Mad Runner

Toute course est une aventure. Et ces aventures sont autant de défis. Relevons-les.

31 octobre 2007

Quoi de neuf au japon ?

Une p'tite vidéo qui montre que les Japonnais savent toujours autant se marrer, même en courant...

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25 octobre 2007

Défi 08 - Semi-marathon de Reims (4)

Pas de panique, le RATJ 2007 (Reims A Toutes Jambes) est bien terminé, mais j'ai décidé de poster un dernier message à ce sujet.

En fait, je suis maintenant dans une semaine de récupération de ce semi-marathon. Mais bon, hier, ça me chatouillait les cuisses, et j'avais quand même vraiment envie de courir. Alors ni une ni deux, j'ai fait une petite sortie tranquille dans les frimas de l'hiver. Force est de constater que mon pied droit n'était pas très heureux de cette liberté que j'avais prise avec la sacro-sainte semaine de récup. Et maintenant, j'ai mal au pied. C'est parfaitement stupide (c'est ce que je répète à mon pied), d'autant que c'est la même douleur qu'une ampoule, vous voyez, mais sans ampoule apparente.
Bref, j'ai compris, je range Charybde et Scylla, et j'attends encore quelques jours...

Et, le temps passant, je repense à cette course effrénée dans la capitale du Champagne, et j'ai de drôles de souvenirs qui me reviennent subitement.
Par exemple, lorsque l'on courait, on a croisé les personnes qui faisaient l'épreuve du 10km, qui courraient donc dans le sens inverse. En tant que coureur sur semi-marathon, j'étais un peu narquois en les voyant souffrir sur cette "petite" distance. Mais enfin, le running c'est très fair-play, très convivial, et on a été plusieurs à encourager les derniers du 10km, qui gallèraient pour pousser un pied devant l'autre, soufflant et gémissant. De les voir ainsi, on se sent tout de suite ragaillardis, on se dit que, quand même, on a la classe de courir le double de leur distance.
Puis, un peu plus tard, au détour d'un virage, arriva un groupe d'une dizaine de Kenyans. Deux fois plus rapide que je ne le serai jamais, ils volaient sur le bitume. Ces mecs là rigolent pas. Mais le pire, c'est qu'ils couraient un marathon, soit une course deux fois plus longue que celle à laquelle je participais. A cet instant, je me suis rappelé tous ces pauvres gens qui souffraient sur le 10km. Les rôles étaient maintenant inversés avec ces marathoniens : c'est moi qui peinais !

Et la course se poursuivit, avec les aléas que j'ai évoqué dans mon précédent message, jusqu'aux derniers virages et à la dernière montée, rendue infernale par les 20km que j'avais dans les jambes. A ce moment, je me suis découvert des ressources insoupçonnées, et j'ai vraiment accéléré. Je me suis retrouvé à courir à peine plus vite qu'une femme qui semblait au bord de l'épuisement, et que je ne parvenais pas à dépasser. Elle donnait vraiment tout ce qui lui restait, et elle gémissait à chaque foulée. Ceux qui ont déjà fait une longue course épuisante me comprendront : ces gémissements étaient un peu liés à la douleur, peut-être, mais surtout à quelques difficultés respiratoires de fin de course et à la fatigue. Et en l'entendant peiner comme ça, je me suis rendu compte que j'émettais une plainte un peu similaire. On aurait pu faire un concert de lamentations. Toutefois, sur le moment, ça m'a un peu évoqué un acte sexuel. J'étais un peu gêné et j'avais aussi envie d'éclater de rire.
Et puis bon, faut pas déconner, le tapis rouge est arrivé, j'ai pété un plomb, je me suis mis à sprinter en hurlant et j'ai tout oublié de cette histoire jusqu'à hier. Mais c'est une réminiscence rigolote qui m'a fait sourire. La prochaine fois que je fais un semi (et ça pourrait arriver plus vite qu'on ne le pense), je serai attentif à la respiration des autres concurrents.

