Mad Runner

Toute course est une aventure. Et ces aventures sont autant de défis. Relevons-les.

24 février 2008

Défi 12 - SMdP (anodines précisions)

En ce moment, c'est vraiment difficile de concilier mon entraînement et mon travail, et je n'ai fait que 3 séances d'une heure, cette semaine, à l'allure que j'espère tenir dans une semaine au semi de Paris. Les quelques jours qui restent avant le top départ sont l'occasion de se refaire une santé et un moral d'acier, à grand coup de nuits de 9h et d'auto-persuasion. Je vais me refaire une bonne séance mardi, puis repos stratégique toute la semaine, avec une petite course de 30 minutes la veille en piqûre de rappel.

 

En attendant, suite à mes précédents billets sur ce défi (ici et ), j'ajoute aujourd'hui quelques détails sur la course et son organisation.

SMdP_foule
Une chose est sûre, je ne serai pas tout seul à faire le clown sur la piste.
Les gens se sont passé le mot, et ça risque de ne pas passer tout à fait inaperçu.

Premier point : le départ est prévu le dimanche 2 mars à 10h, les organisateurs préconisant d'entrer dans les sas à 9h40.
Moi qui aime courir le soir, moi qui adooore la grasse mat' du dimanche, et bien je vais devoir me caser à 9h40 dans un sas. N'oublions pas qu'avant d'entrer dans le sas, je me serai échauffé (20 minutes), et qu'avant cela j'aurai pris mon p'tit dèj 3 heures avant. Ça fait du réveil à 6h30. Vous y croyez ? Moi non plus.
Mes astuces de lève-tard : Prendre un p'tit dèj ultra-calorique mais très léger, pour le digérer en 2h, et repérer les lieux la veille pour éviter le stress et rentrer dans le sas à 9h50 (parce que j'ai pas envie de me geler 20 minutes dans un sas).

Après le départ, il y a le parcours. Examinons donc cela...

SMdP_parcours

Incroyable, ils ont pensé à tout ! Sur la carte figurent même des étapes restaurant !

Cette carte est bien trop petite pour nous apprendre grand chose, mais retenons que nous commençons dans la forêt, pour aller à Paris, puis nous revenons au bois de Vincennes. Le parcours est donc interprétable comme une métaphore écologique de l'évolution et le retour au source très en vogue actuellement. Encore un tour de force des Verts juste avant les municipales. Pour essayer de clarifier la situation, voilà certains lieux de passage clé, avec mes temps supposés de passage, et l'état hypothétique dans lequel je serai (c'est presque un compte rendu anticipé haha). Moteur... Action !
Château de Vincennes : 10h00. Top départ ! Quelle foule ! Quelle ambiance !
Place de la Nation : 10h21. J'ai pris un bon départ, je suis dans les temps huhu. Tiens, c'est marrant cette place, la dernière fois que j'étais ici, je gueulais contre les CRS.
Place de l'hôtel de ville : 10h35. Woh ! C'est marrant de courir ici, à côté de l'île de la Cité, et tout ça sans voiture autour !
Place de la Bastille : 10h43. Tiens, tiens... Passer par ici, ça me rappelle les moments où je décidais de rejoindre la Tour Eiffel en courant. A cette époque, il m'arrivait de revenir par Montparnasse, je me perdais pendant des heures, je faisais des détours pas possibles, j'étais givré... ha, la bonne époque...
Porte de Charenton : 11h00. Les deux tiers de fait ! On arrive à la lisière du bois, et on va le longer un bon moment.
Route de la pyramide : 11h25. La dernière ligne droite. Bien longue, interminable, même, puisqu'elle finit sur un faux plat ascendant. Et boueux, en plus (j'espère que ce sera sec quand j'y serai).
Arrivée au Château de Vincennes : 11h29. Si tout va bien.

