Mad Runner

Toute course est une aventure. Et ces aventures sont autant de défis. Relevons-les.

28 mars 2008

A la fraîche !

Une fois n'est pas coutume, ce billet va être très court, et ce n'est pas anodin : Il y a rupture (non je ne suis pas en campagne politique). J'ai décidé, sur un coup de tête, comme d'habitude, de changer une habitude que j'ai depuis que j'ai commencé le running. A partir de demain (donc pas aujourd'hui, suivez bien), je vais courir le matin.
Je cogite un peu pour trouver pourquoi il est pertinent de bouger à la fraîche, et ensuite je vous en informe, ok ? En attendant, si vous voyez une bonne raison de se motiver à fouler la rosée du matin plutôt que celle du soir, ce qui viendrait conforter mon coup de tête, soyez gentils rembobinez écrivez-moi ça en commentaire. Et puis si vous trouvez ça débile, pareil, lâche ton com', cousin.

masque

Ça, c'est le reflet masqué d'un masque. Et il se demande s'il est du soir ou du matin.
Et toi, c'est quand ta période d'activité intense ?

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26 mars 2008

On gagne ou lombaire

Salut, internaute, imperturbable derrière ton écran. Tu te dis peut-être que ça commence à faire longtemps que rien n'a été posté dans cette partie obscure de la Toile, que vraiment l'auteur de ce blog a dû assécher les sources de la débilité à force d'y boire, et qu'il n'a vraiment rien à dire. Mais tu te trompes, internaute, l'auteur de ce blog a juste un peu de mal à courir et écrire en même temps. Nonobstant, le voici de retour, prodiguant conseils non certifiés et jeu de mots douteux (Il faut vraiment que j'arrête de lire Homère, ça m'inspire de sacrées introductions à rallonge).

homere
Ça, c'est Homère, l'un de mes coachs. Il fait courir mon imagination.

Toujours se méfier du dos qui dort. Mais bon, trop tard, je suis dos au mur : j'ai mal au dos. La course à pied n'y est pas pour rien, vu que ça me prend après chaque sortie de plus de 2 heures. Mais précisément, quelle est la cause de la douleur ? Lombaires, mon cher Watson, il y a 3 possibilités :
- chaussures : Elles peuvent être au top du top, si elles ne correspondent pas à votre pied, c'est le début de la fin. Des ampoules peuvent survenir, mais également un mal de dos. A priori je me sens bien dans mes baskets, mais un RDV chez un podologue pourrait le confirmer (c'est un comble : il faut demander à un médecin si on va bien, alors que c'est QUI, le premier concerné, hein ?)
- amorti : Encore un problème de chaussures, me direz-vous. Sauf que précisément, j'ai opté pour un bon amorti, quitte à dépasser allègrement les 300 grammes (ce qui est lourd, pour une chaussure, paraît-il). Et puis je suis (très) léger, donc ce type de problème me concerne peu. Sauf que. Sauf que je cours sur route autant que possible, et madame la route n'est pas très molle, et l'amorti s'en ressent.
- musculaire : Ha voilà. J'ai décidé que c'était ça mon soucis : j'ai pas de muscle dans le dos. Les cuisses ça va, merci, les abdos s'en sortent à peu près, mais le dos, désolé, on n'y avait pas pensé. Peut-être qu'en se musclant bien, on peut arriver à éviter un tassement de la colonne ?
Plutôt que de tergiverser en de longues périphrases (oui, c'est ce que je fais depuis le début du billet mais chut, personne ne s'en est aperçu), voici deux exos permettant de jouer avec son dos :

