21 mars 2009
"Rien ne sert de courir..."
Fablo nous rappelle que le marathon de Paris approche très très vite. Il a bien raison, c'est dans 2 semaines. Peut-être est-il même venu le moment de faire un petit bilan de sa prépa : est-ce que tout s'est passé comme sur le plan d'entrainement ? N'avez-vous pas loupé trop de séances ? Avez-vous accumulé assez de confiance en vous pour passer la ligne d'arrivée le jour J dans le temps que vous vous êtes imparti ?
En ce qui me concerne, je n'aurai jamais imaginé préparer aussi mal ma course. N'allez pas croire que ça me déprime, au contraire, je trouve amusant de voir le marathon se transformer en point d'interrogation énorme. Ca met du piment dans la sauce.
Pour rappeler les faits : Je ne me suis pas entrainé pendant 1 mois pour soigner une périostite, puis j'ai couru le semi de Paris, me blessant à nouveau (aponévrosite, d'après le médecin), me clouant encore 2 semaines (dont 1 avec béquilles).
Je reprends l'entrainement maintenant, pour une semaine à peine, avant d'arrêter de nouveau en vue du marathon. Inutile de vous dire que les pâtes et le powerade ne suffiront pas à me tirer sous les 3h30, objectif que je regarde s'envoler avec un grand sourire : Plus d'objectif = plus de pression.
Ma seule crainte est de réveiller une blessure en pleine course, qui m'obligerait à abandonner. Ca oui, ça m'énerverait. Mais pour le reste on va bien rigoler. Surtout au 30ème.
11 mars 2009
Ceci est mon corps
La première fois que j'ai couru pour de vrai, c'était il y a 2 ans, pour le semi marathon de Nancy.
J'étais vraiment novice en la matière, mais j'ai fait 1h45, ce qui m'a semblé tout à fait honnête. Je me suis même dit à ce moment que j'avais peut-être des prédispositions pour la CAP, étant léger, ayant le goût du dépassement de soi, et aimant courir.
Mais depuis ce temps, j'ai compris que j'avais surtout des prédispositions pour me blesser... (je suppose que c'est le surentrainement, ou plus précisément le fait que je ne m'entraine pas progressivement et que j'augmente ma charge de travail trop rapidement). Le dernier bobo en date, c'était une sorte de périostite. Résultat, j'ai pris mon mal en patience, et après un mois de repos, j'ai le sentiment que cette blessure ne se réveillera pas avant le marathon, ce qui est une excellente chose.
Mais... j'ai couru le semi de Paris dimanche dernier, et j'ai eu une douleur au pied en toute fin de parcours. J'ai mis ça sur le compte d'une crampe ou d'un mal passager. On est mercredi, j'ai encore mal quand je marche (et même un peu au repos).
J'en ai marre de me blesser. C'est drôle au début, mais là j'ai un marathon sur le feu quand même.
Bon, alors je vais compenser par une séance de piscine par jour jusqu'à ce que je n'aie plus mal.
Mon corps essaie-t-il de m'envoyer des signaux de détresse ?
(Et quelque part, aussi, je me demande si je ne devrais pas arrêter la CAP, ou alors poursuivre avec un coach)

08 mars 2009
Semi de Paris, version aquatique
Je reviens du semi de Paris, que j'ai squatté comme un touriste.
Mon but avoué pour cette "course" était de me faire une sortie longue dans les conditions du marathon.
Je suis parti trop vite. Mais mettez-vous à ma place, il fallait que j'aille à 12km/h (5min/km). J'ai du me forcer à ralentir. Mais j'allais encore trop vite. Enfin, du coup, je me suis bien marré. Je vous conseille de vous faire une course comme ça, en dessous de votre potentiel : franchement, on vit les choses différemment (avec le sourire et la pêche).
Et puis, quand est arrivé le 16ème kilomètre, j'ai commencé à ressentir la fatigue. Et même, j'avais enfin trouvé mon rythme de 5min/km. Fatigué au bout de 16km seulement. Il en reste 26. Donc là, j'ai décidé de me faire violence et de ne pas céder à la léthargie ambiante. J'ai couru 2 km en 9min, et puis la fatigue m'a rattrapée.
Bon, au final, je finis en 1h40 (au lieu des 1h45 que j'avais prévu initialement), et je suis rentré chez moi en courant.