Il faut que je vous parle des chiffres, aussi. Ils me rendent dingues. C'est du copié-collé du site officiel, mais ça me fait tellement halluciner que je les remets ici. Il y aura :
850 bénévoles dont 300 aux stands "ravitaillement"
200 pompiers
5 postes de secours
En ravitos :
- 120 000  bouteilles d'eau
- 25 000 gobelets de boisson énergétique
- 7 100 kg d'oranges
- 3 000 kg de banane
- 1 100 kg de pommes
- 148 kg de raisins secs
- 220 kg de sucre
- 10 000 éponges

C'est pas fou, ça ?
Ça donne envie d'aller voir de plus près, non ?

 

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19 février 2008

Le point sur le point (part. 2/2)

Vous vous souvenez peut-être du point que j'avais fait au sujet du point de côté. En résumé, la question était de savoir d'où venait ce point de côté, quelle était la cause de sa survenue. De terribles conclusions ont été tirée de l'enquête approfondie effectuée en collaboration avec la CIA, et même en écartant la thèse d'une influence de la Zone 51, les révélations font froid dans le dos : Crampe bilatérale de diaphragme, grève stomacale sans préavis, noyade sanguine du foie et de la ratte, respiration désynchronisée... pas moins de 4 théories sont ainsi en lice pour la présidence du point de côté.
Et le pire, dans tout ça, c'est que je n'avais même pas expliqué dans mon précédent billet comment stopper le mal. Heureusement, je vous livre aujourd'hui les merveilleux secrets de polichinelle piochés ici et ailleurs, qui vous permettront bientôt de briller au jeu des 44 873 questions sportives pour petits et grands, mais surtout, de courir en étant soulagé de cette épée de Damoclès, soulagé d'un poids, soulagé d'un point.


bide
Ce parfait massage de l'intestin grêle, effectué ici par une experte shino-brésilienne,
n'est réalisable qu'après de longues années d'études et une expérience approfondie de l'usage de l'index.

1) ÉVITER LE DÉMON
Les recettes pour que le point de côté vous esquive aussi sûrement que le vampire esquive la gousse d'ail en plein soleil.
> Prenez le dernier repas du condamné au minimum 2 heures avant l'effort : L'estomac a le temps de gérer la digestion, et le sang peut alimenter le diaphragme pour éviter les crampes. On prévient ainsi 2 maux d'un coup, c'est quand même de la bonne astuce rentable.
> Échauffez-vous le système respiratoire avant la course. Comme disait LudoUSM, placez des petites accélérations pour gérer en même temps une hausse du rythme cardiaque. Ces faux départs permettent de réveiller et motiver tout le p'tit monde à l'intérieur.
> Démarrez lentement. Se laisser emporter par le flot des coureurs, c'est prendre le risque de couler glou-glou plus vite que prévu. L'organisme ne fonctionne pas en on/off, il est plus nuancé. Alors même si l'échauffement l'a préparé, commencez en douceur.
> Respirez, et respirez bien. Les muscles ont besoin d'oxygène, il faut leur en fournir, sinon c'est l'asphyxie.
> Buvez, mais petit à petit, sinon vous risquez le ras-de-marée de solstice à l'intérieur. Ça à beau être joli au Mont St Michel, vous profiterez nettement moins si ça ballote dans le bide (J'ai essayé).

diables

Ne laissez aucun espoir aux points de côtés : Échauffez-vous !

2) EXORCISER LE DÉMON
Quelques méthodes simples, sans eau bénite ni pieu sanctifié, pour éradiquer le mal une fois qu'il est en vous.
> Respirez, bon sang ! C'est le premier truc qu'on fait en sortant du ventre de sa mère, c'est pas pour rien. Alors, je le répète, res-pi-rez.
> Ralentissez. L'organisme galère à suivre le rythme imposé, et il le fait savoir par ce point de côté. Il faut donc l'écouter un peu, et, sans rentrer dans d'âpres négociations aux sempiternelles palabres, accepter de ralentir la cadence.
> Appuyez là où ça fait mal, et penchez-vous de ce côté (pour réactiver le flux sanguin de la rate ou du foie). J'ai lu ailleurs qu'il fallait se pencher du côté opposé. Comme quoi mes sources sont d'une fiabilité à faire pâlir les services spéciaux. Il faudra donc tester les 2, pour vérifier. Je penche, c'est le cas de le dire, pour la deuxième hypothèse, le but étant de désengorger un organe.

deAJouer

Contrairement aux apparences, les points de côté ne sont pas le fruit du hasard...

