Mad Runner

Toute course est une aventure. Et ces aventures sont autant de défis. Relevons-les.

20 mai 2008

Désertion provisoire

Il n'y aura pas d'article pondu sur ce blog cette semaine (et même celui que vous êtes en train de lire en ce moment a été écrit il y a quelques jours) pour une raison simple :

foret

Je me fais un trek en solitaire autour du strato-volcan cantalais.
Mes étapes sont les suivantes :
J0 - Strasbourg (semi-marathon)
J1 – Paris -> Murat – Col Prat de Bouc
J2 - Col Prat de Bouc – Mandailles (via Thiézac)
J3 - Mandailles – le Fau
J4 - Le Fau – Falgoux
J5 - Falgoux – Lavialle (le Claux)
J6 - Lavialle – Lioran
J7 - Lioran - Murat

Vous aurez bien sûr droit à un compte-rendu de mes pérégrinations à mon retour, photos à l'appui.
En attendant, vous pouvez voir la météo qu'il fait où je suis en cliquant sur ce truc :

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18 mai 2008

Défi 13 - Semi marathon de Strasbourg : un superbe parcours

Je viens de boucler la course !
Et surtout, je viens de dénicher les résultats officiels, donc voilà le tableau : Le record à battre était de 1h32'53''. Perdu... J'ai fais 1h34'08" (temps réel, le général est d'1h35'14"). Mais bon, on va pas chipoter pour une minute ou deux, hein. J'étais pas si loin du but. C'est juste que j'y suis allé trop cool dès le début.
Aller, petit récit de cette escapade alsacienne, sous un beau soleil (qui avait pris une forme de nuage avec des gouttes en dessous sur la carte facétieuse de Météo France) :

Je vous passe les détails du matin sans appétit (coupé par le stress comme avant chaque course) et vasouilleux (franchement, était-ce vraiment une bonne idée de frimer avec ce litre de bière hier soir ?).
Arrivé sur les lieux, je rencontre le sémillant Fred, de l'association JSC, qui me remet le tee-shirt de l'assoc'. A un moment, j'ai bien cru qu'on allait pas se retrouver, et ça aurait été vraiment dommage, car courir contre le cancer était l'un des mes objectifs majeurs. Cancer, Fuck off !!

Comme à accoutumée, je me place dans un sas, et pan ! Roule jeunesse ! Les 3 premiers kilomètres sont assez agaçants car on se piétine un peu, et autant la bousculade fait partie du folklore dans un concert de métal, autant dans une course c'est un peu moins fun.
Mais bientôt tout ce petit monde trouve son rythme et lorsque qu'apparait la cathédrale, on pense enfin à autre chose que jouer des coudes. La visite accélérée de Strasbourg est hyper agréable (j'ai encore plus apprécié qu'à Paris). Les petites ruelles de la vieille ville, les colombages si typiques, la double traversée du Rhin qui inspire la rêverie, le passage plaisant chez les germanophones qui applaudissent en allemand (l'écho est différent), le retour en croisant le départ des 10km (on est bien encouragé - merci Fred !), le public tout du long... le top !

J'ai été très régulier, et je me suis même pris le luxe de faire un négative split (deuxième moitié courue plus rapidement que la première) dont je suis assez fier, malgré un dernier kilomètre bien ralenti par un de ces points de côté teigneux dont mon corps a le secret.
Distance > temps > temps total précalculé
5km > 22'30" > 1h35'
10km > 44'45" > 1h34'25"
15 km > 1h07' > 1h34'20"
20km > 1h29' > 1h33'55"
SEMI > 1h34'08"

Une ambiance conviviale, mais surtout un parcours de qualité, m'ont vraiment fait apprécié la course (et accessoirement, c'était l'un de mes objectifs). Ajoutez à cela que je soutenais une cause, et vous comprendrez que ce n'est pas la fin du monde de ne pas avoir décroché un record (saleté de chrono j'aurai ta peau !).

Grâce à ma supportrice strasbourgeoise n°1 (qui, l'air de rien, m'a fait l'affront de courir plus vite que moi avec tout son barda juste pour me prendre en photo) vous aurez donc bientôt ici quelques visuels et même, ô miracle du guerilla-reportage, de la vidéo.
En attendant, comme vous êtes hyper frustrés parce que vous adorez vous gaver d'images et qu'il n'y en a pas une seule dans ce billet, je vous invite à cliquer ici où vous pourrez suivre ma course du début à la fin (tapez juste mon numéro de dossard : le 1155 (non, pas sur votre téléphone, madame)). C'est ludique, c'est débile : la rédaction apprécie.