Voilà pour les anecdotes du jour. Et comme je veux préserver mon pied tout en faisant quand même un peu de sport, je vais aller à la piscine. Vous faites quoi, vous, pendant votre semaine de récup ?

piscine
(Flitch Flatch Flotch dans la pistoche. Ah non, c'est vrai, si je vais à la piscine c'est pour justement ne pas courir...)

Posté par Sia_ à 17:38 - Défi Officiel - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 octobre 2007

Défi 08 - Semi-marathon de Reims (3)

Le coup de feu annonçant le départ retentit entre les percussions tonitruantes d’une association rémoise. Doucement, la foule des 2500 semi-marathoniens s’ébranle. Je bois une dernière gorgée d’une boisson isotonique, et je respire l’air glacial que mon bref échauffement n’a pas réussit à réchauffer.

ratj_3

Je commence lentement à courir, exhibant mon dossard sur un T-Shirt du semi marathon de Nancy (esprit de contradiction oblige), vérifiant que la puce est bien accrochée mes lacets, et guettant le chrono. Ca y’est : je viens de passer la ligne de départ.

ratj_4

(Départ dans une légère confusion - cliquez pour agrandir)

Sur les 3 premiers kilomètres, impossible d’atteindre vraiment ma vitesse de croisière : il faut que je slalome pour me frayer un chemin. Mais je me réchauffe, et doucement, je prends mon rythme. Lorsque le kilomètre 5 est signalé, je me rends compte que le compteur indique déjà 24 minutes. J’ai été trop lent. Si je continue sur ce rythme, je ne pourrai pas atteindre mon objectif d’1h30. J’accélère.

Rapidement, le 10ème kilomètre arrive. Les ravitos sont très corrects (tous les 5 km, flotte, cartiers d’orange, sucres en morceau), et on a même droit à des stands épongeages (quel luxe !). Le chrono indique maintenant 45 minutes. J’ai bien rattrapé mon retard. Alors que jusqu’à maintenant, je n’avais jamais réellement cru possible mon objectif, je commence à y croire. 1h30, c’est devenu possible.

ratj_2
(cliquez pour agrandir)

Je cours maintenant dans la foulée d’un concurrent qui va très vite. Porté par mon optimisme, j’avance vite. Depuis le début de la course, je ne fais que doubler sans cesse. Bien qu’encore hésitant, j’ai un gros moral. Le 15ème kilomètre est déjà là !

Soudain, j’ai un coup de barre, une grosse fatigue. J’ai l’impression que je fais une mini crise d’hypoglycémie : j’ai la tête qui tourne un peu, et je ne sens plus mes jambes. Je ralentis mon allure et me laisse distancer par le coureur que je (pour)suivais. Je ne vois même pas le compteur. Je ne dépasse plus les autres, ce sont les autres qui me dépassent. Je ne joue plus à courir, je subis la course.

Après 5 kilomètres interminables à une lenteur désastreuse, j’arrive au dernier kilomètre. Le public est au rendez-vous, il y a de l’ambiance. Mais un rapide coup d’œil au chrono me fait comprendre que j’ai échoué mon objectif : il me reste 3 minutes pour réussir, et au vu de la montée qui se profile et de mon état physique, c’est impossible pour moi. Mais je ne renonce pas. Je me ressaisis. Je peux au moins battre mon propre record. Je suis à nouveau dans la course.

La toute dernière ligne droite est là. A peine 30 mètres sur un tapis rouge. Je hurle ma rage de vaincre en sprintant. Tout le monde est surpris. Les autres parce que je crie comme un damné, et moi parce que je trouve l’énergie pour sprinter. Il y a même une lutte au coude à coude à l’arrivée, et je franchis la ligne au bord de l’épuisement.

finish

(photo du finish où, bien que caché (en blanc), je hurle. Cliquez pour agrandir)

Je n’ai pas atteint mon objectif, mais j’ai battu mon record, l’honneur est sauf. Quoiqu’il en soit, je n’ai pas dit mon dernier mot. La prochaine fois, je ferai moins d’1h30. C’est possible, et j’y crois.

