08 décembre 2008
J'en ai froid dans le dos !
Nous ne sommes même pas en hiver qu'on a déjà entendu parler un nombre incalculable de fois de la chute du pouvoir d'achat des températures. Et dans le petit monde du running, le froid mets les gens en émoi (et moi compris). C'est comme ça que je suis tombé sur le billet de Manu qui donne ses astuces pour éviter les grelotements intempestifs quand t'as décidé que, oui il y a des ours polaires dehors, mais je DOIS quand même faire ma sortie de 57 minutes, air glacé ou pas.
Je ne vais pas redire tout ce qu'en pense Manu (allez plutôt le lire !), je ne vais même pas évoquer le fait que son billet soit le premier d'une série (qui n'est pas sans rappeler cette autre chaîne), non, je vais simplement donner mes techniques anti-froid dans un billet un peu plus long que de coutume, de quoi faire de toi un coureur yéti des neiges qui n'a pas froid aux yeux.

Photo de Manu. Ça me donne vaguement envie d'en refaire... pas toi ?
La technique inavouable de la coupure annuelle
Ça c'est une ruse de fennec des sables, qui consiste à dire "il faut que je récupère de mon année, je dois ralentir". Et comme par hasard, ça tombe en hiver... A mon avis c'est une erreur de couper les entrainements si la vraie raison en est le froid. J'en reparlerai plus tard... Quoiqu'il en soit, ici, c'est hors-sujet : on ne fuit pas, on lutte ! T'es un sportif, oui ou non ? ;-)
Courir sur un tapis
D'autres en parleraient mieux que moi car j'avoue n'avoir jamais testé. Ça peut être effectivement une alternative, à la condition d'avoir pas mal de place chez soi, d'en accepter le prix et le bruit, et de se satisfaire d'un footing d'une heure en faisant du surplace devant un mur. Si encore on pouvait se balader dans un monde virtuel... bon, pour le moment, très peu pour moi.

Mettre des gants
Il fait parfois si froid que ça fait mal aux mains, que les articulations se givrent, que la peau se gerce, et que ton esthéticienne va faire une crise cardiaque en refaisant ta manucure. Si tu n'es pas équipé de sabots comme un renne de Père Noël, tu apprécieras probablement d'enfiler des gants. Oui, mais lesquels ? La tendance 2008 est au cuir de chevreau manche semi-longue, un must-have très mode, par contre c'est pas pratique. Il y a aussi la possibilité de mettre des gants en résille, ce qui est hyper hype glamour, par contre ça tient pas chaud du tout. Tu peux aussi enfiler des gants de ski, voire de motard, mais tu auras l'air de sortir d'un dessin animé avec tes poings énormes. La vraie solution, c'est donc de prendre des gants de running (il suffisait d'y penser), qui seront fins et protecteurs à la fois. Je suis satisfait de mes New Balance que je ne porte de toute façon que rarement, et jamais plus d'un quart d'heure, car en courant, les mains se réchauffent d'elles-même. Si je n'ai pas de poche ou pas assez de place, ce type de gants se passe aisément à la ceinture, sans aucune gène. Dernier conseil : évite les mitaines qui gèlent le bout des doigts.

