Et oui, tu as bien lu : non seulement j'arrête d'écrire dans ce blog, mais surtout je stoppe toute activité liée à la course à pied. Et en plus ça fait très théâtral comme titre de billet, j'adore ça. Alors avant que tu ne songes à argumenter pour me convaincre que je fais fausse route, avant même que tu ne te saisisse de tes lacets de runnings pour me fouter, je m'en vais te compter les 4 bonnes raisons qui me poussent à arrêter la course à pied :

1 - Les blessures
Pour autant que je me souvienne, en 2 ans de course à pied, j'ai été blessé au moins 50% du temps. Au début c'est rigolo,, tu te dis que t'es un super guerrier-qui-peut-tout-endurer-wouhaou-comme-je-me-la-pète, mais finalement, courir avec une périostite, ce n'est plus si drôle. Peut-être que j'ai un corps pas trop balèze, peut-être surtout que je m'entraine n'importe comment, et trop : si c'était possible, je me serais bien entrainé une heure par jour, mais il ne faut pas, tu comprends, ton corps n'aime pas ça. Franchement, c'est quoi cette passion en mousse que tu ne dois pas pratiquer tous les jours ? Et puis les blessures physiques entrainent une baisse du moral, et ça c'est pas cool.

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- Mon mari veut que je le prenne en photo pendant sa course.
- Ça va pas être facile, il y a beaucoup de coureurs !
- Oui mais il est prévoyant: pour que je puisse bien le voir, il a mis un t-shirt rouge.

2 - Le temps d'entrainement
Bon, ça prend quoi ? Entre 5 et 7 heures par semaine ? Ça n'a pas l'air si chronophage que ça ! Oui, sauf qu'il faut ajouter les compétitions qui sont systématiquement à l'aube le dimanche matin (c'est du masochisme à l'état pur), le temps d'écrire de temps en temps dans ce blog (et l'air de rien, je pèse mes mots donc ça me prend presque plus de temps que la course elle-même), bref autant de moments que j'aimerai consacrer à autre chose. Car tu sais ce qu'il en est : on est tous overbookés du lever au coucher, et tout instant est bon à prendre. Et encore, je n'ai pas subi le rythme effréné d'une prépa marathon digne de ce nom.

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Si un jour je décide de me remettre à la course à pied sérieusement, ce sera pour faire du trail.

3 - Les résultats longs à venir
Je suis quelqu'un de passionné : quand je fais quelque chose, c'est pour le faire à fond, à 100%, jusqu'à obtenir le résultat souhaité. En course à pied, la plus grande vertu à avoir, juste après la persévérance, c'est la patience. Autant, je peux tomber 1000 fois et me relever, autant savoir qu'il me faudrait 10 ans d'entrainement supplémentaire pour obtenir un temps prestigieux au marathon, ça me rend dingue. Il y a des gens qui en sont capables, bravo à eux, mais ce n'est pas mon cas. J'ai couru un semi-marathon en moins d'1h30, et un marathon en moins de 4h. Quel défi pourrais-je relever maintenant ? 1h20 au semi ? 3h30 au marathon ? une course d'ultra (genre Saintélyon) ? Pour relever un défi pareil, je ne suis pas de taille, il me faudrait des années, et je n'ai pas la patience qu'il faut pour ça.

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4 - D'autres projets
La vie n'est pas qu'une suite de sorties runnings aux pieds et dossard au bide. J'irai même jusqu'à oser affirmer qu'il y a une vie au-delà du kilomètre 42. Si, si ! La course à pied au sens large est très probablement mon sport préféré, mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir de nombreux autres centres d'intérêts. Je ne parle même pas de la vie sociale que chacun a, la gestion des amis et de la famille à caser entre deux entrainements. Non, je veux parler des mille et une autres passions qui m'animent : j'adore lire de la fantasy, en écrire, jouer de la musique et apprendre de nouveaux instruments, programmer des petits jeux en flash, jouer à des jeux vidéo, jouer aux échecs, peindre, voyager, etc. et une foule d'activités dans lesquelles j'aimerai m'investir autant que je me suis investi dans la course à pied ces deux dernières années. Le monde est si vaste ! Je ne peux me cantonner à une seule spécialité.

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Ça ne signifie pas que je vais cesser définitivement la course à pied. J'ai des t-shirt de compétition plein mes armoires, maintenant, qui sont là pour me rappeler que j'étais un coureur. Il y a le semi de Nancy, aussi : j'ai participé à toutes ses éditions, ce sera difficile de renoncer à cette balade annuelle, même si je le ferai en touriste. Et puis on entre dans la belle saison, où un rayon de soleil dans la forêt n'est rien d'autre qu'un gigantesque appel à prendre ses runnings pour courir quelques foulées. Mais je n'ai jamais été complètement accro, et je n'aurai aucun mal à redevenir le joggeur du dimanche que j'étais il y a 2 ans. Et puis, j'ai toujours la possibilité de revenir à la course à pied dans quelques années.
En attendant, d'autres défis m'attendent !

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Je voudrais remercier ici mes lecteurs qui m'ont soutenu tout au long de ces 2 années, et en particulier certains commentateurs qui ont été -plus ou moins sans le savoir- une formidable source de persévérance, notamment à mes débuts. Parmi eux se trouve l'humble Ludo, le passionné Karatekoud, la créative Zoopy, la malicieuse Chantal, la sémillante Moogly (et là je me rends compte que j'ai mis le doigt dans un engrenage dangereux et que je vais devoir citer environ 12548 personnes...), le mystérieux [écris ton pseudo ici], et tous les autres qui se reconnaitront. Merci à vous ! Que vos défis soient relevés avec aisance !

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