20 juin 2008
Le 10km du XIIème arrondissement
Il y a des fois, à Paris, où des dingues se réunissent pour courir super tôt. Genre départ à 9h15, tu vois le topo. Et puis des fois, ils portent même un dossard, et y'a d'autres gens qui applaudissent, autour. Tout ça dans un Paris si calme que tu te croirais en vacances. Et ces gens qui courent, c'est pas tous des super héros, tu vois. Y'a du retraité, y'a de la mère de famille, y'a des gens normaux, comme toi et moi. Et ils se défoulent.
Je voulais témoigner de ça.
Et puis filmer ou photographier de l'intérieur, ça fait longtemps que ça me tentait.
Le résultat mauvais on y voit que dalle est très mitigé, mais ça me donne envie de pousser le bouchon plus loin, Maurice.
10km du XIIème 2008
envoyé par Triangle_
11 juin 2008
Poweriser
Il y a un débat auquel on est invariablement confronté dès lors que l'on veut courir plus vite : faut-il augmenter sa foulée (faire des plus grandes enjambées) ou augmenter sa fréquence (faire plus de pas dans un même temps) ?
Ce sont deux écoles qui s'opposent, et à vous de choisir celle qui vous séduit le plus. Naturellement, les petits malins font les deux, augmentent leurs foulées et leur fréquence, et grugent tout le monde.
Attardons nous juste un peu sur comment augmenter sa foulée (avec du fun si possible merci). Certains vont vous dire qu'il faut travailler la tonicité de vos appuis (en fait ça veut juste dire qu'il faut bien avoir les pieds sur terre), d'autres argueront que tout se joue au niveau du rapport qualité d'amorti/stimulation semelle (en fait ça veut juste dire qu'il faut éviter de courir en sandalettes) et d'autres vous dirons que la confiture à l'orange n'est pas si mauvaise après tout.
Mais une bande d'innovateurs rusés comme des goupils de compétitions ont imaginé la chaussure de demain :

Le concept était bien présent, il ne restait qu'à bosser un peu le design. Et en action, force est de constater que ces engins, les poweriser, ont du style...
Poweriser Showteam Europe - Paris 2008
envoyé par rise-up
Ces échasses urbaines propulsent à 2 mètres de haut et 3 de long. 5 minutes suffisent pour apprendre à marcher, 10 minutes pour courir (les sauts plus techniques demandent quelques heures d'entrainement, pour roder à la fois le matos et le type qui l'utilise).
On est tout de même enclin a se demander pourquoi ces bidules sauteurs ne se sont pas davantage démocratisé. La réponse est fort simple : pour le moment, ça reste une techno très chère (compter 500€ la paire). Mais la popularité déjà importante de cet équipement pourrait encore grimper et faire baisser les prix.
En attendant, c'est dans les cuisses qu'il faut trouver nos ressorts !
Pus d'infos sur www.poweriser.fr (non, je ne suis pas payé pour faire de la pub :p)
20 mai 2008
Désertion provisoire
Il n'y aura pas d'article pondu sur ce blog cette semaine (et même celui que vous êtes en train de lire en ce moment a été écrit il y a quelques jours) pour une raison simple :

Je me fais un trek en solitaire autour du strato-volcan cantalais.
Mes étapes sont les suivantes :
J0 - Strasbourg (semi-marathon)
J1 – Paris -> Murat – Col Prat de Bouc
J2 - Col Prat de Bouc – Mandailles (via Thiézac)
J3 - Mandailles – le Fau
J4 - Le Fau – Falgoux
J5 - Falgoux – Lavialle (le Claux)
J6 - Lavialle – Lioran
J7 - Lioran - Murat
Vous aurez bien sûr droit à un compte-rendu de mes pérégrinations à mon retour, photos à l'appui.
En attendant, vous pouvez voir la météo qu'il fait où je suis en cliquant sur ce truc :
10 mai 2008
C'est la goutte qui fait déborder le verre à moitié plein
Un article certes un peu long, mais j'ai des choses à vous dire pour votre santé, alors pouet.