Les gants de Caroline Daily, qui fait des courses, mais sans dossard et dans les rayons du Printemps.
Se tartiner de gel chauffant
J'ai testé le gel d'Aptonia dans un précédent article, sans le trouver vraiment efficace. Peut-être que ça fonctionnerai mieux avec une autre marque, ou avec du Baume du Tigre comme me l'a suggéré Karatekoud. Solution à tester, donc, mais pour laquelle j'exprime encore de la réserve.
Se forger un mental
A priori, le froid est une agression physique, et on aurait donc tendance à riposter par des défenses physiques, mais le coureur sait bien que lors d'un effort physique, le mental rentre en jeu et change parfois beaucoup les choses.
On a donc tout un panel de possibilités de comportements qui peuvent aider à la lutte contre le froid. Tout d'abord, le truc auquel tout le monde pense en premier : la méthode Coué. C'est cette méthode qui a donné le dicton "quand on veut, on peut". Appliqué à notre situation, ça donnerait probablement "il ne fait pas si froid que ça, j'ai déjà vu pire, je n'ai aucun problème". Certains résument ça à "Je n'ai pas froid, je n'ai pas froid, je n'ai pas froid". Si ça marche, tant mieux.
Sinon, tu sais que tu vas te réchauffer en courant, et qu'une fois arrivé à ce croisement là-bas, tu auras relativement chaud. Dès lors, il suffit de te répéter que chaque pas te rapproche de l'échéance et qu'à chaque foulée tu as un peu plus chaud qu'à la précédente.
Enfin, il y a la technique de la mono-tâche : en se concentrant sur son chrono, ses objectifs, ses pulsations, ou sur n'importe quoi d'autre, on en vient à oublier le problème du froid. D'ailleurs ça me fait penser au trek que j'avais fait dans le Cantal au printemps dernier : à un moment, j'étais sur une crête et il pleuvait, il faisait froid, j'étais dans le brouillard et le vent, mais j'ai eu tellement peur de tomber du haut de la crête ou de déraper sur une plaque de glace que j'ai complètement oublié mes problèmes physiques, étant concentré à 100% sur le chemin. J'ai eu à nouveau faim et froid dès que le danger m'a quitté en descendant de la crête. Détourne ton attention du froid, il y a d'autres choses plus importantes auxquelles penser.
S'échauffer de manière spécifique
Plus que jamais, l'échauffement doit être soigné, et les muscles ont besoin de davantage de temps pour se préparer à l'effort. N'hésite pas à prolonger un peu cette étape de ta sortie, quitte à commencer... chez toi ! Ou à l'abri, évitant les frimas de l'hiver. Concrètement, je me fais parfois la montée des marches (non, pas du festival de Cannes), c'est à dire quelques montées/descentes dans mon immeuble, tranquillement, en ponctuant d'étirements. De cette manière, au moment où je sors, j'ai déjà chaud, et je suis quasiment soulagé d'enfin sortir !
Bien manger, l'atelier culinaire
A défaut de briser la glace, je vais briser le rêve de l'aliment ultime que quand tu le manges t'as plus froid. Ça n'existe pas. Même sa légende n'existe pas. Par contre, pour ne pas changer, tu peux toujours t'empiffrer de pâtes 2h avant de partir, et prendre quelques sucres et/ou barres de céréales pendant ton entrainement. C'est important d'être bien alimenté, pas parce que ça tient chaud, mais parce que sans bouffe, tu gèles et tu tombes en hypoglycémie. Si tu es l'un de ces dingues qui court le matin avant le petit dèj, merci de m'indiquer en commentaire ta technique de survie.
Boire à la santé de Borée (dieu du froid)
Parce que la température est basse, on a tendance à moins suer. Toutefois, prends garde jeune padawane, la déshydratation est une des causes de refroidissement et il est donc important de conserver les bonnes habitudes acquises cet été et de boire beaucoup. Peut-être te dis-tu en lisant ces lignes que boire de l'eau va te geler de l'intérieur, ou encore que pour se réchauffer rien ne vaut un godet de calva ou une rasade d'alcool de Mirabelle (dédicace aux Lorrains). Il me faut donc faire une petite mise au point : Si tu ne veux pas boire d'eau froide, rien ne t'empêche d'emporter une infusion bien chaude (à boire assez vite, ou à conserver dans un petit thermos léger), ou alors de compenser les pertes en buvant bien avant ta sortie, et bien après. Quant à ceux qui songeaient à sortir les bouteilles d'apéro, oubliez ça, l'alcool diminue la constriction vasculaire (qui permet de lutter contre le froid), sans compter les effets secondaires sur les réflexes et les performances...
Courir au soleil
Je sais que ça a l'air bête, mais c'est tout simple, et on gagne pas mal de degrés en se plaçant en dehors de l'ombre, si possible là où il n'y a pas de vent non plus. Et, au soleil, habille-toi en noir, ça capte bien la chaleur : c'est hyper agréable, limite tu te croirai à la plage.
Multiplier les couches
Une autre méthode qui, selon la rumeur, permettrai d'éloigner les
morsures de l'hiver aussi surement que l'ail éloigne les morsures de
vampires, serait de s'habiller en plusieurs "épaisseurs". Plutôt qu'un seul gros sweat, préfére 1 t-shirt et un polaire léger. Plus il y a de vêtements sur toi, plus ils maintiennent une couche d'air qui isole parfaitement. Le principe de cette couche d'air est familier aux surfeurs et autres plongeurs dont la combinaison emprisonne une couche d'eau qui les maintient trempés mais au chaud.
Se vêtir technique
Plus précisément, la guerre contre le froid passe par un choix des armes technologiques : les textiles techniques. Outre le buzz de Manu sur son Mizuno Breath (t-shirt léger comme une toile d'araignée et mais chaud comme le souffle du dragon), il y a un principe simple à connaitre, hérité notamment des alpinistes, et d'ailleurs bien expliqué chez les spécialistes : Les caractéristiques du parfait vêtement seraient :
- être isolant
- emprisonner une couche d'air isolante
- stopper le vent
- être imperméable
- évacuer la sueur
Ce vêtement parfait n'existe pas... à moins que tu ne le crées en superposant plusieurs vêtements ! A toi de combiner les fibres techniques pour te faire ta panoplie ultime de mercenaire du froid (exemple : veste imperméable et coupe-vent + polaire léger isolant + t-shirt technique qui évacue la sueur)
Voilà, j'ai donné toutes mes techniques, je crois. Dernier conseil pour la route, en cas de froid extrême genre arctique, protège les parties vitales (bas-ventre, tête, poumons), et raccourcis voire supprime la séance (les plans
d'entrainements sont des indicateurs, ce n'est pas la mort de
l'objectif quand on loupe une séance. Il vaut mieux faire une bataille
de boule de neige avec ses gosses et rentrer se mettre au chaud).