Mais quand même, il faut que je travaille :
- mon départ : oui, c'est super facile au début, mais il faut VRAIMENT en garder sous le pied pour la fin ;
- mon endurance : d'après ce que j'ai vu aujourd'hui, je sens que le mur du 30ème ne sera pas qu'un mythe...
Sinon course sympa, hormis la foule de coureurs (bousculade sur les 5 premiers kilomètres), et le temps de merde (15km de pluie, ça trempe son homme, et un homme trempé, ça a froid). Enfin, il y a toujours autant de spectateurs et d'animation, et ça fait plaisir.
Et puis j'ai vu qu'ils avaient placé des défibrillateurs tous les kilomètres. J'ai encore vu un type s'écrouler (au kilomètre 4 seulement !). Bon, moi je sais déjà pas gérer un point de côté, alors je suis rassuré de voir qu'il y a des premiers soins pas loin (oui parce que ma technique de sauvetage sinon, c'est de dire au gars un truc du genre "t'inquiètes, tu va t'en sortir, la guerre est finie pour toi. tiens le coup John, tu va revoir ta famille. Ha tiens, voilà le curé pour l'extrême onction." On a vu plus efficace.)
02 mars 2009
Prépa marathon en 5 semaines !
C'est la reprise ! Après 4 semaines de non-entrainement pour cause de périostite, je me décide enfin à rechausser mes runnings, avec en ligne de mire le marathon de Paris dans 5 semaines.
Je dois dire que j'appréhendais beaucoup ce moment, ayant la crainte que la blessure se réveille en plein entrainement, mais finalement, ça s'est plutôt bien passé. Je n'ai couru que 50 minutes, à une allure tranquille, en utilisant le plus possible les terrains meubles (pour éviter les chocs), et je n'ai pas ressenti de douleur.
Pour le reste, j'ai constaté que j'étais devenu moins rapide et moins endurant, mais je pense que ça reviendra très vite. Je suis encore inquiet pour mon tibia, et je ne pense pas effectuer plus de 3 entrainements par semaines. De toute façon, je trouve ça drôle d'aller à un marathon avec une prépa aussi bancale. Je ne dirais peut-être plus ça au 30ème kilomètre, mais pour le moment, je me sens bien dans mon corps et dans ma tête, et je suis toujours aussi enthousiaste. Et même plus, car il y a un vrai défi maintenant !
Évidemment, ça sera sans doute assez difficile de tenir dans les objectifs que je m'étais fixé. On verra bien. Je vais me tester au semi de Paris, dimanche prochain. Ça devrait être le semi le plus lent que j'ai jamais couru, puisque que je vais le parcourir à allure marathon (soit 5min/km, soit un peu plus d'1h45 le semi).
Globalement, je suis content. Le soleil brille, et je suis de retour !

08 février 2009
Chancellement
Séance 1 : 75min : 3 km à 15 km/h (soit 4'00" /km) + footing
Séance 2 : 90min 15 min puis abandon (cause : douleur trop intense)
J'avais même une compèt. de prévue le dimanche, mais j'ai tout laissé tomber. Je ne cours plus si j'ai mal avant de courir ou si j'ai mal en moins de 5 minutes. A moins de 2 mois du marathon, c'est presque comme si je n'avais pas commencé ma prépa. Je dois avouer que je suis un peu perdu :
- Si je m'entraine : je me fais mal, ça peut s'aggraver, et c'est déconseillé par les médecins.
- Si je ne m'entraine pas : je récupère doucement, mais je n'acquière pas de vitesse ou d'endurance pour le MdP.
L'autre jour, un pote (qui n'est pas coureur) me disait "bah, t'arrête tout, les 2 mois qui te restent avant le marathon sont pile poil le temps qu'il te faut pour guérir". C'est complètement fou, évidemment. Du moins, ça en a l'air. Courir le marathon sur des acquis, c'est jouable ? Est-ce que je dois faire un petit footing de temps en temps, ou bien il vaut mieux attendre encore un peu le bon moment pour reprendre un entrainement sérieux ? Je ne sais pas, je suis perdu.
Je ne comprends toujours pas comment mes jambes ont pu me permettre de courir plus vite que jamais la semaine dernière, et me lâcher complètement aujourd'hui. Je pensais bien devoir effectuer une longue pause après le marathon, mais je n'imaginais pas que je cèderai avant.