L'équipe de la mad-rédaction n'a pas hésité à mouiller le maillot
Il fait terrriblement chaud (avec 3 "r" à terrrible parce c'est vraiment très terrrible, et avec un "d" à chaud parce que "chat échaudé craint l'eau froide"). On est début mai, le temps du muguet, des hirondelles qui font le printemps haussmann, le temps du bourgeonnage bourgeonnant des bourgeois bourgeons bourgeoyant, et pourtant, il fait terrriblement chaud.
Alors, comme disent les bègues, "on ne le répètera jamais assez", il faut boire ! Les marketeux par contre, ne disent plus depuis longtemps qu'il faut "boire", peut-être parce que ça leur rappelle la fiesta un peu trop arrosée de la veille et la gueule de bois matinale. Et justement, c'est par ce genre de gueule de bois qu'on a parfois les meilleures idées, et quoiqu'il en soit, on parle maintenant de correctement "s'hydrater" (avec une eau naturellement riche en blabla aqueux, verbeux, et pompeux).
Ça n'a l'air de rien, cette petite nuance, et pourtant il y a déjà de l'eau dans le gaz, car pendant que certains vous vendent l'hydratation, d'autres pubeux préfèrent surfer sur la vague du "rafraichissant". C'est frais, c'est glacé, ça gèle, même les pingouins en claquent du bec (par contre pour respecter la sacro-sainte chaine du froid en camions réfrigérants, la planète se réchauffe, mais c'est une autre histoire).
Pourtant, dans les deux cas, hydratant et rafraichissant, le principe est le même : Boire.

Le paradoxe des plages de la mer du Nord : une eau glacée, mais une plage torride
Et là dessus se ballade une idée fort taquine du grand public parmi lequel fraye le voyageur du dimanche, qui est la suivante : Oui mais, de toute façon, ça désaltère plus de boire de l'eau chaude. La preuve, les touaregs du Sahara le font ! Et le public d'imaginer les hommes bleus du désert s'arrêter en plein soleil sur une belle dune pour prendre le thé de 17h dans des tasses en argent ciselé et l'auriculaire aristocratiquement levé.

Que de bons souvenirs, ce thé à la menthe et au miel !
Bon, alors, qui doit-on croire ? l'eau hydratante, le froid qui rafraichit, ou le thé qui désaltère ? Et quelle est la température idéale pour boire avec cette foutue chaleur qui nous tanne le cuir et métamorphose notre pauvre gorge en un aride goulot desséché ?
Vous saurez-tout dans notre dossier spécial Info / Intox sur l'okapi amérindien à crinière rase.
Ou juste en lisant la suite de cet article, finalement.
En fait c'est très simple, il ne faut simplement pas tout confondre, et je me suis évertué depuis le début de ce billet à bien scinder les choses. Pour déterminer à quelle température vous devez boire votre eau, vous devez d'abord vous poser la question suivante : Est-ce que je souhaite apporter rapidement à mon corps l'eau dont il a besoin, ou bien est-ce que je souhaite faire baisser la température de mon corps ? En 3 mots : Hydratation ou Rafraichissement ?
Si vous voulez vous hydrater, buvez de l'eau tiède (30°C environ). Cette température est idéale pour faire passer très rapidement l'eau dans l'organisme, et qu'il en profite un max. En effet, tout aliment que vous ingérez arrive dans votre estomac en moins de 5 secondes, mais ensuite ça reste là tant que les nutriments ne sont pas arrivés à la température du corps (37°C). De là le mythe du bédouin et son thé brulant, en réalité une boisson tiède, à moins que ce ne soit pour se réchauffer (car on se gèle la nuit, dans le désert sans nuages). L'eau est utilisée ainsi de manière efficiente, rentable, car le corps l'assimile entièrement.
Si vous voulez vous rafraichir, buvez de l'eau fraiche (10°C environ). C'est évident que le froid va bien rafraichir le corps, mais vous ne pouvez boire d'eau glacée sans prendre le risque de malmener votre estomac (qui digère déjà presque rien quand on court). Concrètement, il y a des risques de crampes d'estomac, nausées, vomissements, diarrhées, bref, que des trucs joyeux, quoi. A noter aussi qu'il faut plus d'eau fraiche pour s'hydrater que d'eau tiède, car une partie est rejetée.

Enfin, de toute façon, quand on passe aux ravitos, on n'a guère le choix de la température...
03 mai 2008
Fais ce qu'il te plait !
Sum 41 underclass hero
envoyé par korhead
Je sais pas trop ce qui s'est passé. J'ai dû faire une overdose de sommeil. Ajoutez à ça un plein soleil estival, et le monde avait changé.
Je me suis remis à écouter du punk de jeunes branleurs surfeurs californien, à fond, et j'ai troqué mon ensemble BCBG pour un baggy délavé large, Vans délassées aux pieds, et lunettes de soleil sur le front.
Les couleurs de l'univers étaient devenues tera-saturées comme dans une série américaine, les gens étaient beaux, et même le métro me paraissait fun tel mon vieux complice des tunnels aux graffs psychédéliques.
Tout d'un coup, j'ai eu l'impression d'être en vacances, sûr que ces badauds dans la rue revenaient de la plage.
J'ai peint des flammes sur ma voiture, j'ai humé des palmiers imaginaires et des pâquerettes bien réelles dans un jardin public, j'ai dit bonjour à des inconnus, et j'ai pris l'air le plus insouciant de mon répertoire d'air insouciant.
Il y avait des mots qui flottaient autour de moi, des "fiesta et martini", des "string et parasol", des "pinède et rigolade", et tous ces mots sautaient, chantaient, dansaient, buvaient des diabolo fraise, sous le chaleureux soleil du mois de mai.