28 novembre 2008
Gel Chauffant Aptonia : le test
L'hiver approchant, le coureur cherche les solutions qui l'aideront à braver le froid. Il y a ceux qui optent pour la tisane bien chaude avant de partir, ceux qui enfilent 14 t-shirt les uns sur les autres, et puis il y a ceux qui utilisent un gel chauffant. J'ai testé celui d'Aptonia, pour vérifier s'il pouvait donner un sens nouveau à l'expression "avoir le feu aux fesses".
Le test détaillé suit juste après, mais si vous avez la flemme de lire le déroulement des tests, l'essentiel est résumé dans le dernier paragraphe.
Conditions du test : Sur deux sorties longues et un footing, ainsi que sur une séance de piscine (pour tester la résistance à l'eau, ce qui peut être utile en cas de fortes intempéries ou pour les triathlètes).

La mise a feu est programmée sur ta cuisse
La première fois, j'ai appliqué une sous-couche de "gel tonic", puis un peu de gel chauffant. J'ai eu l'impression que ça ne chauffait pas grand chose, l'effet placebo a dû jouer un peu et j'ai quand même eu une petite sensation de chaleur. Par contre, j'ai nettement ressentie cette chaleur dès l'arrêt de la course.
La seconde fois, j'ai mis la méga-dose, quasiment de quoi remplir la cuisse de gel, pour pousser la crème dans ses limites et avoir un aperçu de son potentiel maximum. Le temps n'était pas très froid, et heureusement, car le gel n'a commencé à agir qu'environ une heure après application. Une petite chauffe, mais pas de quoi réveiller les morts. J'étais un peu déçu - enfin pas trop, je partais avec l'idée que ça ne fonctionnerai pas -, jusqu'au moment où je me suis arrêté de courir (2h après application). Et là le gel a fait une incantation paranormale pour appeler sur ma cuisse le feu des enfers. En deux mots : ça cramait. Ça brulait grave. Bizarrement, la cuisse n'était pas rouge, ni même chaude au toucher, mais j'avais quand même la sensation de coller un radiateur. La douche n'a pas amélioré les choses. Seul le temps a eu raison de la crème maléfique. Vous pouvez lire un autre témoignage de ce genre d'aventure ici.

Je suis sûr que tu brules d'envie de l'essayer...
J'ai encore effectué un test lors d'un footing, en mettant le gel une heure avant. Il a chauffé la cuisse, avant la course, et après. Pendant... nettement moins ! Allez comprendre.
Et puis pour finir, j'ai aussi essayé lors d'une séance de piscine. Il y avait une rumeur qui disait que le gel réagissait avec l'eau. Elle est fausse. Du moins l'eau chlorée de la piscine a neutralisé les effets chauffants du gel.