Si vous fouinez comme moi sur le web, vous verrez que certains prennent une pierre (froide, ajoutent quelques théoriciens cocaïnomanes) dans la main du côté douloureux, et le point de côté disparaît ! Ce n'est pas aussi absurde que cela m'a parut de prime abord : ça prouve juste une fois de plus, s'il en était besoin, que "les croyances" et le mental jouent énormément sur le corps.
Plusieurs internautes suggèrent également de stopper le mal en stoppant la course. Définitivement. Je leur laisse ce choix judicieux quoique un peu lâche :)
J'ai lu aussi sur un site de vendeur d'organe qu'on pouvait courir plus vite après avoir subit une ablation de la rate, d'où l'expression "courir comme un dératé". Qui veut tenter l'expérience ?

Plus d'infos notamment dans le forum de courseapied.net, mais les techniques sont un peu disséminées, et il faut avoir des affinités avec Sherlock Holmes pour prendre plaisir à le parcourir (l'intégrale papier est sortie en 478 volumes).

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17 février 2008

Défi 12 - SMdP (objectifs et stratégie)

Au cours d'une agréable balade d'une centaine de minutes hier après-midi (à environ 12 km/h) je me suis mis à gamberger sur l'objectif que je chercherai à atteindre dans 2 semaines. Pas question de partir trop vite au risque d'exploser au bout de 500m, mais il ne faudrait pas non plus que ça se transforme en promenade de santé. La difficulté est donc de trouver la juste limite entre l'excursion touristique en dilettante et la poursuite effrénée du chrono impitoyable.

pied
Charybde et Scylla (mes chaussures) ont eu leur baptême de boue samedi !

Je pars du principe que je faisais 1h35 mi-novembre (au semi de Boulogne-Billancourt), et que j'ai pas mal "travaillé" et gagné en sérieux depuis. En fait l'intensité et le nombre des séances va même en augmentant (je fais maintenant 4 séances par semaine). A quel temps puis-je m'attendre maintenant ? Mettrais-je plus de temps que le TGV Paris-Nancy quand les cheminots ne sont pas en grève ? Me sera-t-il plus facile de courir vite que de lire "L'imagination" de Sartre avec une gueule de bois les fesses dans la rosée du matin ? Demanderai-je plus d'effort à mes cuisses pour se surpasser durant cette course qu'à mon cerveau pendant une réunion ultra-importante mais dont tout le monde se fout pour rester éveillé ?

Certains coureurs peinent à gagner 30 secondes d'une année sur l'autre. Certains coureurs ne parviennent plus à vaincre leur record perso. Certains coureurs arrêtent même de courir. C'est triste, non ? Enfin, je pense être à la fois assez jeune, assez novice, et assez fou pour avoir une bonne marge de progression. J'ai du potentiel en moi aussi sûrement qu'il y a 86% de cacao dans le Côte d'Or 86% (d'où son nom. Pas con, hein ?). Je ne demande pas grand chose : juste 10 minutes de moins. Comment ça, c'est énoooorme ?
Bon, vous inquiétez pas (pour ceux qui étaient inquiets), mes exploits à Vincennes m'ont fait revoir cet objectif à la baisse.


Objectif : Finir le SMdP en 1h29mn40s

Ça à l'air super précis, comme ça, et même un peu débile, mais ce temps est en fait le résultat du calcul suivant :
Je compte effectuer chaque km en 4mn15s. Ce qui nous donne donc : 4mn15s X 21,1km => 1h29mn40s
Et comme je suis un vil petit gourmand, je vais tenter un negative split. Non, ce n'est pas de la banane avec du chocolat fondu, c'est juste le fait de courir la deuxième moitié de la course plus vite que la première.
En d'autres termes, si je suis en forme au kilomètre 10, j'essaierai de gagner du temps en accélérant pour atteindre les 15km/h (soit 4mn par km).
Ce qui donne au total, au mieux : 1h27mn, et au pire, 1h30mn.