dos1

Le plus courant que j'ai trouvé*, et aussi probablement le plus simple à mettre en œuvre quand on ne dispose ni de salle ni de matos spécifique (ce qui est mon cas : Si je voulais un sport où il faut du matériel spécifique, j'abandonnerai le running pour le hockey sur glace québécois ou le trimaran de sport à agrocarburant).
J'admets que c'est un peu casse-gueule, et on est tenté de modifier un peu l'inclinaison du corps pour rejoindre la verticale. Cependant, après test, il me semble clair que plus le corps est à l'horizontal, plus les dorsaux travaillent. Donc essayez de maintenir vos pieds, avec des poids par exemple, ou votre chat, ou votre copin(e), enfin tout objet bien lourd qui passe à votre portée, en fait.
Remarque importante et sérieuse : évitez de vous pencher en arrière ou de vous cambrer, les vertèbres n'apprécient pas du tout (selon plusieurs sources dont je tairai le nom même sous la torture, tout simplement parce que je les ai oublié, c'est dire si c'est fiable, tout ça).
Bon, si ça marche pas, il y a une variante :

dos2

En voyant le schéma, on se dit que c'est complètement différent du premier exercice, qu'il faut une "barre de fer" avec un poids et tout, mais après observation, on peut juger que ça se ressemble bigrement. Cela est guère étonnant, puisque l'on fait travailler les mêmes muscles, nos amis les dorsaux. Précisément, il y a une logique à comprendre : avant de faire travailler un muscle, il faut faire travailler son cerveau pour savoir comment on active ce muscle. Mais comme mon explication est aussi claire que l'eau de la Seine, je vais l'illustrer par une anecdote personnelle (vous n'y échapperez pas).

pere_castor

Nous sommes en hiver, un dimanche. Ma course est finie, mais une fois au repos je me prends une exa-crampe à un mollet. Panique. Le muscle a pris une forme tout à fait inhabituelle, il essaie de me faire passer un message, sans doute. Ou alors j'ai un alien dans la jambe. Bon, je SAIS que j'ai une crampe, qu'il faut étirer le muscle, mais dans l'immédiat, je ne vois pas comment faire, et je m'écroule comme une merde m'assois à même le sol, en brayant alentours "Est-ce que quelqu'un ici sait faire passer une crampe de mollet ?!!". Un jeune héros en short se matérialise devant moi pour me porter secours, me chope le pied, pousse dessus comme un dingue, et la douleur s'estompe puis disparaît. Voilà, c'était là qu'il fallait appuyer pour étirer le muscle. Quelques secondes de réflexion m'auraient amené à la même conclusion.
Si je vous narre cette parabole, ce n'est pas seulement pour vous raconter ma vie, mais pour montrer que pour faire passer une crampe, se muscler les dorsaux, ou tout simplement courir, un brin de jugeote peut remplacer bien des discours.

 


* les illustrations sont tirées du site easygym qui en propose d'ailleurs aussi d'autres, rendons à César ce qui lui appartient, et globalement, les différents sites que j'ai écumé s'accordent assez volontiers pour les approuver, tout en rappelant qu'il faut à tout prix en éviter la pratique abusive, plus destructrice qu'autre chose.

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18 mars 2008

La relève en carton...

Bon, faut pas chômer, la relève sera bientôt prête et increvable. Jugez plutôt :

Alors ça va pas bien vite pour le moment, c'est assez débile et encombrant, mais avouez qu'on aurait un peu la honte de se faire doubler par un bout de carton ambulant. On s'approche dangereusement du château ambulant de Myazaki qui avait du peps dans les mollets et se baladait avec les bottes de sept lieues.

J'imagine déjà le sas des coureurs en cartons sur la ligne de départ, et ça m'emballe pas trop, curieusement. Enfin, pour le public, ça ferait sûrement un carton. Mais arrêtons tout de suite ces jeux de mots cartonnés, et penchons nous (pas trop quand même, la rambarde n'est pas solide, merci) sur le problème : En anticipant un poil de chat, le carton cours donc plus vite que l'humain. Bon. Mais est-ce si terrible ? Évidemment non. Regardez la taule, elle nous a grillé depuis l'invention de la voiture. Est-ce qu'on s'est arrêté de courir ? Non, au contraire, la course à pied est un sport de plus en plus répandu.

