22 avril 2008
Made in Spreadshirt
Attention, billet politique.
Il va y avoir du sang sur les murs, et je taillade dans tous les camps.
Second et troisième degrés inclus dans le pack (même moi je m'y perds).
Quand on ne s'intéresse absolument pas au sport, on se moque de ces supporters de foot qui brandissent leurs écharpes et autres drapeaux fanatiques, on raille les dingues qui partent au stade grimés comme un jour d'halloween, et la qualité de l'arbitrage de n'importe quel match de n'importe quel sport nous indiffère totalement, l'arbitre peut bien sortir de sa poche un carton rose ou une dame de pique, on s'en fout !
Oui mais, quand on ne s'intéresse absolument pas au sport, on s'inquiète de savoir si le Paris-Dakar arrivera bien à Dakar cette année, on s'émeut de voir Laure pleurer alors que cette cruche est arrivée troisième et il y en a qui prendraient bien sa place, et on se demande si on va ou pas boycotter les JO.
Pour ceux qui auraient loupé (on se demande comment) la polémique qui tourne autour des JO, les médias se font une joie de simplifier tout à l'extrême à grand coup de manichéisme, histoire qu'on choisisse aisément son camp. En gros, le monde international planétaire de la Terre d'ici vient de se réveiller en découvrant que le pauvre Tibet était opprimé par la vile Chine. Les emprisonnements arbitraires pour avoir crié "Tibet libre !" ne sont pas d'hier, mais les médias ont décidé de faire monter la mayo maintenant, et les rédacteurs et programmateurs se réjouissent de ce "nouveau" sujet d'"actualité" qui tombe comme une manne (et en même temps ils le craignent parce que si les Jeux sont boycottés, à quoi ça sert d'en payer les droits de diffusion, hein ? Encore un coup monté contre TF1...).
Bref, pour illustrer tout ça, il y a cette terrifiante vidéo (clique ici si t'es cap) de la flamme olympique passant dans notre facétieux pays. Faut-il défendre la libre expression ou l'esprit fraternel du sport ? Faut-il vociférer violemment contre un pauvre passeur de flamme, ou caresser le CIO dans le sens de la matraque ?
Voici ce qu'en pense Steph :
Diagana critique le CIO
envoyé par LepointTV
Bon, et moi dans tout ça, vais-je boycotter les JO ? Je ne suis même pas certain d'avoir à me poser la question, je n'ai pas de télé. C'était pas prévu que je participe aux Jeux non plus, enfin, pas que je sache. Donc boycotter, ça veut dire quoi ?
Je murissais tranquillement la question (et la réponse), quand Spreadshirt m'envoya un e-mailing désopilant.
Spreadshirt est une société qui fabrique des t-shirt, et les internautes peuvent choisir le motif qu'ils souhaitent y appliquer. Comme tout ça joue avec la mode du web 2.0, le site est participatif, et incite les internautes à envoyer leurs propres motifs (c'est d'ailleurs comme ça que je me suis fait un t-shirt "Mad Runner" mais n'en parlez à personne c'est un secret).
Et donc, beaucoup d'internautes ont proposé des motifs scandant à tout bout de champ (de coton) : "Tibet libre !". La société Spreadshirt s'est donc vue malgré elle impliquée dans le débat politique. Voici comment elle s'en tire (je cite) :
Notre activité
est animée par l’auto-expression des individus. Nous sommes parfois confrontés à
de difficiles prises de positions - nous voulons le plus souvent que tous les
avis soient représentés. Actuellement, beaucoup de membres de notre communauté
veulent afficher leur opinion concernant le Tibet. Nous vous adressons cet email
pour mettre en lumière leurs créations de motifs en faveur du Tibet. Aussi, à
vous de décider si cela correspond à votre point de vue.