boullier

Cet ingénieur du CNRS a troqué sa calculatrice usuelle pour un boulier nucléaire dernier cri,
qui sera certainement très bientôt la coqueluche de tous les aficionados de l'inutile indispensable high-tech

On est encore loin du 1h24mn24s que je voudrais atteindre courant 2008, mais ce sera pour une prochaine fois. Il me manque encore quelques séances d'entraînement pour pouvoir revendiquer une telle rapidité. Déjà là, ce 1h30 qui m'a paru si accessible en novembre, se révèle être un vrai défi des chaumières du Jura du Sud comme on les aime. J'en appelle d'ailleurs à l'agilité du marcassin et à la ténacité du sapin pour tenir mon objectif.

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13 février 2008

Team Hoyt

Une vidéo trouvée au hasard du surf. La Team Hoyt, du Massachusetts, c'est un père et son fils handicapé, Dick et Rick, qui font des marathons et du triathlon ensemble, alors que Rick est handicapé. J'en suis encore tout émouvutionné dedans mon corps pantelant d'émotion.

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12 février 2008

Défi 12 - SMdP (l'affaire est dans le sas)

Ca y est, c'est officiel, je vais courir le Semi-Marathon de Paris.

Je n'ai jamais été aussi anxieux pour une course. J'ai presque envie de partir (en courant, bien entendu). Il faut dire que je n'ai rien fait pour me rassurer non plus : Je n'ai gagné (contre moi-même ou contre le chrono) aucune course depuis le semi-marathon de Reims... en octobre 2007 ! Forcément, ça engendre quelques doutes qu'il va falloir dissiper. Pour ça, je cultive la confiance en moi et en mes jambes.
Voilà l'intriguant papelar que j'ai reçu dans ma boîte aux lettres cette semaine :

scann_MDP
(cliquez pour agrandir)

Et qu'est ce qu'on remarque sur ce papier ? "Qu'ils aiment bien écrire en orange comme toi." Oui, mais encore ? "Que le départ est quasiment au même endroit que le dernier 10km que t'as couru." C'est pas faux. Je pourrais dire que tout est calculé, mais en fait c'est juste un coup de bol monstrueux (ou un signe du destin mouhaha). Mais c'est pas encore ça qu'il fallait voir... "Oh, bah crache le morceau alors, on va pas y passer la nuit !"

Et bien voilà, juste en dessous du numéro de dossard (2557), il est inscrit la combinaison sibylline que voici : SH - Rouge. Ca n'a l'air de rien, comme ça, et c'est sûr que ça fera pas tomber la pluie si je danse en rond avec le dossard MAIS... "SH" signifie "Senior Homme" (les 18-40ans, je crois) et Rouge (là est toute ma fierté) signifie que le type qui court avec ce dossard s'est déjà fait un semi-marathon en moins d' 1h35 (merci Reims 2007 !), et donc qu'il est capable de réitérer et sûrement de faire mieux. On va me dire que je pourrais être un peu modeste, surtout que devant il doit y avoir pas mal de "préférentiels" et d'"élites" (comprenez "gazelles" et "guépards"), mais j'ai besoin de confiance en moi alors je la prends dans la couleur de mon dossard, qui va devenir mon compagnon de route. Et puis, ça me placera plutôt bien dans les sas de départ. Hé oui, parce qu'il y aura tellement de monde qu'il faut faire des sas comme si on partait dans l'espace intersidéral ! Regardez-moi donc ce plan visuel pour mieux comprendre avec vos yeux :

sas
(cliquez pour agrandir)
Saurez-vous retrouver où se cache le facétieux dossard 2557 ?

Ne pas être obligé de slalomer en début de course, et, au contraire, être emmené dans la foulée de coureurs rapides, ça a vraiment du bon. Même si je garderai autant que possible l'oeil sur le chrono, au moins ça évitera la bousculade.


foule_peinture
Les départs de course sont l'occasion de rencontrer d'autres passionnés.
Dommage, à chaque fois, un cinglé tire un coup de feu et tout le monde se met à courir en panique :'(


Je vous tiendrai au courant des ultimes étapes de ma préparation dans les jours qui viennent. La course a lieu le 2 mars,  ce qui me laisse encore le temps de peaufiner la dernière ligne droite.