carton

Parce que, finalement, ce qu'on cherche (du moins moi), c'est bien autre chose que d'aller plus vite que la machine, ou même d'aller plus vite que le "concurrent". On cherche à aller plus vite que soi-même, à se dépasser, à sentir au fond de soi la satisfaction de progresser, d'évoluer (notamment).
Pas de pot pour le carton : non seulement il n'évolue pas, mais pire encore, il ne ressent rien. Son cœur n'est qu'un moteur bien huilé dont la régularité ferait pâlir un cardiomètre, si régulier qu'il en est ennuyeux.
Ô compagnon carton, dépasse-moi aussi vite que tu le pourras, il n'est pas encore venu, le jour où je cesserai d'en sourire.

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14 mars 2008

Pot Air Aide : les résultats du test

Vous vous souvenez peut-être que j’avais décidé de tester le Powerade… Hé bien la batterie de tests est arrivée à son terme, après une longue période d'essais. J'avais prévu de faire mon rapport plus tôt, mais une chose incroyable s'est produite en pleine phase d'observation : le Powerade Citrus de l'Apocalypse est mort, et de ses cendres est né le Powerade Citron Argenté de l'Espace intemporel. Mais n'allons point trop vite en besogne, et étudions méthodiquement la gamme de ces boissons aux couleurs aussi naturelles que la souris verte.


Gattuso - powerade pro
envoyé par Roma-eterna

Les italiens sont des pros du Powerade...

La grande loi des Powerades est en effet : "Plus la couleur est vive, plus la boisson est énergétique". On y croirait presque. Ce qui différencie donc les Powerade entre eux, c’est les 4 couleurs disponibles à collectionner, qui sont comme 4 frangines tentant leur chance à la lutte contre la raison du consommateur potentiel (un peu comme leurs cousins Power Rangers, mais c'est un autre débat).
A chaque couleur correspond un parfum et une illustration ciblant un sport particulier. Voici donc le banc d’essai tip-top-tap des Powerades : 

Rouge (colorant carmoisine)
Magma River
Pour skateurs
C’est un peu comme un kir royal pas royal qui serait pas pétillant non plus, mais très sucré par contre. Et un peu acide aussi. C’est assez bon (surtout si on aime les fruits rouges), mais il faut le boire frais. C’est mon deuxième préféré.

gardes_anglais
"L'Angleterre prévaut !"

Bleu (colorant bleu brillant)
Ice Storm
Pour footballeurs
C’est censé être aux fruits des bois, mais c’est vraiment très sucré et le goût est aussi artificiel que la couleur (comme dans certains bonbons). C’est presque poisseux, un peu comme un sol de boîte de nuit. J’ai eu du mal à finir la bouteille.

Jaune (colorant jaune de quinoléine)
Citrus
Pour runners
Mon préféré. Le côté acide diminue le côté sucré, et rend la boisson plus légère. J’ai pris l’habitude de boire ça un peu avant de courir, un peu pendant, et un peu après.

Orange (colorants : jaune de quinoléine et jaune orangé S)
Orange Dunk
Pour basketteurs
Comme son nom et sa couleur l’indiquent, ça sent l’orange ! Perso, j’ai fait directement l’association avec le Vitamine C en comprimés à l’orange. Pas mal, mais pas très original.

Au niveau énergétique, quelque soit la couleur, chaque bouteille (de 50 cL) contient 120 kcal, et 28g de glucides. A comparer avec un Coca (210 kcal et 54g de glucides) ou avec un jus d’orange bio (110 kcal et 0,3g de glucides).

caisse
"Ma pauvre petite ! Ces fruits sont bien trop bio pour toi ! Va plutôt prendre du Powerade chimique !"