Les points que j'ai apprécié :
- Parcours très agréable, en vieille ville
- Parcours roulant (hormis les ponts et l'arrivée, mais j'ai vu 10 fois pire)
- Les masseuses à l'arrivée
- Le p'tit sac offert avec plein de bazar promotionnel dedans

Les points que je n'ai pas aimé :
- Pas de ravitaillement solide (sauf au kilomètre 16, mais c'est un peu tard)
- Les passages dans le parc, sur du sable

Posté par Sia_ à 23:38 - Défi Officiel - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2008

Défi 13 - Semi marathon de Strasbourg (objectifs)

On est maintenant à J-3 de ce petit défi.
On commence a obtenir les premières prévisions météo fiables et les premières intuitions de réussite ou non. Météo France annonce une belle pluie par un petit 9°C, mais je préfère encore ça à un soleil pétant de 27°C comme la semaine passée. Par contre, niveau vent, ça reste encore la surprise.
Quant à moi, j'ai un peu de mal de savoir où j'en suis, dans la mesure où mes entrainements ne se font jamais en fonction du kilométrage (donc difficile d'évaluer si je peux tenir un semi, par exemple). Oui parce qu'il faudrait kilométrer toute la forêt, et les écureuils ont dû effacer le marquage au sol. Ou alors il me faudrait un GPS, mais vu le prix, est-ce bien raisonnable, hm ? Non donc je me contente des mesures de mon chrono et de mon cardio pour m'entrainer et varier le type de séances, et ça me convient très bien comme ça.
J'ai un peu peur de n'avoir pas assez dormi pour le Jour J, étant donné que je raccourcis mes nuits en ce moment pour boucler des projets avant de partir en vacances. Ha oui, parce que je vous ai pas dit, mais le semi de Strasbourg n'est en fait que la première étape d'une balade de 8 jours (la suite sera une sorte de trek dans le Cantal). Enfin, cessons de tergiverser, voici les objectifs :

Objectifs :
- Visiter Strasbourg et parcourir un France-Allemagne en se faisant plaisir
- Soutenir JSC (Jeunes Solidarité Cancer)
- Finir la boucle plus vite qu'à mon record Rémois, donc en moins de 1h32

1h32


C'est ce qui a de drôle avec ce semi : il se ballade d'un pays à l'autre, l'air de rien. Le parcours à l'air normal, mais je suis sûr qu'il y a moyen de sacrément se vanter après en société. Conversation type : "Et c'est quoi ta dernière course ? Oh, un petit semi marathon reliant France et Allemagne..." C'est la classe, si, si (surtout que les gens qui ne courent pas ne font la plupart du temps que peu de différence entre un semi et un vrai de vrai marathon. S'ils savaient...).

map_semi_stras2008

Le semi passe par Kehl


Ça va être très sympa, je sens, même s'il pleut. On aura moins de monde qu'à Paris, c'est évident, mais ça évitera de se sentir étouffé ou d'être trop entrainé par les sprinteurs fous des premiers kilomètres.

stras_marche_noel
La dernière fois que je suis venu, ils avaient planté un marché de Noël. Souvenirs, souvenirs :)

Posté par Sia_ à 10:14 - Défi Délire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mai 2008

C'est la goutte qui fait déborder le verre à moitié plein

Un article certes un peu long, mais j'ai des choses à vous dire pour votre santé, alors pouet.

eau_1
L'équipe de la mad-rédaction n'a pas hésité à mouiller le maillot

Il fait terrriblement chaud (avec 3 "r" à terrrible parce c'est vraiment très terrrible, et avec un "d" à chaud parce que "chat échaudé craint l'eau froide"). On est début mai, le temps du muguet, des hirondelles qui font le printemps haussmann, le temps du bourgeonnage bourgeonnant des bourgeois bourgeons bourgeoyant, et pourtant, il fait terrriblement chaud.

Alors, comme disent les bègues, "on ne le répètera jamais assez", il faut boire ! Les marketeux par contre, ne disent plus depuis longtemps qu'il faut "boire", peut-être parce que ça leur rappelle la fiesta un peu trop arrosée de la veille et la gueule de bois matinale. Et justement, c'est par ce genre de gueule de bois qu'on a parfois les meilleures idées, et quoiqu'il en soit, on parle maintenant de correctement "s'hydrater" (avec une eau naturellement riche en blabla aqueux, verbeux, et pompeux).