Il y a des jours sans, et des jours avec. Ce samedi-là était de la seconde catégorie, et j'ai pas pu m'empêcher d'aller courir dans la forêt pour voir si les écureuils étaient de mon avis (et ils l'étaient !).
30 avril 2008
Iron Slip

Il était une fois...
- T'as entendu parler de Pistorius, gamin ?
- gné ? bah nan c'est quoi, vieux con aigri ?
- C'est un type qui voulait courir aux JO, comme toi, mais avec des jambes en fibres de carbone.
- Comment ça ? Il a de fausses jambes ?
- Mais ouais, c'est comme ta cravate, comme ces gamines, tout est synthétique !
- Whaaa... mais ça déchire grave, ça ! Je veux les mêmes ! Et après, à moi la victoire !
- Hé ouais. C'est beau la science, hein ? Aller, prends ta loupe, runner de mes deux.
- M... Meeerde !! J'me suis fait un bras synthétique de la mort ! J'me suis bien planté, là.
Ça va pas me faire courir plus vite cette connerie bionique !
- Écoute, sombre conne, j'me suis gouré comme un noob. C'est la honte, là !
- Abruti, tu sais bien que tout ce qui nous intéresse se trouve sous la ceinture...
- Mouhahahaha !!! Ça y est ! Cette fois j'ai les jambes bioniques ! Je vais gagner les JO !
OK, j'ai tout le reste de l'armure avec, mais je vois pas où est le problème, hein.
- Haaaa !! Mais c'est pas vrai ! Ce foutu bras, encore lui, est trop lourd !
bouhouhou... Ne pourrais-je donc jamais tricher au JO ?
29 avril 2008
"I could win a marathon..."

(cliquez sur l'image pour agrandir)
13 avril 2008
:s ^^
Extrait de conversation IRC (récupéré ici) :
<chik&class> j'ai envie de le faire avec toi
<miss billie> hein ?
<chik&class> de sentir ton corps près du mien
<miss billie> :$
<chik&class> j'ai envie que ton coeur batte de plus en plus fort
<chik&class> de transpirer avec toi que l'on soit essouflés et qu'on aille jusqu'au bout sans jamais s'arreter
<miss billie> et tu me dis ca comme ca sur msn :s:s, j'aurais préféré que ce soit en face ^^
<chik&class> ca te dirais un jogging?
Voilà, ça c'est fait.
Promis, un vrai billet est dans les tuyaux et arrive bientôt...
09 avril 2008
Histoire d'un soir
Je lace mes chaussures soigneusement. En tout cas j'en fais la tentative, car aussi improbable que cela puisse paraitre, les nombreuses années d'entrainement à lacer sans me lasser produisent encore des laçages assez approximatifs, parfois trop serrés, parfois pas assez. De toute façon, je ne sais pas positionner correctement la languette, et j'ignore jusqu'à la technique idéale de l'enfilage de chaussette. Enfin, mes pauvres pieds en ont vu d'autres, et ce n'est pas ce soir qu'ils viendront se plaindre : je ne sors pas très longtemps.
A peine dehors, l'air froid m'assaillit de bourrasques désagréables, comme si le vent voulait jouer avec moi. Mais je suis imperturbable, j'ai un objectif à remplir, et j'irai jusqu'au bout. Soudain, sans prévenir, la neige qui m'a sans doute entendu penser, se met à choir en flocons fondants.

J'entame ma course doucement, longeant le périphérique parisien qui ronronne à quelques mètres de chez moi. Les illuminations artificielles de la nuit sont agressives, à tel point qu'on distingue à peine la lune (surtout que dès que je lève la tête, des dizaines de flocons kamikazes se jettent dans mes yeux). Spots braqués, phares dévisageurs, lignées de lampadaires qui, telle une procession de pèlerins en marche, éclairent la route ; les flux de lumières brutalisent plus qu'ils n'aident.
Mon souffle produit de la vapeur, à croire que je suis devenu une de ces machines fulminantes qui passent en brouhaha incessant. J'essaie vainement de produire des ronds de vapeur pour oublier l'air qui me glace. Mais qu'importe, j'arrive déjà au terme de ma course.
La Porte est là, et devant elle se trouve un gardien tout de noir vêtu. Il ne prononce pas un mot, et ne fait qu'esquisser un geste de dénégation de la tête. Le signe, aussi minimaliste qu'une interface de Google Exalead, est très clair : Je ne peux passer, la Porte est close, le gardien la garde. J'échange un regard emprunt de déception avec cet homme en noir qui hausse les épaules, presque malgré lui.
J'ai donc échoué dans ma mission de ce soir. Enfin pas totalement, il s'agissait d'une expérimentation. Je prends note intérieurement qu'en partant de chez moi à 21h52, il est peu probable de trouver le supermarché ouvert en y arrivant (le record est 21h48). Ce soir, le frigo est tristement vide, et je vais devoir me rabattre sur une tournée de pâtes. Peut-être que ça m'aidera à courir plus vite demain soir.
07 avril 2008
Matou Matin
Dure semaine, assez chargée professionnellement parlant, et le rythme ne semble pas vraiment se décider à freiner (surtout que j'essaie en parallèle de profiter de la vie culturelle de Paris à la moindre occasion). Du coup, pour tenir la fréquence des entrainements (même si, hélas, j'ai beaucoup de mal à tenir leur intensité), j'ai logiquement décidé de placer mes heures de courses le matin.