Concrètement, cette boisson n’apporte pas de tonus particulier. Il est vrai qu’il a un taux de sodium assez important qui permet une assimilation plus rapide, mais ça reste très sucré, ce qui fait que ça ballote quand même dans l’estomac si on en boit trop avant de courir. Par contre, l’habitude que j’ai prise (en boire un peu avant, pendant et après l’effort), fait que dès que j’en bois, j’ai envie de courir, comme si mon corps se rappelait de ce qu’impliquait le fait de boire du Powerade.
Le revers de la médaille, c’est que cette pratique crée une dépendance, et je ressens presque un manque si je n'en bois pas pendant mes sorties longues.

J'avais déjà établi toutes ces références et mes préférences, quand, coup de tonnerre dans le ciel de la consommation de  fluides fluos, scoop estomaquant, Powerade décida de supprimer
les "goût Citrus" pour les remplacer par des "goût Citron" de couleur grise. évidemment, j'ai testé la chose, et il s'avère que seule la couleur change, le goût restant strictement identique. C'est donc ceux-là que j'achète désormais.

Bien entendu, j'ai voulu confronter mes impressions à la réalité de l'Extérieur (là où il y a d'autres gens). Voici donc en exclusivité 2 mini-interview menées tambour battant sans trompette au supermarché du coin :

Serveuse : Que puis-je pour vous ?
Moi : Je voudrais du fromage qui aille bien avec mon Powerade Citron d'Argent. Vous pourriez me conseiller ?
Serveuse : Euh... (sourire) Je ne vois pas...(elle hésite)
Moi : Vous avez peut-être des fromages au Citron d'Argent ?
Serveuse : Ha non ! Mais de la tome de Savoie, ça vous dit ?
Moi : Pourquoi pas, mais est-ce que ça va avec mon Powerade ?
Serveuse : Attendez je vais vous faire goûter (elle coupe un morceau et elle me le donne).
Moi (goûtant) : Pas mal. Vous pensez que je peux courir plus vite avec ça ?
Serveuse : Je ne pense pas. Le powerade c'est marketing.
Moi : Même au Citron d'Argent ?
Serveuse : ... (sourire)
Moi : Bon, je suis désolé mais je ne peux pas acheter de fromage si ça ne me fait pas courir plus vite. Bonne soirée !
Serveuse : Au revoir.


Powerade Unlucky Spokesman at The Rugby World Cup Training
envoyé par TheExtraMan

J'étais quand même pas convaincu par cette entrevue, alors j'ai eu l'idée du siècle : je suis allé voir directement le responsable de rayon des boissons.
Moi : Bonsoir, pourriez-vous me conseiller sur un produit s'il vous plaît ?
Responsable : Bien sûr. Vous voulez un prix ?
Moi : Non, je voudrais savoir si ce Powerade peut me permettre de courir plus vite.
Responsable : Ha je ne sais pas. Je ne pense pas, à mon avis c'est de la pub.
Moi : Donc vous me déconseillez d'en boire pour le sport ?
Responsable (hésitant) : Non... enfin, je ne sais pas... (puis soudain, inspiré) Personnellement je n'en ai jamais bu, je ne suis pas sportif. Mais hier, une connaissance à moi est venu, et lui, il participe à des championnats de boxe, et il en a acheté.
Moi : Il en a acheté beaucoup ?
Responsable (très sérieusement): 6 bouteilles ! Il était accompagné de son médecin, et il en a pris 6.
Moi (me retenant de rire) : C'est efficace alors ! Par contre, j'aimais bien le jaune au citrus, et maintenant il est gris. Comment vous expliquez ça, alors que le goût est toujours citron ?
Responsable : Mon hypothèse, c'est que c'est un mélange entre le Citron et l'Aquarius, qui est plus fort, et ça donne du gris.
Moi : Et bien, merci de m'avoir répondu.
Responsable : Bonne soirée !

Voilà. Comme quoi il y a de vrais fous furieux spécialistes dans mon supermarché.