Ça n'a l'air de rien, cette petite nuance, et pourtant il y a déjà de l'eau dans le gaz, car pendant que certains vous vendent l'hydratation, d'autres pubeux préfèrent surfer sur la vague du "rafraichissant". C'est frais, c'est glacé, ça gèle, même les pingouins en claquent du bec (par contre pour respecter la sacro-sainte chaine du froid en camions réfrigérants, la planète se réchauffe, mais c'est une autre histoire).
Pourtant, dans les deux cas, hydratant et rafraichissant, le principe est le même : Boire.

eau_2
Le paradoxe des plages de la mer du Nord : une eau glacée, mais une plage torride

Et là dessus se ballade une idée fort taquine du grand public parmi lequel fraye le voyageur du dimanche, qui est la suivante : Oui mais, de toute façon, ça désaltère plus de boire de l'eau chaude. La preuve, les touaregs du Sahara le font ! Et le public d'imaginer les hommes bleus du désert s'arrêter en plein soleil sur une belle dune pour prendre le thé de 17h dans des tasses en argent ciselé et l'auriculaire aristocratiquement levé.

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Que de bons souvenirs, ce thé à la menthe et au miel !

Bon, alors, qui doit-on croire ? l'eau hydratante, le froid qui rafraichit, ou le thé qui désaltère ? Et quelle est la température idéale pour boire avec cette foutue chaleur qui nous tanne le cuir et métamorphose notre pauvre gorge en un aride goulot desséché ?
Vous saurez-tout dans notre dossier spécial Info / Intox sur l'okapi amérindien à crinière rase.
Ou juste en lisant la suite de cet article, finalement.

En fait c'est très simple, il ne faut simplement pas tout confondre, et je me suis évertué  depuis le début de ce billet à bien scinder les choses. Pour déterminer à quelle température vous devez boire votre eau, vous devez d'abord vous poser la question suivante : Est-ce que je souhaite apporter rapidement à mon corps l'eau dont il a besoin, ou bien est-ce que je souhaite faire baisser la température de mon corps ? En 3 mots : Hydratation ou Rafraichissement ?

Si vous voulez vous hydrater, buvez de l'eau tiède (30°C environ). Cette température est idéale pour faire passer très rapidement l'eau dans l'organisme, et qu'il en profite un max. En effet, tout aliment que vous ingérez arrive dans votre estomac en moins de 5 secondes, mais ensuite ça reste là tant que les nutriments ne sont pas arrivés à la température du corps (37°C). De là le mythe du bédouin et son thé brulant, en réalité une boisson tiède, à moins que ce ne soit pour se réchauffer (car on se gèle la nuit, dans le désert sans nuages). L'eau est utilisée ainsi de manière efficiente, rentable, car le corps l'assimile entièrement.

Si vous voulez vous rafraichir, buvez de l'eau fraiche (10°C environ). C'est évident que le froid va bien rafraichir le corps, mais vous ne pouvez boire d'eau glacée sans prendre le risque de malmener votre estomac (qui digère déjà presque rien quand on court). Concrètement, il y a des risques de crampes d'estomac, nausées, vomissements, diarrhées, bref, que des trucs joyeux, quoi. A noter aussi qu'il faut plus d'eau fraiche pour s'hydrater que d'eau tiède, car une partie est rejetée.

eau_4

Enfin, de toute façon, quand on passe aux ravitos, on n'a guère le choix de la température...

Posté par Sia_ à 21:29 - Mad Note - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mai 2008

Fais ce qu'il te plait !


Sum 41 underclass hero
envoyé par korhead

Je sais pas trop ce qui s'est passé. J'ai dû faire une overdose de sommeil. Ajoutez à ça un plein soleil estival, et le monde avait changé.

Je me suis remis à écouter du punk de jeunes branleurs surfeurs californien, à fond, et j'ai troqué mon ensemble BCBG pour un baggy délavé large, Vans délassées aux pieds, et lunettes de soleil sur le front.
Les couleurs de l'univers étaient devenues tera-saturées comme dans une série américaine, les gens étaient beaux, et même le métro me paraissait fun tel mon vieux complice des tunnels aux graffs psychédéliques.
Tout d'un coup, j'ai eu l'impression d'être en vacances, sûr que ces badauds dans la rue revenaient de la plage.
J'ai peint des flammes sur ma voiture, j'ai humé des palmiers imaginaires et des pâquerettes bien réelles dans un jardin public, j'ai dit bonjour à des inconnus, et j'ai pris l'air le plus insouciant de mon répertoire d'air insouciant.
Il y avait des mots qui flottaient autour de moi, des "fiesta et martini", des "string et parasol", des "pinède et rigolade", et tous ces mots sautaient, chantaient, dansaient, buvaient des diabolo fraise, sous le chaleureux soleil du mois de mai.

palmiers

Il y a des jours sans, et des jours avec. Ce samedi-là était de la seconde catégorie, et j'ai pas pu m'empêcher d'aller courir dans la forêt pour voir si les écureuils étaient de mon avis (et ils l'étaient !).

Posté par Sia_ à 21:21 - Mad Note - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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