Posté par Sia_ à 22:49 - Défi Officiel - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 février 2008

Le 100 mètres haies de Darwin

Nous sommes mercredi 6 février, tard le soir, et à la rédaction du journal "20 minutes", c'est la panique : Toujours pas de Une pour le lendemain. Se lance alors un brainstorming improvisé à la machine à café, où chacun y va de sa petite idée : Les taxis en grève ? Trop morose. Le mariage présidentiel vite-fait torché ? Trop "pipolitique". L'évolution de la reproduction chez les maroufles sud-africains ? Trop géolocalisé... mais il y a un début piste.
Le rédac' en chef fronce les sourcils, griffonne sur son carnet, puis s'écrie : "J'ai trouvé ! On garde l'"évolution", mais on remplace les "maroufles" par des "humains", pour que le lecteur se sente concerné, et on transforme "reproduction" en "records du monde", pour faire moins graveleux. Ca donne "L'évolution des records du monde chez les humains". Roger, tu me ponds un jeu de mot moisi pour faire le titre de la Une, Gilbert, tu vas chercher quelques statistiques issue d'une étude fumeuse pour remplir l'article."

20 minutes plus tard, les claviers encore fumants, la chose est pondue. Ca donne ça :

20minutes
(Cliquez pour agrandir, sinon ça reste relativement peu lisible)

La première page annonçait en gros titre : "Des records en bout de course".
En résumé, l'article affirme qu'en 2027 (pas 2026 ou 2028, hein, 2027 on vous dit !), les sportifs ne pourront plus établir de records. Ou alors si, un peu quand même, des fois, mais va falloir s'entraîner pour de vrai. La raison de cette limite est simple : l'humain arrivera au bout de ses capacités en 2027 (le 1er avril ?).
Voilà, la théorie est lâchée, schéma à l'appui. Mais il ne faut pas prendre les journalistes (que) pour des abrutis : ils savent aussi être critiques. Ainsi une interview succède à l'article, où Jean-Claude Perrin explique que toute cette théorie, pour lui, c'est du vent. Et on se demande pourquoi on vient de lire.
Voilà les 3 quarts de la page remplie, mais il reste un blanc. Qu'y mettre, se demande le rédacteur. Et dans son cerveau en ébullition, un lien ne tarde pas à s'effectuer : qui dit sportif, dit dopés ! Et hop, quelques lignes sur le dopage et l'article est bouclé.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Un lecteur a écrit sur le site de "20 minutes" son étonnant raisonnement : Le record du Marathon est de 2h15. On pourrait gagner une minute, ce qui n'est pas grand chose, pour arriver à 2h14. Et à ce moment, on pourrait gagner une minute, ce qui n'est pas grand chose, pour... etc.
A mon avis, le problème dans cette histoire, c'est que ça se base sur l'idée que "une minute n'est pas grand chose". Je ne demande qu'à le croire, mais mes jambes ne sont pas convaincues.

Cela dit, dans l'hypothèse où les records seraient hors d'atteinte, il resterait simplement à changer les règles du jeu, ou à trouver d'autres épreuves. 1000 mètres les yeux bandés, le marathon sur un pied, le 10km avec les bras fixés dans le dos, etc. On va bien se marrer en 2027.
Sinon, Paula nous a fait le record du monde marathon en 2h15 en 2003 (ce qui est assez récent) et elle a gagné le marathon de New-York en 2007, moins d'un an après avoir accouché (ce qui est pour moi une autre forme de record).
Alors, imbattables, les records du monde ?

paula
Pffiou... On peut dire qu'elle a la pêche, Paula !