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09 mars 2008

Tag eulogie

Le titre de ce billet est déjà un jeu de mot foireux, et vous allez voir, ça va pas louper, je vais jouer avec les mots encore un peu après. Juste avant de rentrer impétueusement dans le vif du sujet, quelques news en passant sur la semaine post semi marathon qui vient de s'écouler tel le fleuve aux eaux qui dorment : J'avais une grosse charge de travail professionnel en début de semaine, qui m'empêchait de prendre le temps de courir, mais ça a parfaitement coïncidé avec la convalescence de mes mollets (j'ai quand même eu mal pendant 3 jours à cause des crampes !). Jeudi j'ai fait une belle sortie d'une grosse heure, avec de bonnes sensations. Ensuite pour d'obscures raisons (sans rapport avec la course), j'ai eu un peu le moral dans les chaussettes et je ne me suis décidé à ressortir qu'aujourd'hui. Une grosse sortie longue (150 minutes, je ne me souviens pas avoir couru si longtemps auparavant) qui m'a redonné un bon coup de fouet. A force de courir après le chrono, j'avais presque oublié à quel point la course à pied est bonne pour mon moral.

Suite à cet aparté psychologique, je me lance, tel le javelot normalisé 600gr fendant les airs, dans la narration du pourquoi se billet est-il donc venu au monde :
C'est très simple, je me suis fait tagguer, comme un vieux mur crasseux (mais qui court), par la célèbre chimiste culinaire Déborahmia. Alors voilà, c'est un jeu ludiquo-récréatif où je dois dire 6 trucs sur moi dont tout le monde se fout comme d'un câble réseau RJ45, et le tout en poème, s'il vous plaît. Et voilà ce que ça donne :

Tel le poisson d'eau douce,
J'ai un cerveau en mousse :
J'oublie tout c'que je dois faire
Et pourquoi j'suis sur terre
(sauf que l'poisson est dans l'eau
je vous mène en bateau ;))

bateau

La chaise musicale vue par des poissons

J'ai le cœur qui bat vite,
Qui fait boum qui palpite,
Parce qu'il voudrait donner
Plein de force aux mollets,
Mais aussi à cette âme
Qui pour un rien s'enflamme

as

Règle n°18 : Ne jamais partir sans carte

Rien de tel qu'un bon vin
Pour noyer son chagrin.
Mieux encore, un vieux rhum,
Ou une liqueur de pomme.
Mais rien je le concède,
Ne vaut mon Powerade !

rhum

Ce que j'aime dans cette boisson, c'est l'arôme

Ma vie tient toute entière
Dans une boîte de fer :
Un super disque dur
Étrange don du futur.
Photos, textes et travail,
Si j'le perds je déraille !

disquedur

Le 33 tours a décidément bien évolué

Vous l'avez compris,
Je peste quand tout est gris !
J'ai besoin, gai filou,
De défis un peu fous
Pour vraiment me sentir
Vivre, vivre, vivre, puis mourir.

clown

Un croque-mort rieur

Je suis fan de belles crêpes.
Les complètes ou aux cèpes.
J'aime sentir les embruns
De l'océan taquin.
J'adore donc la Bretagne.
La montagne ça vous gagne.

egypte

Les montagnes d'Égypte. Vous entendez les mouettes ?


Je veux bien admettre que certains passages n'ont guère plus de sens qu'une chanson de Mylène Farmer, ou que la poésie n'est pas toujours poussée au paroxysme de l'extase orgasmique, mais je dois dire que j'ai écrit tout ça dans une folle improvisation improvisée spontanément spontanée.
Alors si ça se trouve, tout n'est pas véridique, ces 6 poèmes n'engagent que ceux qui y croient il y a des fois où la rime tombait comme un chien dans un jeu de quille et j'ai trouvé ça marrant de tout laisser en plan. Enfin, il n'y a pas de fumée sans feu, comme disait Gargamel.

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05 mars 2008

Défi 12 - SMdP (Photos 2)

Suite des photos du semi de Paris...

11
Place de la Bastille. Il commence à pleuvoir, mais le public est toujours aussi présent.

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13
14
L'une des fanfares, rythmant les foulées et faisant écho aux battements de cœur des coureurs encouragés

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Aux stands de ravitaillement, des montagnes d'eau.

