28 novembre 2008
Gel Chauffant Aptonia : le test
L'hiver approchant, le coureur cherche les solutions qui l'aideront à braver le froid. Il y a ceux qui optent pour la tisane bien chaude avant de partir, ceux qui enfilent 14 t-shirt les uns sur les autres, et puis il y a ceux qui utilisent un gel chauffant. J'ai testé celui d'Aptonia, pour vérifier s'il pouvait donner un sens nouveau à l'expression "avoir le feu aux fesses".
Le test détaillé suit juste après, mais si vous avez la flemme de lire le déroulement des tests, l'essentiel est résumé dans le dernier paragraphe.
Conditions du test : Sur deux sorties longues et un footing, ainsi que sur une séance de piscine (pour tester la résistance à l'eau, ce qui peut être utile en cas de fortes intempéries ou pour les triathlètes).

La mise a feu est programmée sur ta cuisse
La première fois, j'ai appliqué une sous-couche de "gel tonic", puis un peu de gel chauffant. J'ai eu l'impression que ça ne chauffait pas grand chose, l'effet placebo a dû jouer un peu et j'ai quand même eu une petite sensation de chaleur. Par contre, j'ai nettement ressentie cette chaleur dès l'arrêt de la course.
La seconde fois, j'ai mis la méga-dose, quasiment de quoi remplir la cuisse de gel, pour pousser la crème dans ses limites et avoir un aperçu de son potentiel maximum. Le temps n'était pas très froid, et heureusement, car le gel n'a commencé à agir qu'environ une heure après application. Une petite chauffe, mais pas de quoi réveiller les morts. J'étais un peu déçu - enfin pas trop, je partais avec l'idée que ça ne fonctionnerai pas -, jusqu'au moment où je me suis arrêté de courir (2h après application). Et là le gel a fait une incantation paranormale pour appeler sur ma cuisse le feu des enfers. En deux mots : ça cramait. Ça brulait grave. Bizarrement, la cuisse n'était pas rouge, ni même chaude au toucher, mais j'avais quand même la sensation de coller un radiateur. La douche n'a pas amélioré les choses. Seul le temps a eu raison de la crème maléfique. Vous pouvez lire un autre témoignage de ce genre d'aventure ici.

Je suis sûr que tu brules d'envie de l'essayer...
J'ai encore effectué un test lors d'un footing, en mettant le gel une heure avant. Il a chauffé la cuisse, avant la course, et après. Pendant... nettement moins ! Allez comprendre.
Et puis pour finir, j'ai aussi essayé lors d'une séance de piscine. Il y avait une rumeur qui disait que le gel réagissait avec l'eau. Elle est fausse. Du moins l'eau chlorée de la piscine a neutralisé les effets chauffants du gel.

Les tartines de gel chauffant sont déconseillées aux enfants de moins de 36 mois
En résumé :
- Le gel est efficace, ce n'est pas un placebo ;
- A appliquer modérément, environ une heure avant la course ;
- N'est pas amphibie.
J'ai quand même le sentiment que ce gel est bien capricieux, et il faudra faire vos tests vous-même pour déterminer l'utilisation que vous en ferez. Personnellement, je pense à l'utiliser pour préparer le muscle, mais en aucun cas pour avoir chaud durant l'hiver la course.
26 novembre 2008
Mensonges d'Etat
Y'a des jours comme ça où tu as la grosse flemme, et tu te dis que, plutôt que de bosser, tu irais bien manger une choucroute alsacienne avec fondue savoyarde en entrée. Ou alors tu irais au ciné. En ce moment, il y a Mensonges d'Etat.
C'est l'histoire de Léonardo di Caprio qui a décidé de défier Russell Crowe. Il parie qu'il arrivera devant lui au marathon de New-York.
Le gros Russell se gausse, et dit qu'il pourrait battre Léo à la course
sans problème, même avec un sac à dos et un baladeur mp3. Léo se dit
que ça va pas être facile finalement. Lui, il pensait qu'on pouvait
faire le marathon en limousine.