02 février 2009
15 km de Charenton : Courir sous cape
Petit compte-rendu de ma première course 2009.
C'était donc un 15 km, une distance finalement assez peu courante, bâtarde entre le 10 km et le semi, que je n'avais jamais courue auparavant. Après plusieurs séances d'essai la semaine précédente, j'en était arrivé à la conclusion que je ne pourrais pas effectuer du 15km/h pendant une heure, et mon objectif était donc de 1h03 (sachant que j'avais fait 1h03'35" sur semi). Le calcul était vite fait, je devais boucler chaque kilomètre en 4'10".
Après un petit échauffement avec quelques potes dans le froid mordant, j'ai entrevu Karatekoud, mais nous n'avons eu hélas que le temps que de nous saluer, car l'échéance du départ approchait. Comme il le dit lui-même dans son CR, c'est toujours amusant de mettre un visage sur un pseudo de bloggueur.
Dès les premières foulées, j'ai eu à cœur de faire un bon départ, bien vite, histoire de mettre une petite marge de quelques secondes pour la fin. Je n'ai donc mis que 8 minutes pour parcourir les 2 premiers kilomètres, prenant ainsi 20 secondes d'avance sur mon timing. Ensuite, j'avais pour idée de conserver cette avance, ni plus ni moins, aussi longtemps que possible.
Le parcours n'est pas très beau, malgré une incursion dans le bois de Vincennes, et à de nombreuses reprises il y a des virages très serrés avec des gravillons, des relances qui nuisent franchement à la vitesse. Par contre, les allées et les rues étaient larges et je n'ai pas eu à slalomer ou à me frayer de passage parmi les 1068 concurrents, ce qui est très agréable.
Je courrais donc, concentré sur moi-même, négligeant les ravitaillements (d'ailleurs ce n'était que de l'eau en gobelets je crois). Au kilomètre 10, j'avais toujours mes 20 secondes d'avance, établissant au passage un nouveau record perso sur cette distance en 41'18" (précédent record en 41'41"). Mais une certaine fatigue commençait à se faire sentir. Psychologiquement, j'ai toujours un barrage aux 3/4 de la course (au 15ème kilo d'un semi, au 11ème kilo de ce 15 km). C'est l'effet "mur du 30ème" que connaissent les marathoniens, mais à l'échelle d'une distance moindre. Bref, au kilomètre 12, j'avais complètement perdu mon avance.

Ceci est une photo (inédite) du Trail des Flambeaux. Mais c'est pour vous donner une idée de ce qu'est la CAPe :p
Ce qu'il y a de bien, quand on court déguisé, c'est qu'on bénéficie des encouragements de tout le monde. On ne peut pas dire qu'il y avait beaucoup de spectateurs, mais ma cape fait toujours son petit effet parmi les badauds. Un coureur m'a confié à l'arrivée que je lui avais servi de point de repère. Par contre le vent soufflait parfois assez fort, et je devais gérer les mouvements de la cape (par exemple éviter que je me prenne les pieds dedans). Mais c'est le jeu !
Finalement, 15 km, ce n'est pas si long, et malgré cette faiblesse au 11ème kilomètre, j'ai conservé une allure correcte, terminant ainsi en 1h02'18" (+9" officiel). Record sur 15km. 140ème/1068 soit un ratio record de 13,1%.
Bon, alors, oui, j'ai mérité ma breloque autour du cou, mais quand même ce n'est pas du gros gros record. Ca m'a tout de même mis en confiance et je me demande si je ne vais pas tenter le marathon en 13km/h (ce qui ferait un objectif de 3h15, au lieu de mon objectif de 3h30).
01 février 2009
Gestion du stress d'avant course
Séance 1 : 95min : 8km à 14,4 km/h (soit 4'10"/km) + footing
Séance 2 : compétition : 15km de Charenton (note : je cherche des photos de la compèt. Vous en avez ?)
En attendant de vous pondre le CR de la compèt. de ce dimanche, je vais vous livrer ici quelques astuces pour augmenter votre taux de zenitude le jour J :
Si je devais tout résumer, ça reviendrait à écrire : "Avancer en terres connues".