16
A moins d'être un chameau, le ravitaillement est indispensable.

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L'arrivée...

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...et quelques finishers.

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Pas toujours facile d'aller au bout !

20

Bon, et maintenant 3 photos bonus (désolé pour la qualité ultra-crade) :

212223
Joue gauche, joue droite, et arrivée avec une crampe à chaque mollet.

MERCI AUX CONTRIBUTEURS PHOTOGRAPHES !

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04 mars 2008

Défi 12 - SMdP (Photos)

Chose promise chose due, voici les photos...

01
9h58 : le monsieur jaune laisse entrer les derniers retardataires dans leur sas.

02
Le Zoo de Vincennes.

04
Vlad, combien de fois devrais-je te répéter de ne pas tirer dans la foule !

03
Vous auriez l'heure, s'il vous plaît ?

05
Élites et Préférentiels. Ils sont pas là pour rigoler.

06
Vous retournez pas tout de suite, mais je crois qu'on est suivi...

07
Mais qu'est ce que je fous là ? Ça devait pas être un concours de pêche à la truite, à la base ?

08
Hé les mecs ! C'est les sooooldes !!

09
Autant d'hommes sur la route que d'arbres dans la forêt...

10
Les hommes courent, l'ange passe...

MERCI AUX CONTRIBUTEURS PHOTOGRAPHES !
Je posterai 10 photos supplémentaires demain.

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02 mars 2008

Défi 12 - SMdP (Choir encore mais se relever toujours)

Bon, le semi de Paris, c'est fait. Je coche la case, et je passe à la suite. Ma prestation vaut-elle un compte-rendu ? Bien sûr que oui, vu qu'on apprend des erreurs (et là il va y avoir matière à apprendre).
Alors, la question qu'on se pose en premier, c'est : "Mais t'as fait quel temps ? Quel temps ? Hein, dis, t'as fait quel t..." Oui bah j'en sais rien, voilà. Je sais que ça paraît dingue, mais j'ignore quel foutu chrono j'ai fait.
Voilà l'anecdote qui expliquera bien des choses :

Première erreur, j'avais décidé de venir à pied, histoire de faire mon échauffement tout en me dirigeant vers le départ. Il eut sans doute mieux fallu que je vienne en métro, pour faire ensuite un vrai échauffement digne de ce nom, parce que là c'était du coup un peu long, et trop bâclé.
Enfin bref, j'arrive sur les lieux, et là j'ai une alerte cerveau de niveau 8 sur une échelle de 7 : J'ai oublié de prendre ma puce chez moi. Mais non, ma puce ce n'est pas un animal de compagnie, c'est ce petit bout de plastique qu'on accroche aux lacets et qui donne le chrono final. Donc je n'avais pas la puce, et je commençais à me dire que c'était quand même bien dommage. Du coup, je suis allé fouiner du côté des vestiaires (qui étaient trèèès loin), tout ça pour qu'on me scrute avec un regard vide et un désespérant "Mon pôôôôôvre...". J'exagère, ils étaient très sympas. Mais j'avais quand même pas de puce, et j'ai décidé de courir sans elle. Toutes ces pérégrinations ont fait que je suis arrivé dans mon sas essouflé, sans puce, à 9h55. Vous voyez le tableau.

Pan ! La course est lancée. Je reste zen, j'ai lancé mon chrono perso, tout va bien. Après tout cette histoire de puce, je m'en fous, sauf que ça m'a fait courir partout avant le départ. Il y a vraiment foule, et l'allure n'est pas réellement choisie, mais je suis serein, la vitesse me convient. J'arrive au premier kilomètre en 4'25" (au lieu de 4'15"). Je suis satisfait, et je continue, en accélérant un nano-poil. Kilomètre 2 : 8'30 pile ! Je suis bien dans les temps, nickel.
Voilà, et les kilomètres défilent, et tout se passe bien. Ha non, pas tout : mon cardio me répète à chaque fois que j'y jette un oeil que je vais trop vite. Je le vois bien, que 185 battements c'est trop, mais il y a la suprématie du chrono, j'ai un temps à faire, moi, monsieur. Aller, je prends un sucre et un coup de flotte, et zou ! J'avance !

