Tous les franciliens ont entendu parler du Vélib', le système parisien de location de vélos mis en place depuis un peu plus de 2 mois. L'idée semble à priori séduisante, puisqu'avec 15 000 vélos répartis sur un millier de stations, ce dispositif (qui a des précédents à Lyon, à Villeurbanne, à Aix, etc.) permet d'éviter aux parisiens d'emprunter leur voiture 100 fois plus polluante qu'un vélo, et d'ainsi pouvoir profiter pleinement de notre été indien (ou chinois, je suis pas raciste). Seulement, Vélib' n'est pas aussi génial qu'il en a l'air. Pire, ce serait même un traître de la pire espèce...


    Je vous raconterai bien les (très) nombreux dysfonctionnements rencontrés par les usagers, tels que les plantages des bornes sous Micro$oft Window$ version écran bleu, ou encore comment un décalage horaire entre les bornes peut facilement faire payer injustement un usager (qui a dit que le Vélib' ne tourne pas rond ?), mais un article de Wikipédia le fait très bien.
    Je vous parlerai bien de mes (rares) escapades en Vélib' ou mon infaillible sens de l'orientation m'a conduit dans la direction opposée à celle que je souhaitais emprunter, le tout dans d'agréables effluves de gaz d'échappements et avec un vent glacial qui a fait de ma gorge une chatière des plus plaisantes, mais ce ne serait que des anecdotes personnelles, et je veux vous parler du Vélib' en général. Celui avec lequel les flics t'arrêtent quand tu roules sur un trottoir, supprimant des points de ton permis de conduire... voiture ! (C'est un peu comme si t'arrêtais la course à pied parce que t'as mal au doigt).

    Et bien donc, le Canard Enchaîné (dont le slogan est « La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas »), dans son édition du 19 septembre, dénonce l'un des fléaux qu'entraîne le Vélib' (en plus de ceux déjà susmentionnés et de ce que j'ai omis) : la pollution ! Si ça vous paraît absurde, bravo, vous avez réussi avec succès le test du conditionnement de la Ville de Paris et de la propagande de Decaux. Lisez vous-même cet extrait...

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(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

    Bon, de toute façon, depuis le début, je peux pas blairer le vélo (une vieille rancœur contre un de ces engins qui a perdu les pédales dans tous les sens du terme, m'abandonnant au milieu de nulle part (enfin si, dans la Meuse, mais c'est presque nulle part)).
Enfin, si vous êtes passé de la voiture au vélo, vous pouvez devenir encore moins feignasse et vous convertir à... la course à pied !