Mais Léo a heureusement une idée de génie. Il paye un mec en costard
pour prendre des cailloux dans le désert et les mettre discrètement
dans les chaussures de Russell la veille de la course.
Le coach de Léo est furax. D'après ses estimations, il faudra environ
38 heures et 24 minutes à Léo pour aller au bout du marathon. Un
entrainement s'impose, même pour battre cet incapable de Russell.
Mais Léo n'a vraiment pas envie de se fatiguer, alors il demande
conseil à Gorge-Profonde, un vieux pote nain manchot, qui lui donne une adresse
mystérieuse.
Léo se rend à l'adresse indiquée, et rencontre alors une infirmière
qui, après avoir fait ses preuves sur le Tour de France, accepte
d'aider Léo à se doper dans les règles de l'art.
Le jour J arrive enfin, et les télévisions du monde entier filment
l'évènement. Léo a mis un pantalon et des manches longues pour être sûr
que personne ne verra les traces de piqure qu'il a un peu partout.
Évidemment, avec son corps de camé, Léo file à toute vitesse.
Finalement, il n'aura même pas besoin de tirer sur Russell avec son
flingue, car le vieux n'arrive pas à suivre la cadence. Léo termine la
course en vainqueur.
A la fin, Russell vient féliciter Léo, mais explique que pour se
venger, il a tué son chien. Léo fait la gueule. Il décide de défier
Russell à Roland Garros. C'est un procédé d'ouverture final qui permet
au producteur de faire une suite en cas de succès commercial.
23 novembre 2008
Pourquoi TU dois courir
Ce billet s'adresse à tout ceux et celles qui ne pratiquent pas la course à pied (j'englobe ici footing, jogging, et autres synonymes). Toi qui ne court pas, tu devrais. Voilà pourquoi.
La plupart des gens ont des idées reçues sur la course à pied et pensent que cela demande beaucoup de travail, que c'est difficile. Ce petit détail empêche beaucoup de gens de passer à la pratique, et c'est bien dommage. Si, comme pas mal de gens, tu veux perdre la bidoche en trop et avoir une vie un peu plus longue, la course à pied peut te venir en aide. Et sache que le dicton "il faut souffrir pour être beau/belle" (les sportifs ont un dérivé : "pas de souffrance, pas de performance") est une belle connerie.
Commençons avec ceux qui veulent perdre du poids. Le running est LE sport pour perdre des calories, c'est l'activité physique qui crame le plus de calories à la minute. Sur 1km de couru, tu auras brulé au moins 50kCal. A mettre en parallèle avec le vélo par exemple, où tu dois couvrir 3-4km pour obtenir le même résultat... Et la bonne nouvelle, c'est que tu n'es pas du tout obligé de courir vite pour bruler ces calories, puisque ça dépend de la distance ! Et pour finir, la course à pied muscle très rapidement (plus que la natation par exemple). Enfin, ça muscle les jambes, hein, je te cache pas que les bras ne bossent pas trop.

Cette femme n'est pas joggeuse. Elle n'est pas enceinte non plus.
Ce que tu dois faire, c'est courir, pas souffrir. Je t'explique. Quand tu cours, ton rythme cardiaque augmente pour apporter assez d'énergie à tes muscles (s'il y a des biologistes dans mes lecteurs je vais me faire descendre, mais c'est l'idée, quoi). Et bien, pour que ton petit corps de sportif(ve) en herbe bénéficie de tes efforts, il suffit que ce rythme cardiaque soit à 60% de son maximum (le maximum, c'est quand tu cours comme un dingue à fond les manivelles pendant 5 minutes et que tu sens que le palpitant donne tout ce qu'il a). Bref, 60% ça suffit, et tu peux me croire, c'est carrément pas rapide.
Il parait que le seul sport qui soit meilleur que la course à pied pour améliorer la forme physique, c'est le rando-ski. Mais bon, t'as pas toujours la neige et la montagne en bas de chez toi.