Kilomètre 9. Je sens un point de côté arriver, et j'essaie de dompter le fourbe : Sans hésiter, je ralenti l'allure avant que le mal ne devienne intenable, et je reprends doucement le dessus. Arrive le dixième kilomètre, avec 45 secondes de retard logique, et que je sais que je vais devoir rattraper. Manque de chance, mes jambes sont fort lourdes, et j'ignore pourquoi, mais je peine à avancer plus vite. Au douzième kilomètre, j'enlève mon cardio trop serré, qui m'empêchait de respirer suffisamment (note aux non-runners : ça s'attache comme une ceinture mais au niveau de la poitrine).

Par la suite, j'ai perdu une poignée de secondes par kilomètres, entraînant un retard devenu de plus en plus grand et impossible à combler. Même en accélérant sur le kilomètre 17, je n'ai fait que 4'05", et j'ai récolté un nouveau point de côté. J'ai fini au ralenti, poussé (positivement parlant) par les autres coureurs, et par les spectateurs (j'ai eu un "Aller le triangle !" qui m'a bien fait rire (j'avais un triangle dessiné sur une joue)). Le pire, c'est que je savais que des amis et ma môman me guettaient sur la fin, et j'avais sûrement l'air d'une loque humaine (heureusement, mes amis m'ont loupé héhé).

Dernière ultime ligne droite. J'ai douté pendant les cinq derniers kilomètres de pouvoir sprinter. Mais je devais le faire, et en criant, encore. Je l'avais promis (à moi-même, mais pas seulement) et donc je m'élançai tel le cerf aux abois, en hurlant comme de juste. Et là, mon corps, qui avait plus d'un tour dans son sac, me balança une crampe dans chaque mollet. Ça surprend. J'ai hurlé encore plus et je me suis surtout pas arrêté. Non mais. Évidemment, tout le monde était surpris, un mec est même venu me serrer la pince une fois la ligne franchie, c'était bien convivial. Mes crampes ont disparu comme par magie le temps de me ravitailler (mais elles sont revenues à la charge juste après aïe aïe aïe). Aller, je crache mon chrono (notez que je pourrais aussi bien dire que j'ai fait 1h15, personne ne pourra jamais vérifier) : 1h37min45s
Oui, c'est lamentable, c'est pire que jamais (enfin presque), mais je suis quand même assez content, l'ambiance y était, les amis aussi (bien cachés les malins), j'ai applaudi toutes les fanfares qui ont joué sur le parcours, j'ai appelé des spectateurs à l'aide pour secourir un type qui a eu un malaise, j'ai raconté une blague à un stand de ravitos, et puis de toute façon, j'ai donné tout ce que j'ai pu. J'ai rien à regretter.

SMdP2007
Ça, c'était en 2007. Eux au moins, ils avaient échappé à la bruine et à la route glissante.
Comment ça, je cherche des excuses bidons ?

Pour la prochaine fois... oui parce que j'ai un peu réfléchi à tout plaquer, et me lancer dans la confection de pull angora ou dans la collection de disque durs de 1983, mais en fait non, je vais continuer un peu, pour voir si vraiment je peux pas évoluer un peu. Donc pour la prochaine fois :
- Penser à prendre la puce, sinon elle va vraiment se vexer ;
- Courir aux sensations : un chrono, oui, mais qui ne dicte pas sa loi au coeur ou aux poumons ;
- Euh... c'est tout ? Si vous voyez autre chose...