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07 février 2008

Le point sur le point (part. 1/2)

Le plus gros problème que j’ai rencontré sur ma dernière course était un point de côté. Sûrement pas côté en bourse, mais certainement aussi douloureux que la crise des subprimes. J’ai été poli avec lui au début, et puis comme il ne se décidait pas à partir, j’ai commencé à l’insulter. Pour finir, c’est quand même lui qui a fait sa loi, à squatter mon ventre comme un parasite Goa’uld sorti tout droit de Stargate ou d’Alien. Afin d’éviter le retour de la bestiole démoniaque, j’ai décidé de faire le point sur le point de côté.

bebe
Certains points de côté sont de grands farceurs...

Sur le net, les avis sont très diversifiés à ce sujet car aucune étude scientifique ne s’est réellement penchée sur le sujet. Alors même si je vous épargne les théories du complot (encore un coup du vil gouvernement !) ou celles de la pollution de l’âme (heureusement facile à purifier avec les amulettes du marabout Babakar qui fait revenir votre femme en 12h), il reste des hypothèses un peu plus crédibles :

 

- Ca vient des muscles ! Le diaphragme (qui est le muscle qui sépare la partie thoracique de la partie abdominale et qui nous sert à respirer) s'il est trop sollicité à l'effort, peut être à l'origine de crampes, à droite comme à gauche. Et du coup ça fait un mal de chien, au moment le pire bien entendu. Pour contrer cette défaillance musculaire, il suffit de muscler le muscle, histoire de faire de son diaphragme un bon gros steak qui ne craint rien et qui attend le point de côté le sourire aux lèvres, les mains sur les anches, en tapant du pied. Et pour muscler ce truc, savez-vous comment on fait ? C’est simple, on respire. Il suffisait d’y penser (en vrai il faut pratiquer une respiration abdominale, comme au yoga ou à la clarinette).

bogosse
"Hmmm ! Qu'il est sexy, mon p'tit diaphragme..."

- Ca vient du sang ! Le sang se balade et finit par passer par le foie et la rate. En cas d'afflux sanguin trop important, il peut y avoir engorgement de ces deux organes (à droite pour le foie, à gauche pour la rate) un peu comme les gorges du Verdon au printemps, et là, tu dérouilles grave. Mais pourquoi est-il si méchant le sang ? Parce que il n’a pas été prévenu : Il faut bien s'échauffer et éviter un départ trop rapide. Et arrêter de boire du sang au p’tit dèj, aussi.

ratte_et_foi
1- Ratte         2- Foi

- C’est l’estomac ! Tout le contraire de l’hypothèse précédente, il y a un manque de sang qui se barre vers les muscles qui pompent tout ce qu’ils peuvent. Du coup, lorsque la digestion n'est pas achevée, l’estomac est en panique ! En d’autres termes, si vous avez trop mangé ou attaqué la course avant les 3 heures conseillées, votre estomac vous le fera savoir.

mc_do
L'habit ne fait pas le runner. Ou alors c'est un défi spécial malbouffe ?

- C’est les poumons ! Vous respirez n’importe comment, vous cherchez à gonfler votre ventre à l'expiration alors que c’est exactement l'inverse de ce qu'il faut faire, et c’est le drame ! Soyez attentifs à votre souffle, mais ne vous crispez pas non plus. On a tous (certes plus ou moins) le rythme dans la peau, et la respiration doit être avant tout naturelle, telle le vent qui souffle dans un champs de coquelicots un soir d’été.

respiration
A chacun sa méthode pour réapprendre à respirer...

A vous de tester ces différentes hypothèses et de vous forger votre opinion sur la cause des points de côté. Dans un prochain message, je détaillerai différentes techniques pour stopper l’infâme créature, et d’autres pour le provoquer (ne riez pas, certains aiment ça).

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03 février 2008

Défi 11 - Les Foulées de Vincennes : explosion en vol

Je n'ai pas de photos pour ce compte rendu. Vous savez pourquoi ? Parce que je participais à la course. Mais rassurez-vous, je vais prévoir ma couverture médiatique pour la prochaine fois...

Arrivée sur les lieux
Il y a du soleil, quasiment pas de vent, et j'ai plutôt la pêche (merci le jus d'orange). Le départ de la course n'étant pas très loin de chez moi, je décide de m'y rendre à pied. Sur place, une ambiance plutôt conviviale, avec un échauffement coaché en musique (que je ne suis pas, vu que je m'échauffe personnellement rarement en levant les bras en cadence), un vestiaire à ciel ouvert mais gratuit, et un mélange assez étrange de coureurs débutants et de pros.