Temps officiel : 1:34:17
Temps couru : 1:32:53

Classement général : 567ème
Classement catégorie (SH) : 275ème

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19 octobre 2007

Défi 08 - Semi-marathon de Reims (2)

Bientôt le grand jour !
Je vais m'acclimater en allant à Reims dès ce soir. Ca me permettra également de faire un peu de repérage et de visiter un peu la ville.

reims_cathedrale

Le parcours est une boucle sans énormément de dénivelé (c'est d'ailleurs l'intérêt des boucles). Notez toutefois que ça se termine par une vieille montée sur les 3 km les plus difficiles.

reims_denivele

Il y a de nombreuses lignes droites dans le parcours, et, personnellement, les longues trajectoires ont tendance à me motiver (puisqu'on voit vraiment où on se dirige). Cependant, certains coureurs des précédentes éditions critiquent ces grandes lignes droites, où parait-il, le vent rend la course bien plus ardue.

Quoiqu'il en soit, je transmettrai ici tous les résultats dès que je les aurai.
Rappel :
Objectif : 1h30
Précédent record de l'épreuve : 1h44

Posté par Sia_ à 14:29 - Défi Officiel - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 octobre 2007

Défi 08 - Semi-marathon de Reims (1)

Je mangeais des épinards spongieux à la sauce épicée quand une idée vint violemment me percuter.
"Saperlipopette, m'écriais-je en préambule, ça fait longtemps que je n'ai rien fait de bien sérieux en course à pied !"
Un rapide calcul me permis de mesurer l'étendue du désastre : 4 mois s'étaient écoulés depuis la dernière vraie authentique réelle course.
Comme souvent dans ce genre de situation, je décidai alors de prendre le taureau en main et les choses par les cornes.

Un rapide surf sur des sites spécialisés m'appris qu'il y avait toujours autant de dingues qui courraient en France, de la manière la plus follement sérieuse qui soit. Y a toujours Pierre qui se vante de faire 10 bornes en 43 minutes, Charles88 qui recompte sa VMA, et SuPeR_RoXx_ qui s'est pété un genou ou une cheville. Ils sont là depuis 5 mois à parler toujours des mêmes choses, et ça tombe bien. 3 posts et 2 edit plus tard, j'ai retrouvé, grâce à eux, la course que j'avais remarqué il y a quelques mois.
Je m'inscris en ligne et j'attends le jour J...

Le temps a passé, ça fait maintenant 5 mois que j'ai toujours rien fait de sérieux, mais la course approche, elle est là qui renifle les derniers inscrits. La course, c'est le Semi-Marathon de Reims, et c'est dimanche 21 octobre 2007, là, juste à la fin de la semaine.

Je sais déjà que mon dossard sera le 6447. Je sais que le départ aura lieu à 10h05. Et maintenant, je sais également quels seront mes objectifs...

Objectifs : Semi-Marathon de Reims en 1h30

Les statistiques donnant un aspect sérieux à la progression du Koala nain en Nouvelle-Zélande, à l'audience de RTL9, ou à la course à pied, sachez donc aussi que :
ma foulée est, aux dernières mesures, de 124 cm ;
je ne suis arrivé que 522ème/1021 au Semi de Nancy 2007 ;
ma vitesse était alors de 12,11km/h en moyenne ;
les Koalas nains sont seulement 3% à manger de la soupe.

ratj

Cette course vient à point pour expérimenter la détermination spartiate qui sera mienne.
"C'est ici que nous les arrêterons. C'est ici que nous combattrons. C'est ici qu'ils mourront. (Sauf si j'ai un point de côté)"

Posté par Sia_ à 01:26 - Défi Officiel - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2007

Epique, épique, et colle et gramme

C'était il y a longtemps, très longtemps. Xerxès le Grand Roi des Perses était furax et il attaquait la Grèce, une des rares nations encore insoumise dans le secteur. Malgré leur infériorité numérique, les Grecs parvinrent contre toute attente à défaire les Perses.