La semaine précédant la compétition
- Ne faites pas d'excès, et essayez de dormir suffisamment et à heure fixe (pour vous donner une habitude).
- Prévoyez-vous une semaine hyper légère au niveau de l'entrainement. J'ai constaté que chacun avait ses habitudes à ce sujet (certains font un petit footing la veille, d'autres (comme moi) se font une séance à allure compétition en début de semaine).

La CAP est un loisir. Si elle doit empiéter sur votre boulot, il est peut-être temps de faire du yoga ou de la sophrologie.
La veille
- Le dîner de la veille (inévitablement des pâtes) doit être cuisiné comme vous en avez l'habitude. Si vous aimez la convivialité des pasta party géantes, invitez les autres.
- Vos affaires doivent être prêtes dès la veille (pour éviter les
oublis de dernière minute et avoir un sommeil plus serein) : tenue
prévue de A à Z (pensez notamment à la paire de chaussure que vous
choisirez, aux ravitaillements perso), puce attachée aux lacets,
dossard épinglé au t-shirt, chrono en évidence (et ayez un moyen de retenir vos temps de passage clés).
- Dormez dans un endroit silencieux, de préférence dans votre lit, et avec un réveil à pile atomique qui ne tombe jamais en panne (ou avec deux réveils, sinon).
- Pour s'endormir, il y a 3 techniques différentes : Vous pouvez visualiser votre course du lendemain, la bonne ambiance, votre succès ; ou bien vous pouvez penser complètement à autre chose ; ou encore, ruse du fennec des sables, vous prenez un somnifère.

Le stress a ses vertus...
Le jour J
- Le petit dèj du matin doit être léger et énergétique, mais avant tout, vous devez l'avoir testé, si possible juste avant une autre compétition. Il n'y a pas de meilleur petit dèj, chacun a ses habitudes, son rituel magique, son cérémonial de futur finisher.
- Si possible, retrouvez un proche ou un pote qui fait la compèt. avec vous. C'est toujours sympa de rigoler un petit coup, de repérer dans la foule de coureurs les canons qu'on va bientôt s'amuser à suivre, et ça évite de se replier sur des angoisses perso.
- Localisez rapidement le lieu ultra-stratégique que sont les toilettes, communément appelées les chiottes de l'angoisse. Il y a probablement une queue infernale devant, alors anticipez (surtout si vous êtes une femme, c'est toujours plus long).
- Échauffez-vous convenablement (on a coutume de dire que plus la course est courte, plus l'échauffement doit être long) et placez-vous assez tôt dans votre sas (15 minutes avant me parait un bon timing). La foule devrait vous empêcher de vous refroidir, mais si ce n'est pas le cas (peu de participants, ou température d'esquimaux), prévoyez d'enfiler un sac poubelle à l'envers (avec un trou pour la tête quand même, hein) que vous jetterez lors du coup de départ. C'est pas très glamour, mais ça conserve super bien la chaleur.
- Quand vous êtes dans le sas à attendre bêtement, et même avant, souvenez-vous que cette course doit être avant tout un plaisir, souvenez-vous que courir est un geste que vous avez répété des milliers de fois et que rien ne change de d'habitude, sauf que c'est le jour J, c'est à dire qu'en cas de problème il y aura toujours un mec pour vous encourager et vous relancer psychologiquement.
- N'oubliez pas de respirer. Calmement, profondément, par la bouche (c'est détressant parce que le cerveau a un apport en oxygène plus important). La respiration, c'est la vie.
Tout ces petits conseils sont finalement assez superficiels, ils aideront sur le moment, mais vous serez à nouveau confronté au stress lors de la prochaine course. L'idéal serait donc de réfléchir à la cause de ce stress, car après tout, en relativisant, il n'y a rien à perdre : essayer, c'est déjà gagner un peu.
25 janvier 2009
Aïe
Séance 1 : 80min : 8 km (abandon) 5 km à 15 km/h + footing
Séance 2 : 85min : 8 km (abandon) 5 km à 14,5 km/h + footing
Séance 3 : 180min : sortie longue et (très) lente dont 45min avec Fablo de Jogging-Plus. (initialement, j'avais prévu 120min, mais j'étais en bonne compagnie et je me suis un peu lâché ;))
Remarques : Mercredi, pour la première fois depuis trop longtemps j'ai eu du vrai plaisir à courir, car pendant quelques minutes, je n'ai pas eu mal. Ca a été une véritable prise de conscience. "La douleur est le poison de la beauté" proclamait ce cher Will. "Et elle est la compagne du sportif" me permettrais-je d'ajouter. Gardons-nous de conclure par un sophisme absurde.