Tes jambes sont un don. Profite-en.
Enfin, il y a 3 préjugés sur la course à pied qu'il faut éliminer :
→ La course à pied ruine les articulations. FAUX. Pratiqué normalement et sur terrain souple (chemins), la course à pied augmente au contraire la densité et la solidité des os.
→ La course à pied provoque des problèmes cardiaques. FAUX. Au pire, elle les révèle. Quoiqu'il en soit, tu n'auras jamais aucun soucis si tu restes à 60% de ton max.
→ La course à pied rend les femmes trop musclées (je dis femme parce que les hommes ça leur pose pas trop de soucis). FAUX. Les hormones féminines évitent les surplus musculaires disgracieux.
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Comme Super Mario, toi aussi, gagne de la vie : cours.
Et pour finir, voici une liste non exhaustive des avantages que te procurera ton amie la course à pied :
→ Améliore ton système immunitaire ;
→ Prévient le diabète ;
→ Prévient l'obésité ;
→ Prévient les cancers ;
→ Prévient les problèmes cardio-vasculaires ;
→ Améliore ton physique ;
→ Améliore l'efficacité de tes poumons ;
→ Améliore ton bien-être psychologique ;
→ Améliore ta qualité de vie ;
→ Améliore ta qualité de sommeil ;
→ Améliore ta force et ton endurance ;
→ Ralenti le vieillissement ;
→ Améliore ton espérance de vie ;
→ ...

Yes, we can.
Bien sûr, il faut pratiquer avec modération, ce que je ne fais pas. Mais faut pratiquer quand même, sinon ça ne marche pas, c'est sûr. Aller, enfile-moi ces baskets !
Source : (librement inspiré de :) http://www.running4beginners.co.uk/
20 novembre 2008
Automne
Je cours autant que possible dans la nature, là où le changement des saisons se révèle le mieux. Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre mon appareil photo lors d'une sortie longue pour vous faire partager les fastueuses couleurs dont la forêt s'est parée cet automne.






Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.
Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.
Déjà la Nymphe qui s'étonne,
Blanche de la nuque à l'orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.
poème de Théodore de Banville
18 novembre 2008
Course Nocturne Les Flambeaux
Je ne poste que maintenant mon CR sur cette course (qui eu lieu samedi soir) car j'attendais que nos amis photographes nous envoient les photos. Merci à eux !
C'était ma première course nature, mon premier trail. J'y allais en curieux (quoi ? courir ailleurs que sur la route ?), et aussi avec une grosse envie de m'amuser et de partir à l'aventure le temps d'une course. Et bien, les amis, j'ai été servi, avec le rab et tout. Une expérience incroyable.
C'est ici qu'il me faut remercier le Bagnard, qui a accepté de me co-voiturer jusque sur les lieux de la course Les Flambeaux, à Montfort l'Amaury. Le Bagnard est un coureur un peu dingue particulier, et il ne le sait pas, mais c'est un honneur pour moi de l'avoir côtoyé. J'ai rencontré à cette course d'autres Kikoureurs (de la communauté de coureurs Kikourou), et ça été ma foi fort sympathique. Faudra que je vous parle de ça dans un prochain billet.
Le départ de la course est déjà surréaliste : en pleine nuit, les coureurs avec leurs frontales, et au loin, des ruines éclairées. Un feu d'artifice jaillit, et on s'élance sur une musique épique (genre Charriots de Feu, ou Chevauchée des Walkyries...). Des enfants tiennent des flambeaux sur le côté de la route, et on commence par une belle montée... Pour moi qui aime l'originalité, c'est le bonheur !