Les tartines de gel chauffant sont déconseillées aux enfants de moins de 36 mois
En résumé :
- Le gel est efficace, ce n'est pas un placebo ;
- A appliquer modérément, environ une heure avant la course ;
- N'est pas amphibie.
J'ai quand même le sentiment que ce gel est bien capricieux, et il faudra faire vos tests vous-même pour déterminer l'utilisation que vous en ferez. Personnellement, je pense à l'utiliser pour préparer le muscle, mais en aucun cas pour avoir chaud durant l'hiver la course.
14 novembre 2008
Mini-Sac Arpenaz 5 wb : le test
Je ne sais pas vous, mais lors des sorties longues, j'adore trimbaler tout mon fourbi : clés, téléphone, boisson, barre énergétique, gants, pourquoi pas appareil photo, etc. Et force est de constater que tout ça ne tient pas dans la poche de 2 cm de côté de mon cuissard. J'ai bien une ceinture plutôt simple et bien foutue où je peux accrocher 4 mini-gourdes, mais il n'y a qu'une petite poche ridicule. Et donc, dans ma quête de la ceinture et/ou sac idéal, je suis tombé sur l'Arpenaz 5 wb, une sorte de sac banane. Il parait que le vainqueur de l'UTMB 2008 a gagné avec ce genre de matos, alors je me suis dit, pourquoi pas !
Voici donc les conclusions du test (les photos sont toutes volées à ce site, qui lui aussi réalise un test. Mais leur style est très particulier, je ne pense pas que vous accrocherez... Vous pouvez quand même aller voir, surtout si vous voulez plus de photos) :
> Il est pas cher (10€), et en temps de récession, ça joue ;
> Il fait 4L, pas un de plus, mais c'est assez pour ce que je cherchais ;
> Il semble solide, et est garanti 5 ans, ce qui est un bon indice de la qualité du produit ;
> Il a des dizaines de poches (en fait 7 + 1 filet), assez pour ne pas avoir à rougir de la concurrence des sacs de Zoopy ;
> Il a un "dos aéré mesh" comme on dit chez Décathlon, ce qui est super confort (pas de frottements, pas de transpi) ;
MAIS
> Il ballote. Et ça, quelques soient les avantages énumérés précédemment, ça ruine tout : on ne peut pas courir avec un truc qui fait poum poum à chaque foulée.
Dans une première sortie test, je l'avais peu lesté, et en resserrant la sangle le maintien a été meilleur, mais pas très agréable. Dans une seconde sortie test, je l'avais bien chargé, et dès les premiers mètres, l'ensemble s'est mis à sauter haut-bas-haut-bas... l'horreur. Je me suis arrété, et au lieu de tout laisser en bazar dans la poche principale, j'ai tout casé dans chacune des poches, ce qui a bien maintenu l'ensemble et rendu le sac un peu plus stable. Au bout d'un moment, je me suis dit que ce n'était pas pratique d'aller chercher ma bouteille d'eau ou mon appareil photo* dans mon dos en courant, et ça, c'est le second mauvais point : je veux avoir tout à portée de main, sans être obligé de détacher le sac. Donc j'ai pris mon appareil photo* à la main, et tout de suite ça été beaucoup mieux (au niveau du confort et maintien).
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EN BREF :
Finalement, ce sac n'est pas mal, excepté qu'il faut le détacher pour récupérer un objet de son inventaire, et il faut garder à l'esprit qu'on ne peut transporter plus de 500gr (au-delà, ça ballote). Un avis mitigé, donc.
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Vue d'ensemble. Notre testeur a préféré conserver l'étiquette. Quelle classe !

Des poches en pagaille : utile pour le rangement, indispensable pour le maintien

Le dos avec un rembourrage confort qui amorti efficacement : j'adore :)
Question que je me suis posé : Et si, pour éviter les ballotements, on ajoutait des pinces pour accrocher au short ? Est-ce que ça ne tiendrait pas 10 fois mieux ? Messieurs dames designers de Quechua, si vous me lisez... (et dire que je suis parti avec l'une d'entre eux faire un trek il y a quelques mois...)
* C'est rare de prendre un appareil photo, on est d'accord, mais le mien est lourd et il m'a permis de lester le sac "lourdement". Il y a un trou dans le sac pour un éventuel "camel bag", mais vu qu'on ne peut pas porter plus de 500gr sans ballotement, il est inutile.
10 novembre 2008
Flexilium, et ça repart
Cette semaine, je remplace la totalité de mes séances de running par des séances de piscine. Je me trimballe des courbatures étranges aux tibias depuis plusieurs jours, et je suspecte le surentrainement ou les mauvais appuis sur la piste. Quoiqu'il en soit, je relâche donc la pression sur les articulations en optant pour la natation. Et puis ça me permettra d'être à peu près frais pour la course de samedi soir (un 18km nature en nocturne...). Et puisque l'on parle de douleurs tendineuses, ligamentaires, voire - que le dieu du running me pardonne - de périostite, je ne peux m'empêcher de songer au Flexilium qui a toujours eu un effet étrange sur moi.
Il s'agit d'une crème, certains diraient un "baume", qui, appliqué sur la zone douloureuse, et censé résorber cette dernière. Ça ne fonctionne pas pour les muscles, c'est normalement destiné aux articulations et aux tendons. En réalité, il s'agit d'un gel ultra concentré de silice (comme dans nos os) qui doit favoriser la guérison. Chez moi, ça ne guérit rien du tout. MAIS, je sens la douleur se déplacer en quelques minutes (par exemple ça descend un peu), et j'obtiens ainsi la preuve que le problème n'est pas musculaire, c'est déjà ça.

