent des heures et des heures durant plusieurs jours. Retrouver les sensations d'effort de ces personnages explique en partie mon zèle à la course à pied.

3) Je suis fasciné par le temps qui passe. En quelques minutes une fleur fane, en quelques années un humain fane, etc. Aujourd'hui, les humains sont plus que jamais conscients de ce temps qui s'échappe et tout le monde court partout à la recherche du temps perdu. Moi aussi, et ceci explique en partie mon zèle à la course à pied.

4) Je suis frustré des limites qui nous sont imposées. Limités nous sommes, par des choses absurdes et futiles comme le simple pouvoir de l'argent qui fait qu'on ne pourra pas prendre un tgv aux tarifs prohibitifs ou qu'on sera contraints de manger moins sain pour payer moins cher. Limité nous sommes, par des lois injustes et injustifiables comme la loi DADVSI. Et enfin limité nous sommes, par la nature elle-même, qui empêche les humains de s'envoler, de vivre 300 ans, ou d'être un peu moins cons. Outrepasser les limites de la nature explique en partie mon zèle à la course à pied.

5) Je trouve que la réalité est parfois tout à la fois trop complexe et trop nauséabonde pour y rester si longtemps. Alors pour m'en échapper, je rêve. Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, la course de fond, ce n'est pas toujours un type qui a les yeux rivés sur son chrono. Il est tout à fait possible, lors d'un entraînement, de relâcher son attention, la course étant tout à fait propice au rêve. Rêver explique en partie mon zèle à la course à pied.

6) J'ai souvent l'impression que mon voisin de droite est un clone de mon voisin de gauche, que tous ces gens que je croise dans la rue sont des jumeaux, que la foule n'est qu'une masse d'individus tous identiques. Je refuse de m'identifier à un de ces numéros ambulants. J'ai besoin d'avoir une existence propre. J'ai besoin d'être unique, d'être différent. Et pour cela, j'ai besoin de me démarquer, et d'accomplir des choses parfois étranges, comme par exemple d'être un Mad Runner. Cela explique en partie mon zèle à la course à pied.

7) Je pense que c'est une bonne chose de voir la vie comme un jeu, avec son lot de hauts et de bas, mais le tout avec du recul, et surtout, avec du fun. Vous ne travaillez pas, vous vous amusez à travailler. Vous ne vivez pas, vous jouer à vivre. Une simple nuance qui peut agréablement alléger l'existence. Du coup lorsque je cours, je ne le fait jamais avec grand sérieux, et je trouve ça très drôle de me fixer des défis tous aussi débiles les uns que les autres (je concocte en ce moment une belle petite série de défis burlesques...). Ceci explique en partie mon zèle à la course à pied.

Faites comme moi. Relevez le défi. Devenez un Mad Runner.