Environ 700 coureurs (sur le 18km et le 10km) dans la nuit.
D'ailleurs, en parlant d'originalité, j'étais déguisé : j'avais mis une cape noire et je m'étais vaguement maquillé (cf photo). Ça m'a valu pas mal d'encouragements (de la part du public, mais aussi des coureurs !). J'ignore moi-même en quoi j'étais déguisé, mais d'après ce que j'ai entendu tout au long des 18 km, il y avait beaucoup de Zorro et de Batman (mais pas que, hein, j'ai eu aussi du Superman, du Fantomas, du Chevalier Noir, etc.). Bon, c'était génial ça aussi, il faudra que je continue...

Papillon (qui a eu droit à un massage VIP à l'arrivée), moi-même, Le Bagnard
Je ne me souviens pas de la course de manière linéaire, mais plutôt par flash. Cela doit venir du fait qu'on courrait en pleine nuit, sans repères kilométriques, et que j'ai regardé ma montre aussi peu que possible (car je venais surtout pour me marrer (genre je suis un aventurier avec une quête secrète) et absolument pas pour faire un temps ou un classement).
Flash... On grimpe au sommet du village, et je vois une longue file de coureurs dans la nuit avec leur frontale, serpentant en montant dans le sous-bois, telle une guirlande de Noël dont je serai moi-même une loupiote vivante et avançant sur le sapin... c'est si beau qu'il faudrait presque s'arrêter...
Flash... Fini la route, nous sommes dans le bois ténébreux où on ne voit quasiment rien. Je suis calé sur un rythme soutenu car je libère un peu la bête sauvage en moi. Feuilles mortes et boue, il n'est pas rare que je m'enfonce dans la gadoue ou que je glisse, mes chaussures ne sont pas adaptées, mais qu'importe, c'est le jeu...
Flash... J'ai doublé plein de gens dans mon euphorie, et me voilà premier d'un petit peloton, les autres étant loin devant dans la nuit. Je dois encore accélérer pour essayer de rattraper le groupe de devant qui me sert de guide dans la nuit, sinon, il me faudra suivre les rubalises (bandeaux réfléchissants). J'ai un peu le sentiment de faire de la spéléologie...
Flash... J'en ai plein les jambes, c'est difficile, ça grimpe. Je suis contraint de continuer en marchant. Je m'aperçois avec surprise que les coureurs devant moi marchent aussi. C'est quelque chose - marcher - qui n'arrive jamais dans une course sur route sans dénivelé. Ce changement de rythme fait davantage prendre conscience de l'effort collectif, tous dans la même aventure...

"Run to the hill"
Flash... Un groupe de coureurs est réuni. Est-ce le ravitaillement ? Non, ils courent vers moi ! (imaginez-ça de nuit avec les frontales) Doit-on croiser les coureurs du 10km ? Non plus ! On se serait trompé de chemin, apparemment, car les premiers n'ont pas vu de rubalise depuis plus d'un kilomètre, et comme tout le monde suit comme des moutons... Certains s'énervent un peu, mais beaucoup plaisantent "Je ne savait pas que c'était une CO (NDLR : Course d'Orientation) !". Évidemment je me marre, et ça me laisse le temps de souffler. Hop, ça repart...
Flash... Voilà enfin le seul ravitaillement. Une modeste table avec des verres d'eau et des barres de céréales. Je bois 2 verres et prends un cachet perso de Dextrose. Le type du ravitos nous dit qu'on est à moitié. On se dit qu'on est bien claqué et que ça va être dur sur la fin (il s'avèrera plus tard qu'on était en fait à plus de la moitié du chemin, quel farceur...)...
Flash... Ça sent la fin, les gens nous disent qu'on est à deux kilomètres. On est de retour dans le village, et je descends comme un dingue sur les pavés glissants. Je déboule à fond sur l'arrivée, avec étrangement pas mal de réserve (au contraire des autres courses que je fais où j'arrive épuisé et prêt à m'écrouler).