Quelques années plus tard, Hérodote écrivit sa fameuse "Enquête", y évoqua notamment la bataille des Thermopyles et raconta comment 300 Spartiates tinrent tête à 5 millions de Perses. Le bougre exagérait déjà sans doute beaucoup, mais deux millénaires et demi plus tard, un doux dingue décida de pousser le bouchon encore plus loin. Frank Miller scénarisa un roman graphique qui relatait la dite bataille et permit son adaptation au cinéma une décennie plus tard.

Et c'est comme ça que je me retrouve à critiquer le récemment sorti DVD de "300", le film (basé sur des faits réels comme on dit au cinématographe), qui narre donc l'épopée épique de ces Spartiates.

300

A la sortie du film, on a entendu pas mal de voix s'élever pour critiquer le film et les abdos surréalistes du roi, des voix qui disaient que c'était un film néo-nazi qui prônait l'homophobie, la sélection même pas naturelle, les OGM et la venue de l'anté-Christ, que le film était un parallèle propagandiste en faveur d'une guerre US contre Moyen-Orient, et puis quelques personnes qui ont ajouté que c'était kitch, c'était too much et sans respect ni pour l'Histoire ni pour les lapins crétins.
A force de potasser les critiques ultra négatives du film (pour savoir si je devais m'attendre à un cinglant retour de flamme de la part de commentateurs mécontents), j'ai fini par douter un peu de mon impression positive initiale.

Alors bon, je ne sais pas quelle est l'idéologie que cache ce film (à mon avis il n'y en a aucune, ça relève de la paranoïa et de la théorie du complot que de croire à un amalgame avec le nazisme ou avec un conflit actuel), mais j'ai décidé de garder ce que j'y ai apprécié.

Slips et cape rouge, muscles exacerbés, ce sont des Spartiates génétiquement modifiés. Ces héros sont des super héros, et ils en ont les attributs. Quand je regarde 300, j'oublie l'histoire, la vraie, celle que j'ai étudié, et je me plonge dans une légende, un conte, un imaginaire. Ici, l'histoire réelle, on s'en fout royal, on est dans l'excès, dans l'absolu.
Est-ce que les couleurs des décors sont réalistes ? Absolument pas. Et pourtant, parbleu, que c'est beau ! Et bien c'est la même chose scénaristiquement : sans concession, la bataille des Thermopyles n'est plus qu'un prétexte à la gloire des héros, et c'est pas plus mal comme ça.

Pour en revenir à la direction artistique, les nombreux ralentis qui ont subi les foudres des critiques sont à mon avis plutôt louables au contraire, car ils permettent de créer des tableaux au cadrage calculé, et sont d'une certaine façon une transition entre l'image fixe du roman graphique et l'animation plus rapide d'un film "classique". Ces ralentis accentuent souvent également certains mouvements des protagonistes, et je trouve que ce genre de distorsion temporelle n'est pas mal venue.

Quoiqu'il en soit, on a quand même envie d'aller casser du Perse, de hurler comme un fou sans raison, et d'entendre le tonnerre claquer à chaque fois qu'on pose notre lance au sol. Mais plus que cela, on a envie aussi, d'avoir cette résolution inébranlable du super Spartiate qui combat jusqu'à la mort avec une résignation sans faille.
C'est comme le fait de ne montrer aucune émotion, de rester impassible en toute circonstance. C'est pas forcément malin (les personnages s'en rendent compte quand la mort les frappe, eux ou leurs proches), mais ça donne une certaine classe tout de même. James Bond fait pareil, ça fonctionne très bien.

Si on montrait autant de détermination et de ferveur pour nos luttes quotidiennes (ou juste en courant le semi-marathon (exemple au hasard)), on atteindrait certainement plus vite nos objectifs.

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14 octobre 2007

Défi 07 - La littérature pas à pas

D'aucuns se souviennent peut-être qu'il m'est arrivé de parler de littérature ici-même. J'y évoquais "Les amours de Diane" et "les trophées". Toutefois, Dieu merci, la culture littéraire ne s'arrête pas à la poésie du XVIème ou du XIXème.
Dans notre culture, il y a plein d'autres choses, comme par exemple Sartre, Tolkien, Nothomb, Bruni, Arleston, Kamini, et "Kiabi, la mode à petits prix".

