Hello les p'tits loups, c'est la minute exclusive en direct des Mad studios ! Pour ceux qui n'ont pas encore accroché les wagons et qui désirent capter le concept, n'hésitez pas à aller parcourir le billet d'hier.
L'entraînement reprend avec du grand n'importe quoi. Non ce n'est pas une course poursuite avec Bozo le Clown, non ce n'est pas un concours de qui-peut-faire-le-plus-de-lumière-avec-la-dynamo-de-son-vélo, non, non, et non ! C'est du n'importe quoi, mais du n'importe quoi sérieux, de l'entraînement que tout coureur professionnel vous jurera, sans rire, qu'il est super méga top bien. Aujourd'hui, je fais du fractionné.

A la lecture de ce dernier mot, tous les runners qui passent ici vont s'insurger en s'écriant haut et fort que le fractionné, ce n'est pas n'importe quoi, sacrebleu, c'est même sans doute le plus important, et on ne devrait pas le faire à la légère, sinon on ne sera jamais un grand manitou du running de compétition. Je m'expliquerais en fin de billet sur ce sujet.
Quant aux non-runners, ils s'en foutent complètement, tout simplement parce qu'ils ignorent tout de ce qu'est le fractionné. Comme ces pauvres hères ne possèdent pas cette connaissance pourtant des plus essentielles à la survie de l'écosystème du Sud de l'île de Pâques, je vais m'empresser de combler cette lacune par une explication aussi brève que concise :

1- Echauffez-vous, parce que ce qui vous attend, c'est quand même assez violent ;
2 - Courez rapidement (quasiment le plus vite possible) en accélérant progressivement, jusqu'au point ou votre palpitant menace de déclarer une grève sans préavis. Cette phase doit durer 500 mètres (ou 2 minutes si vous ignorez la distance parcourue) ;
3 - Effectuez une récupération dite "active" en... courant. Mais moins vite, sinon c'est la civière. Idéalement, cette régénération devrait durer 500 mètres (ou 2 minutes, vous avez bien compris).
4 - S'il vous êtes toujours vivant, allez à l'étape 2.

piste_banane
La banane est l'un des aliments fétiche des runners.

Dans le milieu pas si fermé que ça (ils ont dû laisser la porte ouverte) des runners, la grande majorité estime tout à la fois que le fractionné est primordial et qu'il est aussi épuisant et lourdingue. Mais l'idée ô combien stupide qui dit qu'"il faut se faire du mal pour être rapide/beau/intelligent/riche" (rayez les mentions inutiles) persiste et il en est encore pour voir dans la souffrance le signe d'un bon travail.
Au diable cette tyrannie de la douleur ! Et quoi ? Ne peut-on se faire plaisir et devenir efficace à la fois ? Est-ce que vraiment risquer l'arrêt cardiaque tous les kilomètres est une idée constructive ? Est-ce que le corps du coureur raisonne scientifiquement à coup de 500 mètres (ou la distance que vous voudrez) ? Est-ce que les pélicans peuvent s'enrhumer ?
Je n'en crois pas un mot, non monsieur, pas un seul ! Alors je suis bien gentil pour le moment, je fais ce qui est pseudo-conseillé, mais un jour j'en aurai marre, la soupape de sécurité va péter, et j'arrêterai la torture. Je trouverai une alternative (le fartlek pour ne pas le nommer).

Bon, désolé tout le monde, mais des fois ça fait du bien de balancer son coup de gueule.
Pour me faire pardonner, voici 3 petites images...

voiture
" Hey ! Mais puisqu'on vous dit que la voiture ça va plus vite ! En plus y'a Robert qui imite un crapaud sur le toit !"

lunettes_gobelet
"Je le prends dans quelle main ? J'le prends dans quelle main ??!"

robocop
En son temps, Robocop pouvait courir un 10km en 78 heures et 23 minutes.
Cela lui valu l'admiration de nombreux fans en sandalettes.