Donc Spreadshirt tente vaguement de rester neutre, histoire de ne choquer aucun client. Cette volonté de préserver tout le monde est assez amusante (moi qui croise des commerciaux de temps à autre, j'imagine en ricanant à quel point la prise de décision a due être difficile, les décisionnaires doivent encore en transpirer à grosses gouttes). Finalement, pour ne pas vexer les contributeurs, Spreadshirt ajoute :
En signe de soutien pour un Tibet libre, pour notre liberté d’expression et
celle de notre communauté, nous reverserons 5€ par article acheté et imprimé
avec l’un des 5 motifs présentés ci-dessus jusqu’au 31 mai 2008 à Amnesty
International.
Bien joué ! Ils ont retourné le problème en leur faveur, associant la liberté d'expression du Tibet à celle de leur clients, et se positionnant comme une société quasi-caritative ! Un joli coup marketing que j'applaudis des deux manches.

Je trouve le t-shirt bleu délicieusement provocateur. Et les crêtes de l'Himalaya aussi, tiens.
Pour finir, je n'ai donc pas résisté à l'effet de buzz autour des JO, preuve s'il en était besoin de l'influence des médias.
Je sais pas si vous voyez bien le truc : à l'origine ce billet devait être un comparatif coton / fibre technique.
Mais je file un mauvais coton, j'ai la fibre politique...
11 janvier 2008
Course aux soldes
Quand on roule sa bosse dans les forums de Course à Pied et qu'on traine ses guêtres dans les blogs de marathoniens, il en est toujours pour râler après le coût des participations à une course (ce qui est absurde quand les organisateurs de la compétition ne demandent pas plus de 15 euros, mais qui prend tout son sens dans les courses d'ultra à plus de 1000 euros).
En ce qui me concerne, le prix n'est pas réellement un barrage dans la mesure où il n'excède pas les 30 euros. Mais je sens que je vais grincer des dents le jour où je déciderai de payer 70 euros mon Marathon de Paris (je n'ai pas dit que c'était pour cette année, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit bande de petits galopins taquins).
Ajoutez à ça le fait que je fais croire à tout le monde que je suis étudiant, et sur fond de guérilla sociale pour le pouvoir d'achat, et vous comprendrez pourquoi j'attendais les soldes l'écume aux lèvres et les crocs au vent. Mais je stoppe la diarrhée verbale que je suis en train de vous pondre, pour vous montrer quel achat running j'ai fait pas plus tard que dans la folie du jeudi. Voici, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, les NB 756 :

Remarquez comme la semelle est jolie. C'est con, on ne la verra jamais...
Et pour dynamiser un peu cet article qui s'enlise, j'ai décidé d'interviewer cette nouvelle acquisition.
Moi : Bonjour, et merci de m'accorder un peu de votre temps.
NB 756 : Je vous en prie c'est bien normal, après tout vous venez de m'acheter.
Moi : Pour commencer, pouvez-vous m'expliquer ce que signifie votre nom ?
NB 756 : N'y voyez aucun message extra-terrestre ou satiro-politique, il s'agit simplement des initiales de New Balance, auxquelles les concepteurs on ajouté un chiffre qui permet de me classer dans une gamme. Ainsi, les 911 par exemple sont dans une gamme supérieure.
Moi : Intéressant. Mais pourquoi n'ai-je pas acheté des 911, alors ?
NB 756 : Parce que ta pointure n'y était plus, banane. Les soldes, c'est la guerre.
Moi : Moui, bon... et pourquoi est-ce que je vous porterai aux pieds, alors que j'ai encore Charybde et Scylla qui squattent mon vestibule peinards ?
NB 756 : Parce que j'ai plein de trucs rigolos : un amorti Abzorb (avec l'acczent allemand), un laçage N-Lock qui se détache jamais, un système Stability Web de la mort, un Lightning Dry de l'apocalypse, un...
Moi : Ouais bon, ça va, on a compris. Mais mes Asics ont aussi quelques gadgets du même accabit, tu crois quoi ?