Des millénaires d'évolutions. L'humain invente le foot. Et il se soigne avec de l'air froid.
Bon, qu'est-ce que le Flexilium vaut vraiment, j'en sais rien, de toute façon ce truc n'a jamais été testé sur d'autres animaux que les humains. Pour ceux qui vont débarquer ici via un mot clé dans Google Yahoo à la recherche du remède miracle, je préconise de suivre le sujet sur ce forum-fleuve qui traite de la périostite depuis 2005 jusqu'à nos jours. Le titre du sujet est, je cite, "miracle et guérison...la périostite disparait !". Si après ça vous êtes toujours aussi mal en point, il ne vous restera plus qu'à faire un pèlerinage à Lourdes... en chaise roulante.
25 octobre 2008
La panoplie du parfait petit runner
Suite aux deux dernières compèt. plutôt rapprochées auxquelles je viens de jouer, je relâche un peu la pression sur l'entrainement : J'ai supprimé cette semaine la séance 5, et remplacé la séance 4 par une bonne heure de piscine. Forcément, moins d'entrainement, ça me laisse plus de temps pour me balader sur Internet (qui est, je le rappelle, mon sport préféré n°2). Et là, au détour d'un blog, qu'est-ce que je vois de mes yeux ébahis ? J'ai été taggué (ne partez pas tout de suite ça peut être constructif)... par Wanarun !
Wanarun qui lui même a été taggué par Jiwok, qui lui même a été taggué par CoureursGeeks, qui est le facétieux lanceur du tag...
Bon, mais de quoi ça parle ? Décrire son équipement de coureur.
Bah oui, parce qu'au début (qui pour moi n'est pas si loin), tu pensais que mettre des baskets lambda suffirait en tout et pour tout pour courir n'importe quelle distance, mais que maintenant, t'es bardé de matos technique (et bien souvent fluo), et qu'au fil des années, tu as pris tes petites habitudes, et tes petits gadgets pas forcément utiles mais forcément indispensables t'accompagnent à chaque sortie. En bref, voilà donc ce que j'ai sur moi quand je cours :
- Des chaussures : NewBalance 756 pour la route, Asics Gel-Mohawk pour les chemins, et Kalenji pourries pour les flammes ;
- Des chaussettes, techniques ou pas, mais déjà portées pour éviter les frottements coutures ;
- Un short en coton, bien lourd, même pas de marque, mais avec de grandes poches pour embarquer plein de trucs ;
- Un collant Kalenji pour les 3 mois de froid hivernal ;
- Quelques mouchoirs en papier parce que bon ;
- Mes clés (ça sert à rien pour courir, mais ça prend de la place, et il y a toute une technique de calage pour pas que ça ballote... enfin bref...) ;
- Un truc à manger pour les sorties de plus d'1h30 ;
Voilà, ça c'est pour le bas, voyons en haut...
- Un t-shirt en coton (j'aime pas trop les t-shirts techniques). Un t-shirt supplémentaire par tranche de 10°C en dessous de 20°C (donc 2 T-shirt s'il fait 10°C, 3 à 0°C, etc.). Parfois j'ose panacher avec un polaire. Ouais, je suis un ouf, je sais ;
- Des gants en hiver, qui ne sont utiles que le premier quart d'heure ;
- Une bouteille (d'isotonic, pas de Ricard) à la main, pour les sorties de plus d'1h30 ;
- Ma Polar RS-100, surtout pour le chrono, et parfois pour le cardio ;
- Un bonnet kalenji quand il fait très froid, ou une casquette quand il fait très pluie ;
- Galad, ma lampe frontale, quand il fait nuit et que je vais quand même dans les bois ;

Équipement minimaliste. Ce que les historiens appelleront plus tard, l'autre révolution des sans-culottes.
Ha ouais, quand même... Je me surprends moi-même en établissant cette liste de la voir aussi longue ! Je sais bien que tout n'est pas forcément vital, mais je suis un peu trop douillet pour courir sans chaussures (j'ai essayé) et un peu trop frileux pour courir à poil. Mais reconnaissons que le plus important, à emporter avec soi, c'est la volonté de sortir
Je passe le relais de ce tag à des coureurs que je lis régulièrement :
- Ludo sur Serial Coureur ;
- Seb sur Le blog de Chti-Seb ;
- Chantal sur Journal d'une Batave en France ;
- Elisabeth sur Courses de femmes ;
Vous courrez comment, vous ?
15 juillet 2008
Coup de coeur
Il faut que je vous parle de l’engin de torture qui m’oblige à courir pour de vrai alors que si je me laissais aller au naturel, ça se terminerait en petite balade champêtre. Il s’agit en fait d’un cardiofréquencemètre, c’est à dire une bestiole qui précise à quelle vitesse bat ton cœur. Au repos, t’es entre 60 et 80, et puis ça peut monter très haut. Je ne suis jamais allé au-delà de 200 battements par minutes, déjà parce que j’ignore si c’est possible (bah oui, y’a une limite quand même), et ensuite parce que j’ai pas envie de pousser mémé dans les orties en tirant le diable par la queue. Les défibrillateurs ne poussent pas sur les arbres.