Chronocide, action de tuer le temps (et non l'inverse)
Je vous ai mitonné un avantages / inconvénients, du moins tel que je le perçois. Allez, hop, c'est parti :
Pourquoi c'est pas bien (bouh !! pas beau !!!) de courir le matin :
- Parce que je suis une étrange bestiole du soir et de la nuit, avec une horloge biologique calée sur celui de la chouette hulotte et du chat noir caucasien. Résultat, quand je me réveille le matin, j'ai le poil hirsute et la tête en vrac. Concrètement, il me faut au moins 20 30 minutes avant que mon échauffement ne me réveille, que ma tête prenne conscience qu'elle ne touche plus l'oreiller, et que je puisse entamer ma séance pour de bon.
- Le soir, si je veux faire durer l'entrainement, ou le commencer un peu plus tard, pas de problème ! Par contre le matin, c'est chronométré, je n'ai pas le droit à l'erreur au niveau du timing, je suis attendu en cours ou au bureau par ma "hiérarchie" (certes assez laxiste mais n'abusons point je vous prie).
- En plus d'être un ours fort peu matutinal, je me réveille avec une faim de loup groenlandais (c'est vous dire si mon état est sauvage au sortir du lit). Si je commence à courir dès le réveil, je suis pris entre le marteau et l'enclume l'envie de dévorer mon petit dèj quotidien (pour éviter l'hypoglycémie) et celle d'aller courir à jeun pour éviter la régurgitation intempestive (Amis poètes, bonsoir).
Pourquoi c'est génial (ça roXx du bitume !!!) de courir le matin :
- Parce que ça donne du punch pour la journée, l'air de rien. C'est paradoxal, puisqu'on se dépense, mais disons que ça réveille pour de bon. Enfin, c'est l'effet que ça me fait, mais c'est pas vrai pour tout le monde (faites le test !)
- Parce que ça libère la soirée, et j'en ai bien besoin ! Libertéééééé de faire n'importe quoi le soir !!!
- Parce que ça habitue aux courses en compétition qui sont, les fourbes, quasiment systématiquement le matin (et les fois où ce n'est pas le cas, le départ est à 14h, bonjour la digestion, c'est encore pire...)
- Parce qu'il parait qu'après une course, le pauvre choupinou de corps est tout stressé et c'est difficile de s'endormir. Perso, après la douche, je suis prêt à sombrer dans les abimes de mon lit sans aucun problème, mais c'est un soucis que peuvent rencontrer certaines personnes.
- Parce que ça fait fondre les mauvaises graisses pas belles (et j'espère que ça s'arrête aux graisses, parce que y'a des fois où je me dis que c'est carrément en train de m'attaquer le muscle ou l'os). Sérieusement, ça peut vous faire perdre vos fameux kilos en trop (si, si, tout le monde en a, des bourlets, c'est écrit dans tous les magazines féminins) et surtout, le corps finit par s'habituer à puiser l'énergie dans les tréfonds obscurs de l'organisme, et il choppe le coup de main pour les compèt "de longue durée" style marathon.

Matin ou soir, le soleil est toujours aussi orange. C'est à se demander ce qu'il traficote la nuit.
Bref, courir le matin, ça présente certains avantages qu'on ne peut nier, surtout que le soleil se lève avant 7h maintenant, donc plus d'excuse pour ne pas se lever. Et puis, il y a de toute façon un phénomène assez stupéfiant, qui fait qu'en prenant l'habitude de courir à une certaine heure, le corps va s'y adapter tout seul comme un grand, et finir par devenir plus (ré)actif à cette heure précise. Et ça c'est juste assez drôle pour que je change d'horaire de course.

Un chat qui baille, c'est mignon et effrayant à la fois. Et ça justifie un titre de billet. Sympa, chat.
Je me demande s'il n'y aurait pas moyen de courir n'importe quand, matin, midi, ou soir, pour que le corps apprenne à être actif à n'importe quelle heure. A tester.
Et toi, lecteur (ou lecteuze), t'es du matinou ou du soir ?