NB 756 : Haaa... mais les pauvres commencent à doucement fatiguer. 1500 km par paire, c'est un maximum. Alors elles en sont pas encore là, mais il faut prévoir la relève, et surtout changer en douceur. Garde tes Asics pour l'entraînement, mais porte les NB 756 pour les compèt. et les fractionnés.
Moi : Ha ouais, pas con. Mais sinon, ça coûte combien ce business, là ?
NB 756 : Un chiffre rond comme on les aime : 100 euros. Mais pour toi veinard, les soldes ont baissé le prix à 60€. Elle est pas belle cette affaire ?
Moi : Ouais, je crois que j'ai trouvé chaussure à mon pied...
01 septembre 2007
Charybde & Scylla
Et voilà mes nouvelles chaussures, qui vont m'accompagner sur les 1000 prochains kilomètres, donc à priori pendant encore un bon moment...
J'ai appelé la chaussure de droite Charybde et celle de gauche Scylla, en hommage à ce bon vieux duo de la mythologie grecque. Vous connaissez peut-être l'expression "passer de Charybde en Scylla", qui revient un peu à "aller de mal en pis". A l'origine j'avais donné ce nom à mes nouvelles godasses en pensant que ça évoquerait une sorte de malédiction à mes adversaires runners, puisque chaque pas effectué me permet de les devancer davantage.
Mais aujourd'hui, je me demande si cela ne rappelle pas mes propres maux, puisque j'ai eu une tendinite (guérie !) là où est Charybde maintenant, et que j'ai mal au genou du côté de Scylla (ça m'empêche de courir plus de 45 minutes...).
Voilà pour le côté romanesque de mes chaussures :)
Et maintenant, précisons un peu les choses :

Techniquement, il s'agit de Asics Gel-Mohawk.
Elle remplacent avantageusement mes précédentes Kalenji (qui sont merdiques à souhait, mais qui peuvent encore servir si l'envie me prend de courir dans une rivière ou sur des braises ardentes par exemple).
A un prix correct pour des chaussures semi-pro, voire de débutant (ce que je suis, je ne le nie pas), mes Asics offrent tout de même un bon maintien grâce à une tige synthétique et mesh, alliée au concept Trusstic pour la stabilité.
J'ai vérifié qu'elles correspondaient bien au terrain que je parcours (route et terre battue), ainsi qu'à mon type de pied (universel, et pas pronateur par exemple).
Mais ce qui m'a séduit, c'est surtout la technologie Gel au talon, qui accroît sensiblement l'amorti, et permet une sorte de rebond qui donne l'impression que les chaussures courent toutes seules !
Avec ça, les risques de blessure devraient être atténués (c'est la seule raison qui m'a poussé à changer de chaussures, d'ailleurs).
Et vous, comment avez-vous choisi vos chaussures ?
18 juillet 2007
Que la lumière soit !
Je tiens aujourd'hui à vous présenter ma toute dernière acquisition :
Une lampe frontale Petzl Tikka.
3 LED projettent un faisceau de lumière blanche jusqu'à 27 mètres, produisant un éclairage large, avec une autonomie de 120 heures. Le tout résistant à la pluie et à la neige, pesant à peine 78 grammes (batteries comprises) et avec une garantie de 3 ans.
J'ai déjà donné un p'tit nom à cette compagne nocturne : Galad (ce qui signifie ni plus ni moins "lumière").
Voici une photo de la bête, avec 2 de ses soeurs :

Galad me sera bien utile pour courir la nuit, car la lueur de la Lune, si belle soit-elle est souvent bien insuffisante pour y voir vraiment clair.
Les premiers tests que j'ai effectué avec Galad (marches dans la nuit avignonnaise) m'ont confirmé qu'à priori, c'est vraiment l'accessoire indispensable du coureur nocturne.
Et ça tombe bien, je vais en avoir besoin pour le prochain défi...