En passant, hommage discret à Dionysos
Enfin, quoiqu’il en soit, ça m’arrive de me dire « je me fais une séance à 175+ » et donc de courir toujours assez vite pour maintenir plus de 175 battements/min.
L’autre jour, j’étais dans une de ces sémillantes séances, quand par mégarde j’empruntai un chemin méconnu. Au fur et à mesure que j’avançais, le chemin se rétrécissait, et se mit à zigzaguer. Mais bon, c’est pas ça qui allait me faire ralentir, j’avais un rythme à tenir. Et puis le chemin devint sentier, se borda de ronces envahissantes. Petit à petit, le sol devint boueux, présentant des flaques d’eau de plus en plus grandes. C’était devenu un jeu de rapidité où je lançais mes pieds en avant sans savoir où j’allais les reposer. Et la forêt me balança tout son répertoire d’obstacles. Arbres en travers du chemin, mouches lancées à pleine vitesse à contre-sens, limaces gluantes et glissantes, orties, ronces, la totale ! Et pendant tout ce temps, je gardais un œil sur le cardio, pour être certain d’aller assez vite. J’allais renoncer, quand je vis la lumière (ouais parce que le sentier commençait à être sombre en plus). Ouf ! Je déboulai à toute vitesse sur un grand chemin bien large, traînant derrière moi des bouts de ronces tenaces, et mouillé comme une poule par la rosée.
Ca n’avait pas été facile, mais je m’en était sorti. Et là, grosse frayeur, un cheval, mesdames et messieurs, un cheval sorti d’on ne sait où me fonça presque dessus. Une vraie bête de l’apocalypse, noire comme la nuit, avec des sabots, du crin et même un type sur le dos. Et bien, à ce moment, je me suis surpris à penser : « cool, avec ce coup de flippe, j’ai bien dû remonter à 180 battements par minutes ».

Il paraît que juste avant de mourir, tu vois ta vie entière défiler devant tes yeux. Mais voir un cardio qui s’affole, c'est amusant aussi.

Un téléphone acheté = un cheval offert
Tout ça pour dire, le cardio, c’est rigolo. Pour ceux que ça intéresse, le mien est le fameux polar RS-100 (je dis fameux parce qu’il est assez populaire). Il gère pas mal de trucs, et notamment le fractionné, ce qui est plutôt sympa. Toutefois la capacité à courir ne dépend pas que du cœur, il faut au moins gérer en plus la fatigue musculaire (cuisses, mollets, pieds) et la respiration (qui, chez moi, devient parfois nettement consciente).

