27 août 2007
Défi 05 - Hydratation maximale (2)
Hem hem...
Oui, bon, c'était peut-être pas la meilleure idée de l'année, mais au moins, j'ai expérimenté.
Déjà boire 2 litres et demi, c'est un challenge. Essayez chez vous, vous verrez. En fait, ça doit demander un peu d'entraînement, je pense, pour que l'estomac soit suffisamment élargi. Enfin quoiqu'il en soit, après avoir bu tout ça, j'avais surtout pas envie de me lever (ni de me coucher d'ailleurs), mais juste de rester assis, à attendre que ça passe tranquillement.
Mais, défi oblige, j'ai chaussé mes baskets, et je suis sorti sous le soleil, à petites foulées.
Dès les premières enjambées, on entend le floc floc dans le bide, un peu comme un clapoti contre une barque en mer, mais en plus douloureux. Hé oui, car l'estomac n'apprécie guère d'être autant chahuté, et il le fait savoir. D'ailleurs, je suis rapidement devenu nauséeux, me demandant si je devais continuer ou pas. Et puis bon, forcément, j'ai poursuivi la course...
L'idée était que le corps a vraiment besoin de flotte, et donc très vite, l'estomac allait être délesté de tout ce foutu liquide. Et c'est pas faux : j'ai pu le vérifier. Plus je courais, mieux je me sentais. J'ai même commencé à avoir une bonne envie de pisser, les reins devant fonctionner à plein régime. Bref, ça allait en s'améliorant, puisque j'écoulais le stock. Sauf que... j'avais encore 1 litre à boire en courant...
L'air de rien, ce litre était le litre de trop. Il aurait été tip top si je n'avais pas bu déjà avant, mais là, de reboire encore, finalement, ça préservait cet état nauséeux que j'avais depuis le début.

Bref, j'ai quand même terminé avec succès ce défi, mais je n'y ai pris absolument aucun plaisir.
De là à conclure que "Boire ou courir, il faut choisir", c'est aller trop vite en besogne !
Non, ce qu'il faut, c'est boire un demi litre avant de partir, et puis prévoir environ 1 litre par heure de course ensuite. Et là, tout se passe bien, le corps est hydraté, mais l'estomac, les reins et la vessie sont préservés !
26 août 2007
Défi 05 - Hydratation maximale (1)
On ne le répétera jamais assez, une bonne hydratation du corps est primordiale pour le coureur.
Le CNRS explique que "l’eau est le principal
constituant du corps humain. La quantité moyenne d’eau contenue dans un
organisme adulte est de 65 %, ce qui correspond à environ 45 litres
d’eau pour une personne de 70 kilogrammes."*
Les sites web spécialisés rabâchent à l'envie leur conseils sur le besoin corporel en eau et expliquent que "L’hydratation lors d’une course est d’une importance capitale tant du
point de vue de la performance que de la prévention des blessures."*
Tout cela est d'autant plus vrai que nous sommes en plein été, et que le thermomètre indique 32° à Paris...
J'ai donc décidé de souligner ce besoin essentiel de s'hydrater avant et pendant la course, avec ce nouveau défi, un peu militant, un peu expérimental, et bien entendu complètement absurde.
Objectifs : Boire 2,5 L avant, et 1 L pendant la course (d'une heure).
Je l'ai dit : c'est important de boire suffisamment !
05 août 2007
Défi 04 - 60 minutes sous les étoiles (2)
Et voilà ! Un défi de plus à mon palmarès :)
J'en reviens tout juste, et je peux vous dire que c'est une sacrée expérience...
Tout commence avec l'équipement. Plus ça vient, plus j'ai l'impression de partir au combat. Ca devient presque un rituel. D'abord le short et le T-shirt, en coton parce que les autres matières qui sont censées être plus pro ne m'ont pas vraiment convaincues. Ensuite, comme c'est la nuit, gilet sans manches en polaire : ça garde au chaud avec le haut col, mais ça laisse libre des mouvements. Ensuite je place mon podomètre à ma ceinture (qui n'a toujours pas de nom). Je chausse mes super chaussures (il faudra que je vous en parle, c'est une nouvelle acquisition). Et enfin, juste avant de m'enfoncer dans les ténèbres, je mets Galad, ma lampe frontale, autour de ma tête.