Moi-même, Dominique, Le Bagnard, Taz
"Méfie-toi du virus" disait le Bagnard. Il avait bien raison : J'ai été contaminé par le trail, j'ai déjà envie d'en refaire un...
(ha oui, au passage : je suis 133ème/360, et ça m'a pris 1h51'40". Vos résultats officiels ici.)
14 novembre 2008
Mini-Sac Arpenaz 5 wb : le test
Je ne sais pas vous, mais lors des sorties longues, j'adore trimbaler tout mon fourbi : clés, téléphone, boisson, barre énergétique, gants, pourquoi pas appareil photo, etc. Et force est de constater que tout ça ne tient pas dans la poche de 2 cm de côté de mon cuissard. J'ai bien une ceinture plutôt simple et bien foutue où je peux accrocher 4 mini-gourdes, mais il n'y a qu'une petite poche ridicule. Et donc, dans ma quête de la ceinture et/ou sac idéal, je suis tombé sur l'Arpenaz 5 wb, une sorte de sac banane. Il parait que le vainqueur de l'UTMB 2008 a gagné avec ce genre de matos, alors je me suis dit, pourquoi pas !
Voici donc les conclusions du test (les photos sont toutes volées à ce site, qui lui aussi réalise un test. Mais leur style est très particulier, je ne pense pas que vous accrocherez... Vous pouvez quand même aller voir, surtout si vous voulez plus de photos) :
> Il est pas cher (10€), et en temps de récession, ça joue ;
> Il fait 4L, pas un de plus, mais c'est assez pour ce que je cherchais ;
> Il semble solide, et est garanti 5 ans, ce qui est un bon indice de la qualité du produit ;
> Il a des dizaines de poches (en fait 7 + 1 filet), assez pour ne pas avoir à rougir de la concurrence des sacs de Zoopy ;
> Il a un "dos aéré mesh" comme on dit chez Décathlon, ce qui est super confort (pas de frottements, pas de transpi) ;
MAIS
> Il ballote. Et ça, quelques soient les avantages énumérés précédemment, ça ruine tout : on ne peut pas courir avec un truc qui fait poum poum à chaque foulée.
Dans une première sortie test, je l'avais peu lesté, et en resserrant la sangle le maintien a été meilleur, mais pas très agréable. Dans une seconde sortie test, je l'avais bien chargé, et dès les premiers mètres, l'ensemble s'est mis à sauter haut-bas-haut-bas... l'horreur. Je me suis arrété, et au lieu de tout laisser en bazar dans la poche principale, j'ai tout casé dans chacune des poches, ce qui a bien maintenu l'ensemble et rendu le sac un peu plus stable. Au bout d'un moment, je me suis dit que ce n'était pas pratique d'aller chercher ma bouteille d'eau ou mon appareil photo* dans mon dos en courant, et ça, c'est le second mauvais point : je veux avoir tout à portée de main, sans être obligé de détacher le sac. Donc j'ai pris mon appareil photo* à la main, et tout de suite ça été beaucoup mieux (au niveau du confort et maintien).
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EN BREF :
Finalement, ce sac n'est pas mal, excepté qu'il faut le détacher pour récupérer un objet de son inventaire, et il faut garder à l'esprit qu'on ne peut transporter plus de 500gr (au-delà, ça ballote). Un avis mitigé, donc.
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Vue d'ensemble. Notre testeur a préféré conserver l'étiquette. Quelle classe !

Des poches en pagaille : utile pour le rangement, indispensable pour le maintien

Le dos avec un rembourrage confort qui amorti efficacement : j'adore :)
Question que je me suis posé : Et si, pour éviter les ballotements, on ajoutait des pinces pour accrocher au short ? Est-ce que ça ne tiendrait pas 10 fois mieux ? Messieurs dames designers de Quechua, si vous me lisez... (et dire que je suis parti avec l'une d'entre eux faire un trek il y a quelques mois...)
* C'est rare de prendre un appareil photo, on est d'accord, mais le mien est lourd et il m'a permis de lester le sac "lourdement". Il y a un trou dans le sac pour un éventuel "camel bag", mais vu qu'on ne peut pas porter plus de 500gr sans ballotement, il est inutile.
12 novembre 2008
Quantum Of Solace
Y'a des jours comme ça où tu as la grosse flemme, et tu te dis que, plutôt que bosser, tu irais bien voir là bas si j'y suis, ça serait une drôle de coïncidence et t'aurais une anecdote à raconter aux collègues à midi. Ou alors tu irais au ciné. En ce moment, James squatte toujours l'affiche dans Quantum Of Solace.
C'est l'histoire de James Craig qui veut devenir champion du monde de 5000 mètres. Mais James a un problème, ça le rend anxieux et il pose sa bière sur le téléphone.