22 avril 2008
Made in Spreadshirt
Attention, billet politique.
Il va y avoir du sang sur les murs, et je taillade dans tous les camps.
Second et troisième degrés inclus dans le pack (même moi je m'y perds).
Quand on ne s'intéresse absolument pas au sport, on se moque de ces supporters de foot qui brandissent leurs écharpes et autres drapeaux fanatiques, on raille les dingues qui partent au stade grimés comme un jour d'halloween, et la qualité de l'arbitrage de n'importe quel match de n'importe quel sport nous indiffère totalement, l'arbitre peut bien sortir de sa poche un carton rose ou une dame de pique, on s'en fout !
Oui mais, quand on ne s'intéresse absolument pas au sport, on s'inquiète de savoir si le Paris-Dakar arrivera bien à Dakar cette année, on s'émeut de voir Laure pleurer alors que cette cruche est arrivée troisième et il y en a qui prendraient bien sa place, et on se demande si on va ou pas boycotter les JO.
Pour ceux qui auraient loupé (on se demande comment) la polémique qui tourne autour des JO, les médias se font une joie de simplifier tout à l'extrême à grand coup de manichéisme, histoire qu'on choisisse aisément son camp. En gros, le monde international planétaire de la Terre d'ici vient de se réveiller en découvrant que le pauvre Tibet était opprimé par la vile Chine. Les emprisonnements arbitraires pour avoir crié "Tibet libre !" ne sont pas d'hier, mais les médias ont décidé de faire monter la mayo maintenant, et les rédacteurs et programmateurs se réjouissent de ce "nouveau" sujet d'"actualité" qui tombe comme une manne (et en même temps ils le craignent parce que si les Jeux sont boycottés, à quoi ça sert d'en payer les droits de diffusion, hein ? Encore un coup monté contre TF1...).
Bref, pour illustrer tout ça, il y a cette terrifiante vidéo (clique ici si t'es cap) de la flamme olympique passant dans notre facétieux pays. Faut-il défendre la libre expression ou l'esprit fraternel du sport ? Faut-il vociférer violemment contre un pauvre passeur de flamme, ou caresser le CIO dans le sens de la matraque ?
Voici ce qu'en pense Steph :
Diagana critique le CIO
envoyé par LepointTV
Bon, et moi dans tout ça, vais-je boycotter les JO ? Je ne suis même pas certain d'avoir à me poser la question, je n'ai pas de télé. C'était pas prévu que je participe aux Jeux non plus, enfin, pas que je sache. Donc boycotter, ça veut dire quoi ?
Je murissais tranquillement la question (et la réponse), quand Spreadshirt m'envoya un e-mailing désopilant.
Spreadshirt est une société qui fabrique des t-shirt, et les internautes peuvent choisir le motif qu'ils souhaitent y appliquer. Comme tout ça joue avec la mode du web 2.0, le site est participatif, et incite les internautes à envoyer leurs propres motifs (c'est d'ailleurs comme ça que je me suis fait un t-shirt "Mad Runner" mais n'en parlez à personne c'est un secret).
Et donc, beaucoup d'internautes ont proposé des motifs scandant à tout bout de champ (de coton) : "Tibet libre !". La société Spreadshirt s'est donc vue malgré elle impliquée dans le débat politique. Voici comment elle s'en tire (je cite) :
Notre activité
est animée par l’auto-expression des individus. Nous sommes parfois confrontés à
de difficiles prises de positions - nous voulons le plus souvent que tous les
avis soient représentés. Actuellement, beaucoup de membres de notre communauté
veulent afficher leur opinion concernant le Tibet. Nous vous adressons cet email
pour mettre en lumière leurs créations de motifs en faveur du Tibet. Aussi, à
vous de décider si cela correspond à votre point de vue.
Donc Spreadshirt tente vaguement de rester neutre, histoire de ne choquer aucun client. Cette volonté de préserver tout le monde est assez amusante (moi qui croise des commerciaux de temps à autre, j'imagine en ricanant à quel point la prise de décision a due être difficile, les décisionnaires doivent encore en transpirer à grosses gouttes). Finalement, pour ne pas vexer les contributeurs, Spreadshirt ajoute :
En signe de soutien pour un Tibet libre, pour notre liberté d’expression et
celle de notre communauté, nous reverserons 5€ par article acheté et imprimé
avec l’un des 5 motifs présentés ci-dessus jusqu’au 31 mai 2008 à Amnesty
International.
Bien joué ! Ils ont retourné le problème en leur faveur, associant la liberté d'expression du Tibet à celle de leur clients, et se positionnant comme une société quasi-caritative ! Un joli coup marketing que j'applaudis des deux manches.

Je trouve le t-shirt bleu délicieusement provocateur. Et les crêtes de l'Himalaya aussi, tiens.
Pour finir, je n'ai donc pas résisté à l'effet de buzz autour des JO, preuve s'il en était besoin de l'influence des médias.
Je sais pas si vous voyez bien le truc : à l'origine ce billet devait être un comparatif coton / fibre technique.
Mais je file un mauvais coton, j'ai la fibre politique...
11 janvier 2008
Course aux soldes
Quand on roule sa bosse dans les forums de Course à Pied et qu'on traine ses guêtres dans les blogs de marathoniens, il en est toujours pour râler après le coût des participations à une course (ce qui est absurde quand les organisateurs de la compétition ne demandent pas plus de 15 euros, mais qui prend tout son sens dans les courses d'ultra à plus de 1000 euros).
En ce qui me concerne, le prix n'est pas réellement un barrage dans la mesure où il n'excède pas les 30 euros. Mais je sens que je vais grincer des dents le jour où je déciderai de payer 70 euros mon Marathon de Paris (je n'ai pas dit que c'était pour cette année, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit bande de petits galopins taquins).
Ajoutez à ça le fait que je fais croire à tout le monde que je suis étudiant, et sur fond de guérilla sociale pour le pouvoir d'achat, et vous comprendrez pourquoi j'attendais les soldes l'écume aux lèvres et les crocs au vent. Mais je stoppe la diarrhée verbale que je suis en train de vous pondre, pour vous montrer quel achat running j'ai fait pas plus tard que dans la folie du jeudi. Voici, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, les NB 756 :