NOTE : TOUTES LES PHOTOS DANS UN PROCHAIN ARTICLE ! (j'ai au moins 3 sources différentes)

Posté par Sia_ à 17:00 - Défi Officiel - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mars 2008

Défi 12 - SMdP (H-24)

Cet article est un peu particulier. C'est du blogguisme de proximité : Régulièrement, je vais remettre ce message à jour, pour vous faire vivre ma toute dernière journée d'avant semi. Bien sûr, ça n'a pas grand intérêt (surtout que je suis loin d'avoir la conduite exemplaire à tenir), mais ça fait rire les oiseaux et chanter le soleil.

10h14 : Whaaa... j'ai bien dormi ! Plus de 10 heures de sommeil, ça fait du bien ! La météo, grande farceuse devant l'Eternel, annonce des averses, et le temps est au beau fixe : on a l'impression d'être au mois de mai. Et dire que dans 24h, je serai sur le départ...

10h28 : Répétition générale du petit dèj : thé, biscottes au miel, jus d'orange. Un mélange à la fois light et énergisant. J'ai du peeeeps ce matin !!


biscotte

13h24 : Déjeuner classique. J'ai décidé de manger équilibré ce midi, sans trop penser à la course du lendemain. J'ai passé ma matinée (et je vais aussi passer une partie mon après-midi) à réviser mes partiels de la semaine prochaine...
Activité intellectuelle et activité physique, je suis assez complémentaire, tout va bien. Un peu intensif, quand même.


chef_cuistot

15h16 : Je pars chercher mon dossard au Bois de Vincennes. Compte-rendu du repérage à mon retour...

17h29 : Ce retrait de dossard est devenu une divertissante petite ballade (plus d'une heure de marche, je décide donc de ne pas faire le petit footing prévu, ça serait dommage d'être cassé la veille). Il ne m'a fallu que 20 grosses minutes pour rejoindre les sas, mais les stands de retrait des dossards (avec le petit "village" habituel de vendeurs de chaussures qui courent vite et autres colporteurs négociant des participations à des courses aux 4 coins de la France) étaient beaucoup plus loin, dans le bois de Vincennes. Enfin, ça m'a donné l'occasion de me promener par un beau soleil fort agréable.

Arrivé au fameux stand de retrait, donc, on m'apprend que mon dossard est introuvable. Aha, me dis-je. Mon p'tit gars, je crois que tu vas courir avec un dossard dessiné au marqueur noir. Mais après une petite pointe d'adrénaline, les bénévoles ont enfin fini par retrouver la chose. Comme à chaque fois, le dossard n'arrive pas seul dans les mains du coureur : il y a le p'tit sac à pub avec des cadeaux dedans. Comme c'est Paris, qu'il y a du monde et tout, ils en ont fait encore plus que d'habitude : T-Shirt, bien sûr, mais aussi gel douche (parce qu'on pue), déo (parce qu'on pue, même après la douche), gel décontractant (pour les muscles qui ont des sueurs froides rien qu'à l'idée de ce qui va se passer), bonbons type nounours en gelée (parce qu'on est tous resté des grands enfants après tout), revue Inside Running (sponsorisée par Adidas, donc remplie de produits de la marque) et puis bien sûr 4,8 tonnes de prospectus (et faut pas croire, on les lit !).

sas_rouge
C'est MON sas. Il me donne déjà envie d'y être...

19h35 : Dîner d'avant-course : PÂÂÂÂTES !!! Et endives au jambon, miam !

pasta

Je prends aussi un complément alimentaire de magnésium, histoire d'éviter les crampes nocturnes dues au stress. Je trouve cette situation assez drôle. Imaginez : 23000 coureurs fin prêts, avec dossards attitrés, des organisateurs mobilisés, des routes barrées... et tout ça pour quoi ? Mon p'tit footing du dimanche.
Et on dit que le Parisien est inhospitalier et farouche...

22h15 : massages de cuisses (avec une crème magique héhé)

22h30 : dodoooo (et 9h de sommeil jusqu'à demain pour avoir la pêche du dimanche)

Posté par Sia_ à 13:16 - Défi Officiel - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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