C'était l'été dernier, je faisais du vélo pour la première fois depuis 4 ou 5 ans. Alors que je m'étonnais d'adopter relativement facilement la bête à deux roues même dans les longues montées siciliennes, un mec me fit remarquer que la course à pied m'avait appris à supporter l'effort, voire à même à accepter la douleur comme quelque chose de normal. Et depuis cet épisode, lorsque j'ai mal en courant, je m'en contente, en me disant que c'est le prix de l'effort, l'effort étant le prix de la progression. Sauf que ça fait depuis le mois de décembre que j'ai une douleur lancinante au tibia (j'avais déjà mal au Trail des Flambeaux). Elle vient quand je cours et s'arrête quand je cesse. J'aurais envie de conclure à une périostite qui hésite à en devenir une pour de bon (parce que j'arrive quand même à courir pendant 1h30, certes en ayant mal, mais je cours).
Conséquence, je relâcherai un peu l'entrainement les deux prochaines semaines (l'autre raison de cet allégement d'entrainement étant que j'ai de la compétition de prévue très bientôt).
Bon, et toi, tu supportes la douleur ? :)
18 janvier 2009
L'âge du capitaine
Séance 1 : 95min : fractionné 10 x 1'30"
Séance 2 : 95min : fractionné 10 x 1'30"
Séance 3 : 115min : sortie longue
Séance 4 : 90min : footing
Remarque(s) : Pendant mes séances sur piste, je me suis retrouvé à courir avec des scolaires. Tu sais ce que c'est, au début tu veux impressionner tout le monde et tu cours comme un dingue genre je suis un ouf laisse-moi passer petit, et quand t'arrives à la fin de la séance, tu galères pour tenir le rythme. Je sais pas comment vous faites pour courir en groupe !
En voyant ces collégiens, j'en suis venu à me poser la question de l'âge idéal pour courir. Le record du monde sur marathon a été obtenu par un type de 35ans. En ultra (distances supérieures à un marathon), le vainqueur de l'UTMB 2008 est un épatant gamin de 20ans. Les trois précédentes éditions avaient été remportées par un respectable vieillard de 65ans. Allez comprendre... Enfin, tout le monde s'accorde à penser que l'âge idéal pour la course à pied, ce serait la trentaine, le temps d'arriver à 20ans pour se demander ce qu'on fout là, puis de s'entrainer une dizaine d'années.
Bref, du moment que t'as moins de 40ans, c'est bon. Mais si t'as plus, rassure-toi, c'est bon aussi, c'est juste que tu passes dans la catégorie des Vétérans. Histoire qu'on puisse dire "tu cours vite pour ton âge !"
Pour conclure, j'ai l'impression qu'on se fout un peu de ma gueule. Donc, s'il n'y a qu'une chose à retenir, c'est qu'il n'y a pas d'âge pour courir / se faire plaisir !
11 janvier 2009
chaussures vs neige
Séance 1 : 90min : fractionné 8 x 1'30"
Séance 2 : 100min : footing (de nuit)
Séance 3 : 95min : fractionné 10 x 1'30"
Séance 4 : 105min : sortie longue
Remarque(s) : Une drôle de semaine ! Je me suis presque cru à un trail blanc... mais fractionner dans la neige, ça reste un sacré challenge, même avec mes nouvelles Adidas Supernova Glide (que Manu et la Team Adidas m'ont fait découvrir, et que Vincent a testé pour vous en compétition). A propos de ces chaussures, leur amorti est très bon, mais je me trouve trop serré à l'avant du pied. Les Supernova sont, je pense, idéales pour des universels >75kg, à l'entrainement. La neige est au coureur ce qu'est la terre au skieur, sauf que c'est le contraire : tout le problème est de glisser ou non. Bref, j'ai opté à la fin de la semaine pour des Asics Trabuco qui accrochent un peu plus - et qui sont désormais officiellement mes chaussures de trail. De quoi apprécier courir sur la neige et tenir l'allure du plan, par exemple sur le parcours de Fablo !