Pour faire honneur à tout ces gens qui nous polluent joyeusement les neurones donnent une intéressante ouverture d'esprit, j'ai décidé de relever un défi particulier :

Objectifs : Recopier un texte en courant et ne s'arrêter de courir qu'une fois le texte entièrement écrit.

Pour corser les choses (oui parce qu'avant de me lancer dans le défi, je trouvais ça un peu facile), j'ai choisi un texte dans la magnifique langue de Goethe, que je maîtrise très approximativement (voire pas du tout en fait).
Sans plus attendre, car je sais que vous mourrez d'impatience derrière votre écran, voici le résultat (peu fameux, certes) de cette aventure scribouillarde :

Amour
(cliquez sur l'image pour visualiser les dégâts dans toute leur splendeur)

Sachez d'ors et déjà que j'ai mis 63 minutes à pondre la merveille ci-dessus, ainsi que sa sœur où est inscrit la suite (mais je vous épargne sa vue, car d'une part cela n'apporterait rien au débat socio-économique sur la présence ou non de mouches tropicales ravageuses sur les flancs du Kilimanjaro, et d'autre part j'avais la flemme de scanner un papier froissé, maculé de boue, de sueur, de sang et de larmes).


N'allez pas croire que j'avais appris par coeur le texte. Tel la rascasse des marais, je possède en effet une mémoire rarement suffisamment longue pour m'être d'une quelconque utilité. Ainsi j'oublie fréquemment les anniversaires, les noms de mes amis, et l'âge du capitaine. A l'heure actuelle, personne ne connaît la raison de cette insuffisance mémorielle dont je souffre. Les plus alarmistes affirment que je serai le signe d'une dégénérescence chronique et inéluctable de la génération Internet. D'autres pensent que je suis nonchalamment je-m'en-foutiste (alors qu'en fait, j'aime pas du tout le foot). D'autres pensent enfin que la soupe est trop chaude, sacrebleu, je me suis brûlé la langue.
Donc, difficulté supplémentaire, je trimballais le texte à recopier avec moi.

Malgré le fait que j'oublie donc (en plus du reste) mon initiation à la vivante langue qu'est l'allemand, j'ai tout de même pris soin de choisir un texte dont j'apprécie les sonorités et le sens (oui parce que du coup j'en ai cherché le sens).
Et pour clore ce poste rocambolesque et ouvrir la voie aux prolifiques commentaires, je vous mets au défi (oui, y'en a pour tout le monde ici, y'a pas de raison), de retrouver l'auteur du texte qui m'a tenu en haleine plus d'une heure.

Posté par Sia_ à 21:30 - Défi Délire - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2007

Trekking dans l'Atlas

Comme promis, voici le récit de mon aventure à travers le Haut-Atlas.
En plus des quelques photos, j'ai décidé d'ajouter quelques commentaires sur le paysage, l'ambiance locale, et les impressions du moment...

Premier jour : Marrakech, me voilà

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Pour que l'article se charge rapidement, j'ai mis des petites photos, mais vous pouvez bien entendu découvrir la super version format ultra géant poster dolby home cinéma rien qu'en cliquant sur la photo.
Départ d'Orly vers 16h, arrivée 3h plus tard vers 17h. Non, non, pas d'erreur, juste la magie du décalage horaire.
La photo est prise du toit de l'hôtel où nous avons dormi (car bien sûr, je ne dors pas dans un hôtel sans en avoir préalablement marché sur son toit, question de logique).
La nuit est tombée un grand coup vers 19h, en même temps que la voix lancinante du muezin, ce qui fait que Marrakech a brusquement semblé bien déserte (tout le monde rentrait chez soi pour manger, vu que c'était le Ramadan. Le Ramadan est une coutume particulière, et les fans d'étymologie savent tous que ça donne dans notre Larousse national, le dérivé 'Ramdam'). Bref, on est quand même allé graillé en ville et flâner dans le souk.