Je suis donc parti, avec tout ce bazar sur moi, me dirigeant vers la forêt la plus proche (le Bois de Vincennes). Il ne me faut qu'une dizaine de minutes pour atteindre les premiers arbres, mais c'est assez pour avoir le temps de croiser quelques personnes (car je sais pas chez vous, mais à Paris, y' a des gens dans la rue pratiquement toute la nuit). Et ce qu'il y a de marrant, c'est qu'ils se retournent tous en disant des trucs du style "Quel courage !" ou "Il est complètement dingue" ou même, ils ne disent rien, mais leur regard ébahis vous suffit pour comprendre que vous êtes estimé comme le barjo nocturne n°1. Et ça, les amis, ça n'a pas de prix.
Mais tout cela n'a qu'un temps. Rapidement, on arrive bel et bien dans la forêt. La lumière de la ville s'éloigne de même que le brouhaha des voitures qui passent au loin. A ce moment, on a beau connaître parfaitement le chemin, on se dit que c'est quand même bien bizarre la nuit. La perception visuelle est totalement faussée. Comme on ne voit que dans le faisceau lumineux de la lampe frontale, c'est impossible de voir au-delà de 30 mètres, et de même, on ne voit rien autour de soi. De temps en temps, le hululement du hiboux résonne au loin, et on prend conscience qu'on est seul. Complètement seul.
A un moment, je n'ai pas résisté à l'envie d'éteindre Galad. Là, c'est aussi une bonne expérience. Selon l'endroit où l'on est on distingue des masses informes au sol, et puis la silhouette des arbres qui se découpe nettement sur les cieux étoilés. Génial. Dans cette obscurité, que j'aurai cru totale, on finit en fait par distinguer certaines choses : mes chaussures, qui semblent briller étrangement, le chemin blanc qui s'éloigne vers l'horizon... Lorsque toute lumière est éteinte, on voit donc quand même. Bon, s'il y a des trous dans le chemin, ou un lapin dans un buisson, c'est clair qu'ils passeront totalement inaperçus. Et c'est justement pour ça que j'ai rallumé Galad, qui est quand même rassurante.

Au bout d'une demi-heure, je n'avais pas senti le froid arriver, mais mon souffle partait en vapeur, signe d'une chute sensible de la température ambiante. Avec ces bouleversements visuels, j'ai plus ou moins perdu mon souffle (bon, y a aussi le manque d'entraînement en cause, hein). Alors je suis revenu sur des chemins maintes fois parcourus (parce que j'en étais un peu parti), saluant au passage une magnifique lune rousse.
Une fois revenu chez moi, j'avais mal à la tête (j'attribue ça à Galad qui devait me serrer un peu trop + la fatigue) et aussi à l'estomac (je pense que c'est le fait d'avoir dîné peu de temps avant d'aller courir qui m'a fait ça). Mais maintenant, après quelques étirements et une bonne douche, je me sens déjà mieux.
Franchement, courir la nuit, c'est une expérience que je vous conseille de vivre au moins une fois.
Avez-vous déjà tenté ?
03 août 2007
Défi 04 - 60 minutes sous les étoiles (1)
C'est parti pour un nouveau défi !
Qu'y a-t-il de plus beau et de plus agréable qu'une nuit d'été... pour courir ?
Objectifs : Courir 60 minutes la nuit.
Oh, et bien sûr, pas en ville. Ca serait trop facile. Non, en pleine nature, là où la civilisation n'a pas encore planté ses lampadaires et ses enseignes lumineuses. Je suis curieux de voir ce que ça donne.
Bon, ne vous inquiétez pas, même si je serai sûrement le seul dingue à courir la nuit dans un bois demain soir, je ne serais pas plongé dans le noir total. Rappelez-vous, j'aurai avec moi Galad qui repousse les ténèbres à mesure que j'avance...