Remarquez comme la semelle est jolie. C'est con, on ne la verra jamais...
Et pour dynamiser un peu cet article qui s'enlise, j'ai décidé d'interviewer cette nouvelle acquisition.
Moi : Bonjour, et merci de m'accorder un peu de votre temps.
NB 756 : Je vous en prie c'est bien normal, après tout vous venez de m'acheter.
Moi : Pour commencer, pouvez-vous m'expliquer ce que signifie votre nom ?
NB 756 : N'y voyez aucun message extra-terrestre ou satiro-politique, il s'agit simplement des initiales de New Balance, auxquelles les concepteurs on ajouté un chiffre qui permet de me classer dans une gamme. Ainsi, les 911 par exemple sont dans une gamme supérieure.
Moi : Intéressant. Mais pourquoi n'ai-je pas acheté des 911, alors ?
NB 756 : Parce que ta pointure n'y était plus, banane. Les soldes, c'est la guerre.
Moi : Moui, bon... et pourquoi est-ce que je vous porterai aux pieds, alors que j'ai encore Charybde et Scylla qui squattent mon vestibule peinards ?
NB 756 : Parce que j'ai plein de trucs rigolos : un amorti Abzorb (avec l'acczent allemand), un laçage N-Lock qui se détache jamais, un système Stability Web de la mort, un Lightning Dry de l'apocalypse, un...
Moi : Ouais bon, ça va, on a compris. Mais mes Asics ont aussi quelques gadgets du même accabit, tu crois quoi ?
NB 756 : Haaa... mais les pauvres commencent à doucement fatiguer. 1500 km par paire, c'est un maximum. Alors elles en sont pas encore là, mais il faut prévoir la relève, et surtout changer en douceur. Garde tes Asics pour l'entraînement, mais porte les NB 756 pour les compèt. et les fractionnés.
Moi : Ha ouais, pas con. Mais sinon, ça coûte combien ce business, là ?
NB 756 : Un chiffre rond comme on les aime : 100 euros. Mais pour toi veinard, les soldes ont baissé le prix à 60€. Elle est pas belle cette affaire ?
Moi : Ouais, je crois que j'ai trouvé chaussure à mon pied...
01 septembre 2007
Charybde & Scylla
Et voilà mes nouvelles chaussures, qui vont m'accompagner sur les 1000 prochains kilomètres, donc à priori pendant encore un bon moment...
J'ai appelé la chaussure de droite Charybde et celle de gauche Scylla, en hommage à ce bon vieux duo de la mythologie grecque. Vous connaissez peut-être l'expression "passer de Charybde en Scylla", qui revient un peu à "aller de mal en pis". A l'origine j'avais donné ce nom à mes nouvelles godasses en pensant que ça évoquerait une sorte de malédiction à mes adversaires runners, puisque chaque pas effectué me permet de les devancer davantage.
Mais aujourd'hui, je me demande si cela ne rappelle pas mes propres maux, puisque j'ai eu une tendinite (guérie !) là où est Charybde maintenant, et que j'ai mal au genou du côté de Scylla (ça m'empêche de courir plus de 45 minutes...).
Voilà pour le côté romanesque de mes chaussures :)
Et maintenant, précisons un peu les choses :

Techniquement, il s'agit de Asics Gel-Mohawk.
Elle remplacent avantageusement mes précédentes Kalenji (qui sont merdiques à souhait, mais qui peuvent encore servir si l'envie me prend de courir dans une rivière ou sur des braises ardentes par exemple).
A un prix correct pour des chaussures semi-pro, voire de débutant (ce que je suis, je ne le nie pas), mes Asics offrent tout de même un bon maintien grâce à une tige synthétique et mesh, alliée au concept Trusstic pour la stabilité.
J'ai vérifié qu'elles correspondaient bien au terrain que je parcours (route et terre battue), ainsi qu'à mon type de pied (universel, et pas pronateur par exemple).
Mais ce qui m'a séduit, c'est surtout la technologie Gel au talon, qui accroît sensiblement l'amorti, et permet une sorte de rebond qui donne l'impression que les chaussures courent toutes seules !
Avec ça, les risques de blessure devraient être atténués (c'est la seule raison qui m'a poussé à changer de chaussures, d'ailleurs).
Et vous, comment avez-vous choisi vos chaussures ?
18 juillet 2007
Que la lumière soit !
Je tiens aujourd'hui à vous présenter ma toute dernière acquisition :
Une lampe frontale Petzl Tikka.
3 LED projettent un faisceau de lumière blanche jusqu'à 27 mètres, produisant un éclairage large, avec une autonomie de 120 heures. Le tout résistant à la pluie et à la neige, pesant à peine 78 grammes (batteries comprises) et avec une garantie de 3 ans.
J'ai déjà donné un p'tit nom à cette compagne nocturne : Galad (ce qui signifie ni plus ni moins "lumière").
Voici une photo de la bête, avec 2 de ses soeurs :

Galad me sera bien utile pour courir la nuit, car la lueur de la Lune, si belle soit-elle est souvent bien insuffisante pour y voir vraiment clair.
Les premiers tests que j'ai effectué avec Galad (marches dans la nuit avignonnaise) m'ont confirmé qu'à priori, c'est vraiment l'accessoire indispensable du coureur nocturne.
Et ça tombe bien, je vais en avoir besoin pour le prochain défi...