Le soucis de ce bon vieux James, c'est qu'il ne trouve pas de lieu d'entrainement. Sa municipalité a construit des logements sociaux à la place du stade, et c'est pas l'idéal pour courir, sauf à la rigueur pour le saut de haies.

Il n'y a vraiment aucun endroit convenable, c'est horrible. James a tout essayé, même l'entrainement dans les égouts, mais il a dû arrêter car il commençait à chopper des maladies qui n'existent pas encore.

James décide alors de tout plaquer et part s'entrainer dans un endroit où il n'y a ni logements sociaux ni égouts : le désert.

James fait alors la rencontre inopinée d'une autre coureuse, mais elle a quelques soucis d'amorti avec ses Asics. Elle se plaint tout le temps, et James commence à faire la gueule.

A la fin, James est tellement gavé d'être emmerdé par les logements sociaux, les égouts, et les coureuses en détresse, qu'il change complètement de sport : il part à la pêche.

10 novembre 2008
Flexilium, et ça repart
Cette semaine, je remplace la totalité de mes séances de running par des séances de piscine. Je me trimballe des courbatures étranges aux tibias depuis plusieurs jours, et je suspecte le surentrainement ou les mauvais appuis sur la piste. Quoiqu'il en soit, je relâche donc la pression sur les articulations en optant pour la natation. Et puis ça me permettra d'être à peu près frais pour la course de samedi soir (un 18km nature en nocturne...). Et puisque l'on parle de douleurs tendineuses, ligamentaires, voire - que le dieu du running me pardonne - de périostite, je ne peux m'empêcher de songer au Flexilium qui a toujours eu un effet étrange sur moi.
Il s'agit d'une crème, certains diraient un "baume", qui, appliqué sur la zone douloureuse, et censé résorber cette dernière. Ça ne fonctionne pas pour les muscles, c'est normalement destiné aux articulations et aux tendons. En réalité, il s'agit d'un gel ultra concentré de silice (comme dans nos os) qui doit favoriser la guérison. Chez moi, ça ne guérit rien du tout. MAIS, je sens la douleur se déplacer en quelques minutes (par exemple ça descend un peu), et j'obtiens ainsi la preuve que le problème n'est pas musculaire, c'est déjà ça.

Des millénaires d'évolutions. L'humain invente le foot. Et il se soigne avec de l'air froid.
Bon, qu'est-ce que le Flexilium vaut vraiment, j'en sais rien, de toute façon ce truc n'a jamais été testé sur d'autres animaux que les humains. Pour ceux qui vont débarquer ici via un mot clé dans Google Yahoo à la recherche du remède miracle, je préconise de suivre le sujet sur ce forum-fleuve qui traite de la périostite depuis 2005 jusqu'à nos jours. Le titre du sujet est, je cite, "miracle et guérison...la périostite disparait !". Si après ça vous êtes toujours aussi mal en point, il ne vous restera plus qu'à faire un pèlerinage à Lourdes... en chaise roulante.
07 novembre 2008
Le bon air de Paris
Je pense que toi aussi, quand tu cours, tu respires un peu plus qu'à l'accoutumée (si ce n'est pas le cas, n'hésite pas à demander l'avis de ton médecin ou de ton pharmacien, tu es peut-être un extra-terrestre). En ce qui me concerne, je crois que j'inspire et souffle plus d'air en une séance d'entrainement qu'en une journée assis au bureau à compter les pixels sur l'écran.
La grande question est : qu'est-ce que nous respirons ?
La réponse est dans la cartounette en dessous, là :

Le bleu, c'est l'air pur, le ciel azur, les mouettes du grand large, le souffle de la vie.
Le rouge, c'est l'air gris, la pollution, le cancer du poumon, la lente agonie qui se dessine.
Si comme beaucoup de millions de gens, tu habites en Île de France, réjouis-toi : Vu le taux de pollution autour de toi, tu ne profiteras sans doute pas de la retraite à 70 ans. Ci-dessous un petit zoom objectivement déprimant.