Deuxième jour : Mise en jambe

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Une bonne matinée dans un bus digne de celui de Speed (comprendre que le chauffeur effectuait ses virages au frein à main et vérifiait de temps à autre si ses roues n'allaient pas trop dans le gouffre), nous a rapidement permis d'accéder au bled Agouti, totalement paumé et donc totalement pittoresque. Après avoir mangé notre dernier repas sur une chaise, nous avons transféré nos sacs du bus vers les mules, et nous sommes parti (à peine 2 ou 3 heures, une rigolade).
Le soir, premier bivouac, et apéro sous la Lune (presque) pleine, au cœur des montagnes, à une altitude de 2600m environ.

Troisième jour : La crète révélatrice

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Un p'tit jour sympatoche que celui-ci, où les premières tourista se sont révélées dans l'ascension du col à 3300m d'altitude, et où cette belle montée nous a fait découvrir l'immense montagne que nous allions gravir le lendemain. J'étais content, n'ayant jamais monté aussi haut, j'avais déjà un petit record dans mon havresac. C'est ce jour où nous avons croisé les dernières maisons avant longtemps. C'est avec Félix, qui m'accompagnait dans ce trek, que j'ai trinqué une Spéciale Flag (la bière brassée à Casablanca), dans un gîte à 3000m d'altitude. Ca fait plaisir.

Quatrième jour : Le M'Goun : 4000m et un bonnet

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On est parti de bon matin (vers 4h30) à la lueur vacillante de nos frontales, en direction d'un col à 3600, qui devait ensuite nous emmener, via une crète aux alentours de 3800, au fameux M'Goun à 4068m. On avait donc un peu plus de 1000m de dénivelé ascendant et descendant (oui parce qu'on allait pas camper en haut), le tout en environ 8h. J'avais à peu près tout prévu, sauf peut-être qu'il allait faire autant de vent et aussi froid. Je ne pense pas mentir en affirmant que la température devait être négative à certains passages. 2 T-Shirt + 2 polaires + 1 K-Way, et j'avais quand même froid, même avec le bonnet et les gants ! Enfin bref, on a fait ce qui devait être fait (monter en haut), mais on ne s'est guère attardé...

Cinquième jour : Premières traces de civilisation

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8h de marche aussi ce jour-là, mais avec nettement moins de dénivelé. On a croisé un petit bourg sur la fin, et on a été accueilli par une myriade d'enfants, qui demandaient tous plus ou moins un stylo ou quelques dirhams (la monnaie locale).
Moi qui ait eu un peu de mal avec le M'Goun de la veille, j'ai adoré cette journée où j'étais à 100% de mon potentiel.

Sixième jour : Taquinons les rivières

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Quoiqu'on en dise, le paysage a changé ce jour-là, puisqu'on a traversé/pataugé dans des rivières, cernés dans des canyons ocres. On a aussi mangé pas mal de sable venu du désert à la fin des 6h de marches, ce qui fait que le gîte en bout de parcours était plus que bienvenue : c'était la première fois depuis longtemps qu'on pouvait manger assis sur des chaises et prendre une douche ! Malheureusement, cela scellait aussi notre dernier jour de rando.

Septième jour : Négociations improbables près des charmeurs de serpents

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Nous avons repris le bus, direction Marrakech via Ouarzazate, en passant par la route des milles kasbahs (petites fortifications la plupart du temps en ruine). 300km plus tard, nous étions de retour dans le souk de la Perle du Sud, à marchander pour faire diminuer les prix (car ainsi s'effectue le commerce dans cette contrée).

Huitième jour : De l'école coranique de Marrakech au RER lugubre de Paris

(Bientôt ici une photo de la magnifique école coranique.)

Le matin nous avons visité la vieille ville au pas de course, et après un petit resto à midi, nous avons pris l'avion vers la France, un peu fatigué, mais super contents du dépaysement et des souvenirs ancrés dans nos mémoires.

Posté par Sia_ à 00:00 - Mad Note - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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