Sur la ligne de départ
2942 coureurs sur le départ. On est tellement nombreux que le départ s'effectue dans deux rues différentes, avant que tout le monde ne se rejoigne 500 mètres plus loin dans le même parcours. Je sautille pour peaufiner mon échauffement. les cloches sonnent , martelant les ultimes secondes de sur-place. Ca y est ! La course vient de commencer !

Un premier kilomètre très rapide
Dès le début, je trouve que le 10km est vraiment une course qui ne rigole pas. Même les débutants vont vite, au point que je me demande si je ne suis pas trop lent. J'accélère l'allure, un peu noyé dans cette foule courante, un peu submergé par ce flot incroyable de personnes. Le premier kilomètre est passé. C'est une bonne surprise : je suis dans les temps, et même un peu en avance. Ce premier kilomètre est crucial, car il détermine si l'on est ou pas dans le bon tempo. Je décide de me modérer un peu, pour me contenter d'un 4 minutes par kilomètres.

Petit à petit...

Les kilomètres s'enchaînent avec rapidité, c'en est époustouflant. Je suis un peu sur la corde raide, avec un rythme cardiaque élevé, et une vitesse de course à laquelle je ne suis pas habitué. Ca va vraiment très vite. Le chrono indique que je suis régulier, et depuis le deuxième kilomètre, je tiens mon objectif de 4 minutes par kilomètres. Je ne me sens pas vraiment concentré sur la course, mais je me dis que si je continue comme ça, c'est le jackpot à l'arrivée. Je franchis la ligne des 5 km. Une moitié d'abattue, à la suivante maintenant !

"Boum!" j'explose
A courir aussi vite, j'ai des petits problèmes de respiration. Un bête point de côté, assez soft pour que je puisse courir avec (je le trimballe depuis le kilomètre 3 ou 4), mais qui s'intensifie sournoisement. Tout ça me rappelle la course du Patrimoine 2007, où j'avais eu les mêmes sensations. Il faut croire que la leçon n'a pas suffit, car je suis bientôt contraint, au cours du kilomètre 5, de m'arrêter. Et c'est pas un petit arrêt, du genre je continue en marchant, non, là, c'est un arrêt total. Je suis à 0 km/h, je ne respire même plus, ou très difficilement, et ma main droite est crispée sur mon abdomen. J'ai l'impression que je me suis pris une balle dans l'estomac. Je vois les secondes qui défilent, et je commence un peu à paniquer. C'est vraiment trop con. Tout ça vient encore de ce départ trop rapide que je paye au centuple. Je me force à respirer. C'est ça, reeespiiire... Un coureur me double, et son coach lui crie "Rappelle-toi ! Règle numéro 1 : se faire plaisir. Règle numéro 2...". Je n'entends pas les autres règles, mais je sais que j'ai déjà enfreint la première. Je passe la ligne du sixième kilomètre en marchant.

De l'importance du moral
Je recommence à trottiner, mais le cœur n'y est plus. J'ai une allure de footing, et dès que j'essaie d'accélérer, la douleur devient plus forte. Ceux qui m'ont déjà vu le savent : je suis loin d'avoir la stature d'un athlète. Pour moi, la course, ou l'effort quel qu'il soit, repose principalement sur le mental. Avec un moral d'acier et une volonté féroce, on peut faire des miracles. Mais précisément, j'ai perdu le moral. J'hésite même à abandonner. Je cours par automatisme. J'arrive au kilomètre 8 avec un retard tel qu'il m'est maintenant physiquement impossible de boucler en 40 minutes. Dégoûté, je me remets à marcher. A ce moment, un coureur passe et dit "Aller ! Aller !". Je regarde autour de lui, et je vois qu'il est seul. C'est donc moi qu'il encourageait ? Un parfait inconnu qui me tend la main, en quelque sorte. Par respect pour lui, je reprends la course, et à une bonne allure.