J'ai l'impression que les bois de Vincennes et Boulogne, les "Poumons de Paris" où je cours la plupart du temps, sont bien encrassés. Mais mon nez me dit que les avenues le sont encore bien davantage.
04 novembre 2008
Courir, c'est chiant
Je voudrai aujourd'hui revenir brièvement sur une idée reçue qui se balade (davantage dans les esprits que sur la piste) : Courir, c'est chiant. Déjà, tu sors, il fait froid, peut-être même nuit, et si ça se trouve il pleut carrément. Bon, c'est ta sortie de la semaine, il faut perdre ces 453 grammes que t'as en trop, c'est pour la bonne cause, alors t'y vas quand même, mais pas de gaieté de cœur. Et puis au bout d'environ 3 minutes 23 secondes, tu te dis que c'est gavant de se taper encore ce petit tour de lac parcouru les 10 derniers dimanche, et que tu n'avances pas, qu'il ne se passe rien, que tu serais mieux à bouquiner dans ta couette, à jouer du banjo à 16 cordes, ou à suivre à la télé, la bave aux lèvres, l'élection d'Obama, et bref, tu te fais chier, quoi.
Du moins, c'est que disent certains amateurs. Et c'est ainsi que j'en suis venu à me demander à quoi je pensais pendant ces longues séances qui ne m'ont jamais parues ennuyantes (sinon j'aurai arrêté direct de courir !).
Certains coureurs utilisent un baladeur pour tromper l'ennui. Écouter de la musique en courant, ça peut être sympa, mais perso ça me fout en l'air mon footing. Il y a d'autres coureurs qui emmènent carrément un ami. Ça peut être aussi une solution, mais tu te retrouves bien souvent à papoter du film d'hier soir, de ta partoche de banjo à 16 cordes, ou de la cause perdue des grilles-pain à manivelle... bref, tu cours plus vraiment, quoi. L'autre inconvénient de l'ami, c'est que sa disponibilité est indépendante de ta volonté, ce qui en fait une solution plus ou moins fiable.
Ces deux solutions (boite à musique et boite à blabla ami) sont déjà un commencement, on va pas cracher dessus.

Certaines courses sont vraiment à chier
Et sinon ? Et bien j'imagine que chacun a son fonctionnement. Par exemple aujourd'hui, j'avais prévu une séance de fractionné (donc sur piste, chronométré, intense). Tout le temps que j'étais sur la piste, j'avais en tête les secondes qui défilaient, et pendant la récup active (la séquence lente entre deux séquences rapides) je me demandais si c'était bien raisonnable de vouloir maintenir le rythme (8 x 1'20" + récup 200m, pour ceux à qui ça parle). Mais avant et après la piste, il y a une demi-heure de footing / échauffement pendant lesquels je ne pense pas vraiment à ce que je fais. Mon esprit vagabonde d'un sujet à un autre, revenant au chemin lorsqu'un choix de direction s'impose, et repartant en songeries juste après. Parfois je vais me dire "Wouah la forêt est super belle en automne, faudra que je commande la même l'été prochain" mais la plupart du temps je suis en pilote automatique et je ne prête qu'une attention minimale à ce que je fais.
En fait, bien que je conçoive qu'on puisse s'ennuyer en courant, je crois que ça ne m'arrivera pas plus demain que ça ne m'est arrivé hier !
Et toi, tu t'ennuies ?