Fin sans gloire
Kilomètre 9. Voilà, plus qu'un et tout sera bouclé. Mon point de côté vient de décider de prendre des vacances, et moi, de prendre de la vitesse. J'accélère, bien qu'il soit trop tard. C'est un peu stupide, puisque je sais que je n'atteindrai pas mon objectif. Mais je serai allé au bout de cette foutue course, je me serai battu. Je me souviens des peintures de guerre que j'ai tracé sur ma tronche. Aller, plus que quelques centaines de mètres...
A la fin, comme le veut ma propre tradition, je hurle en sprintant. Un moment assez plaisant, où je fais mon show, et où les spectateurs m'apprécient, quelque soit mon temps.
Mais le chrono ne plie pas. Pour faire 10 malheureux kilomètres, j'ai mis 43 minutes et 28 secondes.
Je suis honteux quand on me passe une médaille autour du cou.

Retour et conclusions
Je récupère mes affaires (le ravitos de fin de course est bof bof, hormis le chocolat chaud bienvenu), et je rentre chez moi, en courant à petites foulées. Mes cuisses pouvaient encore donner sans problème. C'est le souffle qui m'a fait défaut. Et tout en courant, je songe à ce semi-marathon de Paris qui approche, et pour lequel je ne suis visiblement absolument pas prêt. Voilà un échec dont je me serai volontiers passé. Programme pour la suite : Revoir l'entraînement à la hausse, et les objectifs à la baisse.

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01 février 2008

Défi 11 : Les Foulées de Vincennes

Je vais participer dimanche aux Foulées de Vincennes, un 10 km qui se balade entre la forêt et la ville.
J'espère ne pas avoir le vent de face ni la gadoue sous les pieds, mais j'espère surtout me réveiller à l'heure. Hé oui, ce n'est pas très sérieux (pourquoi le serais-je ?), mais avant, je vais faire la bringue, la teuf, le raout, bref, je ne vais pas trop dormir la veille. Remarquez, si je cours avec un peu d'alcool dans le sang, ça peut donner du piquant à la sauce.
Heureusement, 10h45, on a vu départ plus matinal.

vincennes
Vous trouvez pas que ça ressemble à une affiche de soirée avec DJ Paillette93 ?

De toute façon, je découvre tout. Je ne sais pas à quel rythme je peux courir sur ce type de course, je n'ai jamais couru cette course auparavant, j'ignore si les kilomètres seront indiqués ou si tout sera à l'arrache, et je n'ai qu'une vague idée du nombre de coureurs qui seront présents (et je ne sais pas non plus s'il s'agira de coureurs du dimanche ou de pros). Enfin, je devrais pas trop me perdre dans ce bois que je connais presque par cœur maintenant, et sur une boucle de 5km doublée qui plus est. J'ai entendu dire que les ravitos n'étaient pas à la hauteur, mais bon, je ne pense pas que je me ravitaillerai de toute façon (franchement, pour trois quart d'heure de course, le ravitos n'est là que pour faire "officiel").

Objectifs : Les Foulées de Vincennes en 40 minutes !

Je suis en train de me demander où est-ce que j'ai perdu mon certificat médical (nécessaire pour le retrait du dossard). Abandonné sur une étagère ? Plié sous le scanner ? Recroquevillé dans le micro-onde ? Encore un papier qui ne sert qu'aux assureurs, parce qu'une attestation d'un an, ça ne prouve pas grand chose ,surtout au vu des tests effectués par le médecin : 3 flexions suffisent à le convaincre qu'on est "apte à pratiquer la course à pied en compétition".

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"Tourne, tourne, tourne, et dis-moi de quoi il retourne !"
(cliquez pour agrandir)

Enfin, c'est certain, ça va me faire beaucoup de bien de participer à ce p'tit truc. Depuis presque deux mois que j'ai pas eu de dossard sur le bide, je commençais à être en état de manque. Et puis je suis optimiste : si mes objectifs sont atteints, ce sera d'excellente augure pour le semi-marathon de Paris un peu plus tard...

Posté par Sia_ à 23:56 - Défi Officiel - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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